13

TXCOM, impression thermique et boulangerie

by


Certaines analyses me mettent dans un grand état d’excitation. Parfois, j’ai le sentiment d’avoir sous les yeux la pépite. Celle dont le prix semble être très inférieur à la valeur et, surtout, avec une certitude quasi absolue. Ce sentiment, je ne l’ai eu que quelques fois : avec Cofidur en 2013, puis Powerfilm en 2014, et enfin Gaumont en 2017. Aujourd’hui, TXCOM me permet de retrouver cette excitation. Le titre décote sur le patrimoine, mais en plus la société gagne assez d’argent pour que je puisse attendre une revalorisation tout en m’enrichissant en même temps.

Présentation

Cette société est spécialisée dans 5 domaines :

  1. L’impression thermique (modules d’impression et imprimantes) avec comme clients des acteurs des transports, de la loterie et des pompes à essence. C’est la machine à cash du groupe. C’est la filiale Axiohm.
  2. Les solutions d’identification automatique (lecture de codes barres). C’est l’activité historique, TXCOM.
  3. La traçabilité, avec la RFID (Tags RFID pour l’industrie, notamment aéronautique). Filiale Maintag.
  4. La sécurité magasins (portiques antivols et consommables). Filiale Deal-Tag.
  5. Les verins rotatifs et électrovannes. Filiale DS Dynatec.

▣ Bilan

Je retraite le bilan à fin décembre 2018 sur deux postes. Le prix approximatif de l’immobilier est connu par le lease-back réalisé en 2010 (cf. plus loin), c’est donc ce prix (4 M€) que je considère. D’autre part, la société a recourt à l’affacturage pour un encourt moyen de 900 k€. Ceci consiste à faire porter et assurer ses créances clients par un intermédiaire. J’ajoute donc cette somme aux créances clients et aux dettes financières court-terme. Enfin, je retranche le dividende à la trésorerie car il a été détaché en juillet. Ceci donne :

  • Cours actuel = 6,0 €
  • Nombre d’actions = 1,23 M
  • Capitalisation = 7,4 M€
  • Dividende pour 2018 (versé en 2019) = 0,30 €/action
  • Immobilier (opérationnel) = 4 M€
  • BFR = 1,3 M€
  • Trésorerie = 6,4 M€
  • Dettes financières (lease-back restant + affacturage) = 2,7 M€
  • Dettes non financières = 1,8 M€
  • Cash net = 3,7 M€
  • EV = 3,7 M€
  • Actifs = 11,0 M€
  • Fonds propres = 7,4 M€
  • Rendement = 5 %.

Le cours est donc couvert à 50 % par la trésorerie nette, à 54 % par l’immobilier, plus 18 % de BFR. A noter que le BFR normal est celui de 2018 ; celui de 2017 était anormalement haut du fait d’un problème avec un fournisseur.

Compte de résultat et flux de trésorerie

En plus d’un bilan en béton, nous avons des bons résultats :

  • CA = 9,8 M€ 
  • EBITDA = 1,7 M€
  • REX = 1,2 M€
  • RN = 0,9 M€
  • FCF (hors dBFR) = 1,4 M€.

Ce qui donne quelques ratios hors du commun :

  • EV/EBITDA = 2,2
  • EV/EBIT = 3,1
  • EV/FCF = 2,6
  • EV/RN = 4,1
  • P/FCF = 5,3
  • P/E = 8,2.

Valorisation

Suivant mes ratios “habituels”, on obtient les valorisations suivantes par action :

  • Trésorerie nette par action = 3,0 €
  • Valeur liquidative(1) = 5,9 €
  • Valeur (EV/EBITDA = 4) = 8,5 €
  • Valeur (EV/FCF = 5) = 8,7 €
  • Valeur (EV/RN = 8) = 8,9 €
  • Valeur (P/FCF = 7) = 8,0 €.

Le potentiel n’est pas exceptionnel, mais il faut considérer que le bilan est en béton, et que les ratios adoptés dans mes valorisations sont prudents.

On peut aussi craindre que l’année 2018 était exceptionnelle et examiner les valorisations qu’on trouverait avec les chiffres de 2017 (EBITDA = 1,4 M€, FCF = 0,9 M€, RN =0,5 M€) :

  • Valeur (EV/EBITDA = 4) = 7,6 €
  • Valeur (EV/FCF = 5) = 6,7 €
  • Valeur (EV/RN = 8) = 6,3 €
  • Valeur (P/FCF = 7) = 5,1 €.

