0

Une taxe étrange

by

Voici encore un "divertissement de vacances" issu du journal Investir (29 juillet 2017).

Une des premières mesures du gouvernement Hollande était complètement abracadabrante. La taxe sur les transactions financières (TTF) telle qu'elle a été adoptée a l'effet totalement opposé au but fixé par ses promoteurs : elle aurait dû taxer les spéculateurs en épargnant les investisseurs, elle fait le contraire. Certains ont vu dans cette absurdité le poids du lobby bancaire en France. Probable. En tout cas, le cumul de telles bourdes incompréhensibles peut suffire en soit à expliquer l'abyssale déroute de Hollande et du PS. Pour la taxe elle-même, je n'ai pas besoin d'ajouter quelque chose à cet article, il explique bien la situation.

La première phrase, en gras, me paraît par contre plus que douteuse : les agents du fisc ne font, en l'occurence que leur travail, ils appliquent la loi. La loi est de la responsabilité du législateur. Quant à attribuer la volonté aux agents du fisc de "plumer" les épargnants, c'est un peu excessif. C'est peut-être l'effet d'une particularité du journalisme, où ceux qui écrivent les titres des articles ne sont pas ceux qui écrivent les articles.

JL - 16 août 2017.

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

11

CAC40 : c'est le jour et la nuit

by

L'été est le temps de lire des gros livres (voir mon article précédent sur Security Analysis) mais est aussi celui des divertissements.

Un article du journal Investir du 22 juillet 2017 m'a surpris. Le journaliste a décidé de décomposer la performance du CAC40 en 2 : un partie dite de jour, prenant l'évolution de l'indice entre le fixing du matin et celui du soir, une autre partie de nuit, prenant l'évolution entre le fixing du soir et celui du matin. On pourrait s'attendre à ce que les deux courbes soient corrélées, mais non. Non seulement elles ne le sont pas, mais leur différence est impressionnante : sur la figure ci-dessous on voit que le CAC nuit a été multiplié par 5 depuis le 1er janvier 2000 (17,464 ans) alors que le CAC jour a été divisé par 6 ! (ainsi le CAC global a eu une performance quasi nulle).

L'explication donnée par le journal est assez succincte et à vrai dire ne me satisfait pas :

Il semblerait que la réponse soit à chercher du côté de Wall Street, marché directeur qui entraîne à sa suite le Cac 40, puis les contrats futures et autres CFD à partir de son ouverture, à 15 h 30 (heure française), jusqu’à sa clôture, à 22 heures. Cependant, bien que la différence entre les Cac40 jour et nuit soit impressionnante depuis 2000, ce n’était pas le cas jusqu’au milieu des années 1990, où, au contraire, le Cac 40 « jour » affichait de meilleures performances.

Et de donner ces courbes sur 30 ans et non plus 17 ans :

Sur une telle échelle de temps de 17 années, je pense que la différence est significative (non due au hasard) mais significative de quoi ? J'ai du mal à croire que les américains soient systématiquement plus optimistes que les européens sur le CAC40, et sûrement pas au point de faire x5 au lieu de x1/6. La raison pour laquelle la tendance n'était pas la même avant les années 2000 me paraît tout aussi mystérieuse.

Bref, je trouve qu'Investir a sorti une jolie courbe pour chercheur. Elle pose plus de questions qu'elle ne donne de réponse.

JL - 29 juillet 2017.

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

4

Security Analysis, de Graham et Dodd

by

Les vacances sont comme d'habitude propices à la lecture.

Security Analysis, de Graham et Dodd, est La bible de l'investissement boursier, sûrement l'ouvrage financier le plus vendu au monde. Un monument qu'il faut absolument avoir lu, ou au moins parcouru, avec L'investisseur intelligent, de Graham.

Ben Graham, professeur de finance à l'université de Columbia (New-York), est considéré comme le père de l’analyse financière et de l’investissement dans la valeur. Investisseur professionnel à New York, il a enseigné à l’université de Columbia. Il a été le mentor de Warren Buffett, et le conseiller de présidents américains. Francophile, il est mort à Aix-en-Provence en 1976. David Dodd a été étudiant puis collègue de Graham à Columbia et est un des grands théoriciens de l'investissement boursier.

Edité pour la première fois pendant la Grande Dépression, en 1934, Security Analysis est réédité dès 1940, puis en 1951, dernière édition à laquelle Graham participe. En 1962 et 1988 sortent les 4e et 5e éditions, qui s'éloignent de plus en plus de l'original. Fort heureusement, en 2009, pour le 75e anniversaire de l'original, McGrawHill réunit une palette de professionnels reconnus de l'investissement pour rééditer, annoter et commenter la 2e édition, considérée comme la plus aboutie. Préfacé par Warren Buffett, qui dit l’avoir lu plus de quatre fois en totalité, elle est introduite et commentée par Seth Klarman, Bruce Berkowitz, Bruce Greenwald etc. Notre éditeur français spécialisé dans la finance, Valor Editions, a eu la bonne idée de sortir la traduction française de cette énorme 6e édition, une longue tâche qui aboutit en décembre 2015.

Résumer en détail l'ouvrage serait un gros travail. Vous pourrez avoir une idée du contenu en lisant le sommaire. Ou les deux phrases de l'éditeur :

Security Analysis familiarise le lecteur avec les bases de l’investissement dans la valeur, fondé sur la valeur intrinsèque de l’entreprise plus que sur ses perspectives de croissance. Aussi pertinent aujourd’hui, qu’il y a 80 ans lorsqu’il a été publié, cet ouvrage a survécu à l’épreuve du temps, aux conditions de marché difficiles, à la mondialisation et à la multiplication des produits financiers et des classes d’actifs.

Tout est dit.

Un ouvrage à avoir sur sa table de chevet.

--- o ---

Traduction française : Didier Coutton
Format : 150 x 210
Pages : 690
Prix : 59,90 €.

Sommaire de l'ouvrage :

Note de traduction par Didier Coutton
Avant-propos par Warren Buffett
Préface à la sixième édition par Seth Klarman
Préface à la deuxième édition par Benjamin Graham et David Dodd
Préface à la première édition par Benjamin Graham et David Dodd
Benjamin Graham et son œuvre par James Grant
Introduction à la deuxième édition par Benjamin Graham et David Dodd

Partie I. Aperçu général et approche
Introduction par James Grant
Le champ et les limites de l’analyse
Les quatre éléments déterminants de l’analyse
Les sources d’information
Les différences entre investissement et spéculation
La classification des valeurs mobilières

Partie II. Obligations et actions de préférence
Introduction par Howard S. Marks
La sélection d’obligations et d’actions de préférence
La sélection d’obligations et d’actions de préférence (suite)
Les règles propres aux obligations
Les règles propres aux obligations (suite)
Les règles propres aux obligations (suite)
Les règles propres aux obligations (suite)
Les règles propres aux compagnies
Les autres spécificités de l’analyse des obligations
Les actions de préférence
Les règles de sélection des actions de préférence
Les titres super-subordonnés et les titres cautionnés
Les titres cautionnés (suite)
Les clauses de garantie
Les clauses de garantie (suite)
Les clauses sécurisant la détention d’actions de préférence
La gestion d’un portefeuille de titres obligataires

Partie III. Titres Hybrides
Introduction par J. Ezra Merkin
Les valeurs mobilières assorties d’une option
Les attributs des valeurs assorties d’une option
Les singularités des valeurs assorties d’une option
Les titres convertibles et participatifs
Les titres seniors présentant un risque

Partie IV. Théorie de l’investissement et dividende
Introduction par Bruce Berkowitz
La théorie de l’investissement en actions ordinaires
Les nouveaux canons de l’investissement en actions
La politique de dividende
Le dividende en actions

Partie V. compte de résultat et évaluation financière
Introduction par Glenn Greenberg
L’analyse du compte de résultat
Les pertes exceptionnelles et les autres postes
Les pièges du compte de résultat
La relation entre amortissement et bénéfice
Les politiques d’amortissement des services publics
Les politiques d’amortissement (investisseur)
L’importance des résultats historiques
Les raisons de s’interroger sur les résultats
Le PER des actions ordinaires et ses ajustements
La structure des capitaux permanents
Les actions bon marché et la formation du résultat