Le titre est suivi par Genesta depuis plusieurs années. Leurs dernières valorisations étaient de 10,50 € (octobre 2018) puis 8,8 € aujourd’hui (mai 2019). La baisse est justifiée par Genesta par des perspectives de CA moins encourageantes (compensées par une amélioration de la rentabilité), et surtout des perspectives de marché moins bonnes, jouant à la fois sur la prime de risque et sur la valorisation des comparables.

L’intérieur de TXCOM

Passons maintenant à tous les petits détails qui n’en sont pas.

La société est acquise en 2006 par Philippe Clavery, le PDG, et actionnaire majoritaire avec 70,4 % du capital. Celui-ci a une double formation et une double compétence, d’ingénieur et de financier.

En 2008, la société lève 2 M€ auprès des maisons de gestion Turenne et Promelys. L’année suivante elle s’introduit sur le marché libre et acquière Axiohm. En 2010, ce sont 1 M€ qui sont levés auprès de Alto, et le titre est transféré sur Alternext.

En 2010, la société réalise un lease-back de l’immobilier pour sortir 4 M€ de cash car le but est d’être en permanence en veille active pour racheter des sociétés à la barre du tribunal (avec l’avantage d’un prix à la casse et zéro passif). Cela fait partie de l’ADN de la société de grossir avec ces achats à prix imbattable. Pour son PDG, acheter à la barre c’est quelque chose de normal. En 2015, c’est DealTag et MainTag qui sont achetés, et en 2017 c’est DS Dynatec.

La trésorerie est abondante et est conservée dans l’objectif de nouvelles acquisitions, éventuellement plus grosses. C’est en partie pour cela que la société ne rachète pas d’action.

Le siège du Plessy Robinson est sous-occupé : il y a donc de la marge pour croitre.

Il n’y a pas de couverture de change : la trésorerie en dollar reste en dollar, c’est d’autant plus malin que les placements en dollar rapportent plus qu’en euro.

On note un effort de visibilité auprès des investisseurs depuis quelques années, avec notamment des réunions quasi annuelles.

D’un point de vue opérationnel, il y a une grosse récurrence et des synergies. Le bureau d’étude est centralisé dans le groupe. Il y a une forte implantation internationale : 2/3 du CA y est réalisé. La croissance du CA est en moyenne de 10 % ces trois dernières années. Le REX et le RN sont quasi constants.

Le dividende de 2013 à 2017 a été respectivement de 0,08 €, 0,24 €, 0,24 €, 0,24 €, 0,16 €. Il vient d’augmenter nettement, pour passer à 0,30 €, ce qui offre un rendement du dividende de plus de 5 %.

De 2013 à 2018, la trésorerie nette est passée de 1,5 à 4,1 M€, ce qui représente une augmentation de 2,1 €/action, auxquels on peut ajouter 0,96 € de dividendes. Par rapport au prix actuel de l’action, cela correspond à un rendement moyen de l’investissement de 9,1 % par an.

Il y a tout de même un point négatif sur ce dossier : le futur des imprimantes peut poser question à l’heure de la dématérialisation. M. Clavery ne voit pas la fin des imprimantes dans un futur de moyen terme, mais de plus en plus de commerces proposent, par exemple, l’envoi de factures par mail.

Cotation

TXCOM cote sur l’ex Alternext Placement Privé, un marché maintenant quasiment accessible à tous (voir explication ici). Il sera tout de même sorti du placement privé bientôt pour intégrer le régime général.

Le titre cote au double fixing de 11 h 30 et 16 h 30. Des phases de Trading at Last (TAL), périodes donnant lieu à des transactions dont les cours sont égaux au cours du dernier fixing, suivent les fixings. Ainsi, seuls les ordres avec une limite égale au cours du dernier fixing sont acceptés pendant ces phases. Pour le titre TXCOM, les phases de TAL sont les suivantes : de 11 h 30 à 15 h puis de 16 h 30 à 17 h 30. Pendant les phases de TAL, les ordres au marché ou les ordres dont la limite diffère du dernier cours seront rejetés.

Le titre est peu liquide. Il est souvent préférable de ne placer que des ordres à cours limité.