Partie VI. Analyse du bilan et valeur des actifs
Introduction par Bruce Greenwald
La valeur comptable des capitaux propres
L’évaluation par l’actif circulant
La valeur de l’entreprise et la gouvernance
L’analyse du bilan (fin)

Partie VII. Autres aspects et Anomalies de cours
Introduction par David Abrams
Les warrants
Le coût de placement des titres
Les structures de contrôle pyramidales
L’analyse comparative des sociétés d’un même secteur
Les anomalies de cours
Les anomalies de cours (suite)
L’analyse technique et l’analyse financière

Partie VIII. Investir dans la valeur
Sillonner le monde avec Graham et Dodd par Thomas A. Russo
Au sujet de cette édition
Remerciements
Au sujet des contributeurs
En guise de postface.

Bonne lecture, bon été.

JL - 22 juillet 2017.

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

21

Reporting mai-juin 2017, cinq ans de portefeuille !

by

Voilà un lustre exactement qu'a débuté mon portefeuille, début juillet 2012 ! Tout d'abord avec un PEA et un CTO chez Binck et plus tard en ajoutant un CTO chez Lynx.

Pour fêter cet anniversaire, voici un tableau qui me plait beaucoup. Je l'ai découvert au Louvre lors de l'exposition Vermeer, avec qui il y a manifestement une franche proximité. Il s'agit du Jeune homme écrivant une lettre (v. 1664-66) de Gabriel Metsu (1629-1667), maître de l'époque baroque flamande, spécialiste des portraits et des scènes de genre.

OST en pagaille

Durant ces deux derniers mois, nous avons vu des OST (opérations sur titres) en pagaille sur la bourse de Paris : OPA, OPAS, OPRA, etc. Notamment sur des actions dont j'étais ou j'avais été propriétaire :

  • Fimalac. OPRA à 131 € + 2,10 € de dividendes, lancée le 15 mai 2017, alors que le cours était à un peu plus de 100 € J’ai vendu toute ma position à 132 €. Une excellente opération avec une PV = + 29,5 % en 6 mois. Merci à Franck qui m’a mis sur le chemin de cette valeur.
  • ETAM. OPAS à 50 € annoncée le 7 juin. J’avais acheté autour de 22 € lors de la précédente OPAS à 23 €. Il y a quelques mois, à la fois parce que je voulais solder mes positions IF, et parce que je ne savais pas ce que valait Etam, j'avais vendu une grande partie de ma ligne à 30 €, soit une PV = +50 %. Puis, au final, une vente à 49,29 €, avec une PV = +150 % sur un petit bout de la ligne initiale (perdant ainsi un +5 % potentiel sur le PEA si j'avais tout vendu à 50 €).
  • CIC. OPA à 390 € annoncée le 6 juin. Il y a plusieurs années, j’avais acheté cette action à 85 € en demandant à qui voulait l'entendre pourquoi c'était si peu cher, je n'avais pas eu de réponse. Après plusieurs aller-retours plus ou moins heureux, j'avais fini par vendre à 182 € réalisant une PV = +100 % environ en 2,5 ans.
  • SIPH. OPA à 85 euros annoncée le 5 juin. J’avais acheté à 62 € après avoir lu l'article de valeurbourse, et vendu quasi au même prix. Ma position était totalement négligeable.
  • Gaumont. Une OPRA a eu lieu à 75 € et a permis de retirer 30 % des actions de la cote. Prouvant que je n'ai pas de règle en la matière, cette fois c'est suite à l'OPRA que je suis devenu actionnaire. J'ai mis en place ma plus grosse position, pour 18,5 % du portefeuille, à un PRU = 76 €. Cette small-cap française en croissance possède un EV/EBITDA incroyable de 1,2 (et même 0,4 en vendant l'immobilier). J'en ai publié l'analyse il y a quelques jours.
  • Cofidur a procédé à un regroupement d'actions de 200 anciennes actions  pour une nouvelle. La cotation qui était autour de 2 € avant regroupement est naturellement passée autour de 400 €. La véritable raison de ce regroupement n'est pas limpide. Pour moi c'est surtout un nettoyage de l'actionnariat historique afin de supprimer les actionnaires de quelques titres  qui ne suivent plus leur portefeuille.