Nouvelles importantes de dernière minute

En juin, TXCOM a acquis, à la barre du tribunal (c’est-à-dire à petit prix), BCR et STAF, des sociétés fabricant du matériel pour les boulangeries artisanales. Ce qui est intéressant dans cette acquisition, c’est que :

  • Ces sociétés étaient encore en bonne forme il y a deux ans, avant que des repreneurs réussissent à la couler.
  • Le CA généré était, il y a deux ans, de 5 M€, soit un potentiel (et théorique) +50 % sur le CA de TXCOM.
  • Il y a des synergies possibles, notamment au niveau du bureau d’étude et de la qualité client.

En juillet, TXCOM a acquis les sociétés AVMA et NAFTIS. LA première vend les produits de BCR et STAF, alors que la seconde est une société de mécanique dans le secteur pétrolier, avec là encore des synergies possibles.

Le CA consolidé de ces quatre sociétés pourrait avoisiner les 7 M€. On passerait donc de 9,7 à 16 M€ de CA. Une règle de trois nous amène à une valorisation très approximative de plus de 11 € par action. La nouvelle estimation de Genesta est à 13,5 €.

Bref, ce sont de très bonnes nouvelles. Reste à voir si le redressement et l’intégration se passeront bien.

Conclusion

Nous voilà avec un titre qui possède toutes les caractéristiques de l’investissement parfait : une décote importante, des bénéfices, de la croissance, un management avec un bon historique de reprise d’entreprises et de création de valeur, l’impression qu’il n’y a pas de grosse zone d’ombre que l’on aurait manquée.

C’est la raison pour laquelle, après plusieurs aller-retours, j’en ai pour environ 10 % de mon portefeuille aujourd’hui.

Mes remerciements au copain, fouineur de pépite, qui m’a indiqué celle-ci.

JL – juillet-septembre 2019.

  1.  Valeur liquidative = trésorerie + 1 x clients + 0,3 x stocks + 0,7 x PPE – dettes totales.

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

1

L’investissement value II

by

Sur le forum de l’IH, Denis, alias Larbinator, a publié un texte sur l’investissement value qui résume très bien l’idée. Il a gentiment accepté de le publier ici et je l’en remercie. (1) Bonne lecture. 

▣ Prescription de Maître Larbi à un jeune padawan

Si vous avez 500 € de disponible ouvrez un compte, puis un PEA et un PEA-PME chez un courtier en ligne et placez votre argent en direct sur cinq titres (actions) que vous sélectionnerez.

Le PEA-PME c’est juste pour prendre date fiscalement. Vous ne l’utiliserez que quand vous aurez rempli votre PEA soit quand même 150 000 € de versements. En attendant, vous ne versez que 10 € sur le PEA-PME et vous laissez vieillir sans acheter d’actions.

Les actions que vous aurez choisies sur votre PEA seront probablement de bons investissement, mais ce sera surtout une expérience très éducative pour votre futur d’investisseur.

Écoutez bien ces conseils. Ce que je vais vous dire n’est même pas enseigné dans les universités et écoles de commerce.

D’abord, ce qu’il faut comprendre c’est :

▣ La théorie de l’investissement « dans la valeur »

Développée par Benjamin Graham au début des années 30, cette théorie stipule que « l’investisseur intelligent» peut trouver des disparités entre :

  • la valeur théorique de l’investissement (déterminée par une analyse fondamentale),
  • son prix sur le marché (le cours de bourse).

Le principe de l’investissement value est d’acheter avec un billet de 50 €, un actif qui vaut en réalité au moins 100 €.

Cette philosophie d’investissement vous donne une marge de sécurité, ce qui diminue votre risque.

▣ Le PER (2) : Price Earning Ratio 

C’est un indice de cherté d’un actif. Plus le PER est élevé plus l’actif est cher.

Le PER se calcule de la manière suivante :

PER = ( cours d’une action x nb d’actions émises) / bénéfice de la société.

Un PER de 10 est bon. Même si le bénéfices n’augmentent pas vous pouvez espérer un rendement moyen de 10 %/an . Avec un PER de 20 le rendement prospectif ne serait que 5 %/an.

▣ Fuir toute spéculation

La spéculation, c’est acheter non pas « à la valeur » mais sans se préoccuper de la valeur réelle juste sur l’intuition que le cours de l’actif va monter.

« This is bad attitude » pratiquer la spéculation, c’est sombrer du coté obscur de la force.

Si vous avez compris, vous fuirez, bien sur, comme la peste les crypto-monnaies car elles n’ont pratiquement aucune valeur intrinsèque.

Vous avez certainement compris que je déconseille tout type de trading, spéculation à court terme et même analyse technique (l’idée de pouvoir lire l’avenir d’un titre dans sa courbe). Je conseille d’investir sur le long terme, de bien sélectionner ses titres à l’achat et dormir sur ses deux oreilles.

« Octobre est un des plus mauvais mois pour jouer en Bourse. Les autres sont : juillet, janvier, septembre, avril, novembre, mai, mars, juin, décembre, août et février. »
—Mark Twain

▣ Développer un esprit contrarien

Etre contrarien c’est fuir toutes les modes, ne pas être un mouton, prêt à être tondu.

Ne pas investir par exemple dans Netflix qui se paye en terme de prix 142 Md$, et en terme de valeur se paye 128 x ses bénéfices. Si Netflix se paye à sa juste valeur, on peut espérer, au rythme actuel, que dans 128 ans, la valeur de l’investissement aura doublée. On peut donc espérer pendant les 128 prochaines années, un rendement annuel de l’investissement de 0,5 %/an. Ça vous tente ? Dans ce cas vous n’avez rien compris et mieux vaut tout de suite aller jouer vos 500 € à quitte ou double, à la roulette au casino. C’est moins risqué pour vous.

Etre contrarien, c’est investir sur des business ennuyeux comme l’action Renault qui se paye actuellement avec un PER de 5 et vaut au moins le double. Acheter avec 50 € une valeur de 100 €.

« Be Fearful When Others Are Greedy and Greedy When Others Are Fearful »
― Warren Buffett

▣ Ne pas craindre les marchés baissiers et être toujours investi à 100 %

Vous aurez peut-être la chance de connaître de votre vivant un krach boursier. Vous verrez, c’est beau comme un feu d’artifice. Au cœur d’une crise financière, c’est la panique. Des actifs de qualité se bradent à des prix délirants. Les acteurs qui ont spéculé avec effet de levier tentent à tout prix de se déleverager. C’est pour eux une question de vie ou de mort (sinon banqueroute).

Mais, les acheteurs boudent et les prix sont de jours en jours toujours plus bas. Pourtant la valeur des actifs n’a guère changé. Ce qui a changé, c’est juste leur prix. Tout le monde veut vendre, et c’est la bousculade au portillon. Pour chaque actif vendu, chaque jour, chaque heure, chaque minute, il faut aussi un acheteur et l’ajustement se fait par le prix.

L’arbre est secoué, la plupart des fruits tombent à terre. Il suffit de se baisser pour mettre dans son panier les moins gâtés, voire les plus beaux.

« Un marché baissier ne vous rend pas visite sur rendez-vous en sonnant à votre porte. Il s’introduit comme un voleur dans la nuit, par la porte de service, alors que vous dormez du sommeil du juste. »
—Joseph Granville

▣ Conclusion

Au bout d’une vingtaine d’années de versement réguliers et par le jeu magique des intérêts composés, vous aurez fait « boule de neige ». Votre PEA sera alors très conséquent. Vous pourrez vous relâcher un peu, mais je vous conseille de rester focus sur l’investissement en bourse pour transmettre capital et savoir boursier de Jedi à votre progéniture.

Signé : Maître Larbi.

PS : Si vous n’avez que 20 € de disponible, ouvrez quand même PEA et PEA-PME ( cette fois chez votre banquier habituel ) et laissez vieillir. Vous pourrez ensuite les transférer chez un courtier en ligne. Cette fois encore, c’est juste pour prendre date fiscalement.

« May the Force be with you, always. »
—Han Solo

Larbinator – 4 août 2019.

  1. Quant à l’oeuvre d’art, c’est mon choix : il s’agit d’une des multiples oeuvres de la Demeure du Chaos. Hauteur ~2 m. JL.
  2. A la place du PER, ou P/E, j’utilise plutôt les P/FCF ou EV/EBITDA mais l’idée est la même. JL.

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

13

Reporting mai-juin 2019

by

Les frères Lumière possédaient une très belle résidence secondaire dans la ville d’Évian, sur les bords du lac, à coté des thermes. De nos jours, cette maison que l’on nomme Villa Lumière héberge l’Hôtel de ville, et l’on a donné le nom de Palais Lumière aux anciens thermes. Ce Palais héberge la magnifique bibliothèque municipale et un centre d’expositions artistiques. L’exposition Derniers impressionnistes, le temps de l’intimité, rassemblait quelques 250 oeuvres, peintures et dessins, et a pris fin début juin. Si vous voulez la voir pendant vos vacances, elle se tiendra au cours de l’été 2019 au Musée des Beaux-Arts et au Musée Départemental Breton de Quimper. Son affiche reprenait l’extrait ci-contre du tableau “Au bord de la Manche” (vers 1924) de René-Xavier Prinet (1861-1946).

J’en profite pour souhaiter un bon été à tous.

Dans leur dernière Lettre mensuelle, les Daubasses ont écrit un édito sur la stratégie à adopter face à une sous-performance de plusieurs mois. Et c’est effectivement ce qui m’arrive depuis presqu’un an. Pas qu’à moi d’ailleurs, mais plutôt à pas mal d’investisseurs en small caps françaises. Faut-il abandonner la stratégie pour autant ? Non, car une performance à court terme ne doit ni flatter notre ego, ni nous faire peur. Seules plusieurs années de contre-performance peuvent nous faire changer de stratégie, de même que plusieurs années de sur-performance peuvent au contraire la conforter. Après 7 années de portefeuille, je peux maintenant commencer à penser que la stratégie que j’ai adoptée fonctionne à peu près. Ces 7 années m’ont aussi permis d’observer que j’avais un avantage sur le marché français par rapport au marché US. Il y a bien sûr des corrections, des ajustements, et des apprentissages à faire. Peut-être les avez-vous observés tout au long des articles. C’est en tout cas ce que j’essaye de partager.

Nouvelles du portefeuille et des sociétés

  • Cofidur. J’ai publié un nouvel article sur le groupe et ai racheté quelques actions autour de 300 €.
  • Batla minerals. Cette société a fait aussi l’objet d’un article. J’en ai acheté pour environ 2 % de mon portefeuille.
  • TXCOM. Je peux enfin dévoiler cette valeur que je vous avais promis : l’achat de la (grosse) ligne est terminé. Je publierai un article très bientôt. Gaumont a été l’affaire de l’année 2017 (pour mon portefeuille, s’entend). En 2019, c’est TXCOM.
  • Thalassa. Vente du reste de la ligne pour acheter du TXCOM. +100 % en 4 ans. C’est une bonne holding sur laquelle je pourrais revenir à l’occasion. L’OPA de Thalassa sur LSR a échoué. En juin, LSR, après proposition de Thalassa, va effectuer une OPRA sur ses titres au prix de 31,5 p. Thalassa s’est engagé à ne pas participer.
  • Vente d’un certain nombre de petites lignes, que je ne maitrisais pas vraiment. De plus, je voulais simplifier mon portefeuille et faire un peu de cash pour TXCOM. Vente de U10 (-55 % en 1,5 ans), Media 6 (-20 % en 1 an), Axa Property Trust (ex-daubasse, difficile de savoir si et combien j’ai gagné, il y a eu trop de mouvements), Global Energy Development, devenu Nautilus Marine PLC, (vendu 1,1 p, sortie de cote prévue fin juin, le plus gros gadin du blog, -97 % en 2 ans), Groupe Partouche (-25 % en 1 an). Pour cette dernière société, j’avais misé sur le fait que sa valorisation était très inférieure à la valeur des actifs (des hôtels, casinos etc). Le problème est que ces actifs sont opérationnels donc non vendables, et que leur exploitation n’est pas très rentable. Dernière ligne vendue, Estoril Sol, société de jeux au Portugal, un des achats que je n’avais pas dévoilé (c’est un ami qui me l’avait indiquée). J’ai du mal à suivre cette société située à l’étranger, avec des rapports de 200 pages. Et nous avons découvert que le prix du renouvellement de la licence est assez élevé. Même si, à vrai dire, c’est toujours assez peu cher. +17 % en 6 mois (mon PRU était de 9 €). 
  • Powerfilm. La société m’a envoyé le rapport 2018. Voir l’article, à la suite duquel j’ai mis le rapport à disposition et ai posté une petite mise à jour. Les résultats restent mauvais mais un peu moins que l’année précédente et devraient, selon la direction, encore s’améliorer.
  • Gaumont. Le 50 des Champs Elysées, partie magasin, est loué à Lacoste pour 4,8 M€. Voir la mise à jour à la suite de l’article.
  • J’ai emprunté 50 k€ sur 5 ans à 2,4 %/an via un prêt personnel afin de les placer en actions.

▣ Performance et gains

Des portefeuilles en demi-teinte par rapport aux indices, depuis le début de l’année : +5,55 % (PEA), +9,53 % (CTO), -4,73 % (Lynx), +7,02 % (Global).

Bilan détaillé :

Tous les 6 mois, je regarde les gains mensuels absolus du portefeuille afin de me persuader que le travail fourni est rentable. Je calcule la valeur gagnée en moyenne par mois par mes portefeuilles au cours du temps : c’est la valeur totale gagnée par mes portefeuilles jusqu’à un instant, divisée par le nombre de mois écoulés jusqu’à cet instant (précisions ici). Voilà ce que ça donne aujourd’hui :

Clairement, ce n’est pas le meilleur moment du portefeuille.

 

▣ Composition du portefeuille

La composition du portefeuille au 30 juin est la suivante.

Portefeuille global  
Gaumont 29,02 %
TXCOM 23,43 %
Cofidur 4,99 %
PowerFilm Inc. – Délisté 2,60 %
Batla minerals 1,95 %
IDS 1,13 %
Prodware 0,90 %
Groupe Vial – Delisté 0,19 %
Corridor Resources 0,06 %
Sears holdings, actions et options 0,00 %
Non dévoilées (daubasses etc) 5 lignes 25,04 %
Total (15 lignes) 93,42 %
Liquidités 6,58 %

 

A part quelques résidus, j’ai enfin réussi à diminuer mon nombre de lignes jusqu’à un nombre qui me plait. Une autre chose que j’aime bien dans ce portefeuille, c’est qu’il me semble peu corrélé au marché.

▣ Nouvelles du blog et autres

Deux articles d’analyse pendant ce bimestre : J’ai publié un article sur Batla minerals et un nouvel article sur Cofidur.

Le blog a été interrompu plusieurs jours à cause d’un bug, probablement dans une extension, MailPress. Ce fût une vraie galère pour trouver le remède et de tout réparer. A savoir : passer par du FTP via Fillezilla peut aider beaucoup. Les jours suivants c’est LaTeX qui m’a fait des misères ; l’extention WP QuickLaTeX a tout arrangé, elle semble vraiment pratique.

Ci-contre, un autre détail du tableau de René-Xavier Prinet.

Bon été.

JL – 1er juillet 2019.

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

2

Cofidur IV : L’Héritage

by

C’est en 2013 qu’avec Boris nous avons découvert Cofidur. Dans l’article Cofidur, l’action parfaite ?, j’expliquais en quoi cette société semblait être une très bonne affaire boursière, à l’époque à un PRU de 193 € (prix retraité du regroupement d’actions 1 pour 200). Quelques mois plus tard, le prix a atteint 560 € puis est rapidement retombé autour de 400 €. Attendant au moins 600 €, je ne m’étais pas allégé ; ce fut une de mes nombreuses erreurs boursières. Une année après, suite à des résultats mi-figue mi-raisin, j’écrivais Cofidur II, l’action presque parfaite ?

Que s’est-il passé depuis, ou en sommes-nous ? Faisons un bilan des dernières années, puis tentons une valorisation.Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

3

Batla minerals, des diamants bon marché

by

Nous voilà revenus dans le deep value : une société avec un business qui fait peur mais un trésor très faiblement valorisé en bourse.

Batla minerals S.A. est une société française d’investissement spécialisée dans la détention de titres miniers. Elle est cotée sur Euronext Access Paris (ex-Marché Libre) depuis mai 2007, au double fixing de 11 h 30 et 16 h 30. Batla concentre son activité sur l’Afrique australe où ses activités sont réparties en 3 branches principales :

  • minéraux précieux : le diamant,
  • ressources énergétiques : l’uranium,
  • métaux communs et de transition : tungstène, molybdène, et terres rares.

Bien que basée non loin de Montpellier, ses principaux dirigeants semblent être d’origine hollandaise. Son principal actionnaire est d’ailleurs hollandais :Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

1

Reporting janvier-avril 2019

by

Après 6 ans et demi de publication d’œuvres d’art sur le blog, une nouvelle, entendue sur Arte, me pousse à parler d’un sujet qui me tient à coeur depuis bien longtemps : la défense des droits humains. Mi-mars, j’entendais que le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov était toujours détenu par le pouvoir russe, depuis 5 ans, actuellement dans une prison du nord de la Sibérie. Il est accusé de “préparation d’actes de terrorisme” ; en réalité, il est détenu arbitrairement pour s’être opposé à l’annexion de la Crimée par la Russie. Si vous souhaitez plus de renseignements, ou signer la pétition pour le faire libérer, c’est sur le site d’Amnesty International.

Nouvelles du portefeuille et des sociétés

Assez peu de mouvements de portefeuille pendant le quadrimestre. C’est en partie la raison pour laquelle je n’ai pas fait de reporting plus tôt.Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

5

IDS, la géographie rentable

by

La société dont je veux vous parler aujourd’hui est IDS (Institut de Développement Social). Elle est spécialisée dans l’acquisition, la production et le traitement de l’information géographique. Elle est organisée autour de 3 pôles :

  • Études : assistance à implantations ou déplacements de canalisations.
  • Géodétection : localisation et cartographie de réseaux enterrés.
  • Expertise cartographique : analyse, production, contrôle et optimisation des données cartographiques.

Elle compte actuellement 67 employés.

Après des problèmes de capitalisation dans les années 2000, cette société a été redressée, a connu quelques années de rentabilité honorable, puis une année 2017 à vide, suite à quoi le cours est passé de 0,8 € à environ 0,5 €.Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

18

Principia boursicotae

by

Petit billet dans lequel j’essaye de rassembler mes Principes de la bourse, c’est-à-dire les quelques axiomes sur lesquels sont basés mes investissements boursiers. Ce ne sont pas des conseils. Il s’agit juste de faire une synthèse de ce que je crois, et de ce que je fais.

1. L’investissement en actions est statistiquement l’investissement le plus rentable.

Il est bien connu que parmi l’évolution des indices de tous les grands types d’investissements : actions, obligations, immobilier, or, monnaie,…, l’investissement en actions est celui qui, à long terme, rapporte le plus, et de loin. Bien sûr, cela n’est vrai que statistiquement, c’est-à-dire en moyenne (vous pourrez toujours avoir la chance de faire un coup immobilier incroyable, ou au contraire, et c’est plus facile, un mauvais coup boursier). La figure ci-dessous illustre ce propos : 1 $, investi en 1926, aurait donné 17 000 $ en 2013 s’il avait été investi en actions small-cap, 5000 $ sur le S&P500, 93 $ sur les obligations moyennes, et 13 $ sur l’inflation…Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

4

4, l’informatisation des marchés-III

by

Après “6” et “5“, livres que je vous avais présentés dans deux articles précédents, j’avais écrit “L’auteur nous a indiqué que la série s’arrêterait là. Espérons qu’il change d’avis”. Alexandre Laumonier a exhaussé mon voeu : pour notre plus grand bonheur, il vient de sortir le troisième ouvrage de la saga, “4“, toujours sur le sujet des marchés financiers et de la course à la vitesse de transmission de l’information que ces marchés génèrent.

La série a encore gagné en audience, puisque j’ai vu un compte-rendu de lecture dans plusieurs journaux. Je n’ai pas encore eu le temps de lire l’ouvrage mais je spécule que le talent de conteur d’Alexandre Laumonier ait encore fait son oeuvre. Puis, mon journal préféré a publié cette semaine son compte-rendu de lecture, et je ne pourrai écrire mieux. Le voici donc (Le Canard Enchainé, 27 février 2019) :Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

4

Reporting novembre-décembre 2018

by

L’année 2018 s’est terminée pour moi à la neige, dans un village d’altitude peu équipé en réseau. C’est donc avec retard que je publie le dernier reporting de l’année. Je n’ai pas échappé à la baisse générale des marchés, et mes portefeuilles terminent à mi-chemin entre le CAC 40 (-11 %) et le CAC small (-27 %).

Nouvelles du portefeuille et des sociétés

En cette fin d’année, les soldes boursiers étaient en avances sur les soldes vestimentaires. J’ai donc fait quelques remaniements, consistant à vendre un certain nombre de petites positions en lesquelles je ne croyais qu’à moitié, pour faire un peu de cash.Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

10

Gevelot II, une montagne de cash

by

Pas la peine de présenter Gevelot, entreprise connue de tous les investisseurs value. Rappelons juste qu’il s’agit d’une société de mécanique dont l’activité concerne plus précisément la fabrication de pompes (pour le transfert de divers fluides), via son unique filiale PCM. Les autres activités ont été vendues à bon prix, ce qui fait que le groupe est maintenant assis sur une montagne de cash.

J’ai eu connaissance de Gevelot en 2012 grâce aux Daubasses qui l’avaient analysé et acheté en 2010 à 19 €. Si l’on veut se remémorer quelques caractéristiques de la société, on pourra relire leur article. M’armant d’un peu de patience, j’avais acheté des actions fin 2012 et début 2013 à 45 €, un prix déjà bradé, pour les revendre 140 € en 2016. Aujourd’hui, à 190 €, le prix est 10 x fois plus élevé qu’en 2010, mais c’est toujours peu cher. Voyons cela.Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

2

Reporting septembre-octobre 2018

by

 Pour prolonger un peu l’été, voici un dessin original de Gibrat, qui a servi de couverture pour la nouvelle édition en un volume de sa BD intitulée Le sursis (2010)La preuve en image que la BD c’est de l’art aussi. Avis aux  collectionneurs, ce dessin est en vente 50 k€ sur Ebay.

Un peu avant l’été, j’avais aimé lire la Lettre Sextant (Amiral Gestion) du premier trimestre 2018 écrite par Francois Badelon. J’en partage l’optimisme, et aussi la remarque que notre société n’arrive pas à résoudre certains problèmes simples alors qu’elle en résout de complexes. Et que nos descendants nous trouveront arriérés sur certains points (il donne l’exemple de la production d’armes).Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

7

Le début des soldes

by

Vous l’avez remarqué, les small caps subissent des baisses importantes et quasi généralisées. Ainsi, beaucoup d’alertes à la baisse se déclenchent, qui font autant d’opportunités d’achat. Mais, en ce moment, je n’ai guère le temps de travailler à une analyse et donc de publier un article. D’autant que je n’ai aucun cash en portefeuille, ce qui n’augmente pas la motivation.

J’ai donc décidé de vous livrer telle quelle ma liste d’idées à analyser qui pourraient être (de nouveau) intéressantes. Dans un ordre aléatoire, et avec les déclarations de positions pour être en règle avec l’AMF :Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

14

Reporting juillet-août 2018

by

Pour ceux qui s’intéressent à la vie politique du pays et à l’écologie, l’interview et la démission en direct de  Nicolas Hulot  a été un moment fort. On a découvert en effet un Nicolas Hulot à l’opposé des hommes politiques usuels. Ces hommes politiques qui sont prêts à défendre un collègue indéfendable pour la seule raison qu’il appartient à la même caste que la leur, et à taper sur un autre pour la seule raison qu’il est dans la caste ennemie ; des hommes que la vérité n’intéresse guère, leur seul souci étant de réussir la rhétorique dans laquelle ils sont enfermés. Nicolas Hulot donc, a fait tout le contraire, en allant chercher au fond de lui sa vérité, et en nous expliquant très bien pourquoi faire avancer l’écologie politique était difficile. Son interview a impressionné tous ceux que j’ai rencontrés. Si l’idée de faire de la politique autrement vous intéresse, je vous conseille de la regarder (ici sur France Inter, par Nicolas Demorand et Léa Salamé, 40 min). Vous pourrez la compléter par le billet de Nicole Ferroni.Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

0

La stratégie du propriétaire

by

C’est toujours un plaisir d’accueillir un invité sur ce blog. Phil (alias SRV) et moi nous sommes connus lors d’une enrichissante rencontre d’investisseurs. Lorsque j’ai lu son intéressant commentaire sur le livre présenté ici, je lui ai immédiatement proposé d’en faire un résumé. Merci à lui d’avoir gentiment accepté.

La stratégie du propriétaire, de Alain Bloch, Nicolas Kachaner, Sophie Mignon. 192 pages. Livre épuisé mais disponible d’occasion.

Cet ouvrage de 2012 mène l’enquête sur les caractéristiques des sociétés performantes dirigées par des familles.

L’échantillon se compose de sociétés de plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaire dont le siège est en France, en Espagne ou au Portugal. Une cinquantaine de sociétés de tous les secteurs sont ainsi analysées en épluchant les rapports annuels, les interviews et déclarations des dirigeants.Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

1 2 3 4 5 8 9