▣ Mouvements de portefeuille et nouvelles des sociétés

  • Xilam. Allègements successifs à 19, 21, 24 €. Reste 20 % de ma position initiale. J’ai vendu parce que : a. 12 % du capital (500 000 à 20 €) ont été vendus par MDP. b. J’avais de meilleures opportunités en vue. Avec un PRU de 1,9 €, cela donne des PV = x10, x11, x13 et x16 en 1,5 an. « Pas de chance », ça monte à 30 € dans les semaines qui suivent, mon ordre de vente à 30 ne passe pas et ça redescend. Rien n'est parfait.
  • Spitfire. Là encore une bonne opération. J'ai acheté ces actions à 3,5 p en plein marasme pétrolier et elles possédaient une grosse décote puisque la société détenait 9 p de cash et 9 p d’immobilisation comptable, sans dette. Depuis, il ne s’était rien passé, le prix végétait. Mais la décote était tellement évidente que seule la patience était de mise. C’est la puissance de la méthode value. Et, 2 semaines de mai ont suffi pour voir le prix monter à 8,4 p sans aucune nouvelle fondamentale. Même si elle vaut potentiellement plus, j’ai vendu à 7 p considérant qu’il s’agissait quand même d’une vrai daube (notamment à cause de l’immobilisme du management). PV = + 100 % en devises en un peu moins de 2 ans.
  • Encres Dubuit. Vente de la deuxième moitié de ma ligne à 4,82 € avec une PV = +130 % en 1,5 an, après +108 % en 1 an sur la première moitié de la ligne. On s’approchait de la valeur intrinsèque.
  • Genworth. L'OPA sur Genworth n'a toujours pas eu lieu. Mes options call, juin 2017, ont expiré : perte de 100 %. Il me reste surtout des options 2019.
  • Powerfilm. Enfin des nouvelles d’une de mes sociétés fétiches. Le rapport annuel, le premier depuis 2 ans, est enfin sorti. Les nouvelles ne sont pas bonnes, les pertes sont importantes et les perspectives ne sont pas réjouissantes. Le cash net est passé de 14,4 p par action fin 2014 à 10,4 p fin 2016 (même si les comptes sont en $ je laisse tout en pence pour la comparaison), toujours largement au dessus de mon PRU (autour de 7 p). De toute façon, on ne peut rien faire d’autre qu’attendre une bonne nouvelle.
  • Vertu motors. J’ai acheté une petite position à 48 p, après les bons résultats, et copiant Franck et Simon, que je remercie au passage.
  • Destination maternity (DEST) / Orchestra (KAZI). J’ai continué à acheter des actions DEST (voir mes précédents reportings) à 3,6 et 4,2 $, alors que KAZI cotait 50 % au dessus, un écart assez incroyable. L’OPA aura probablement lieu et, si tel est le cas, la décote se refermera. C’est devenu une de mes plus grosse position (11 %). Puis, il y a quelques jours, KAZI a annoncé de mauvais résultats et le cours s'est effondré.
  • Prodware. Nous venons d'assister à un nouvel achat significatif d'un initié : cette fois c'est, après son frère, Alain Conrard, directeur général, qui a acheté 60 000 actions à 7,4 €. Soit nous avons affaire à deux fous, soit ils ont des infos qui leur permettent d'être optimistes sur leur entreprise.
  • Thalassa. Le projet de vente des divisions pétrolières, WGP et Autonomous robotics, a avancé : une discussion est en cours avec un repreneur potentiel.

▣ Performance et gains

Le PEA poursuit sa chevauchée fantastique, avec + 40,20 % depuis le début de l’année et + 273,81 % depuis 5 ans, soit +30,18 % annualisés. Certes Xilam génère une bonne partie de la performance, mais plus de la moitié de la performance générale provient de la plupart des actions du PEA (Cofidur, Gaumont, Odet, Dart, Prodware, Microwave Vision, Encres Dubuit, Fimalac, Etam, Toyota Caetano, Quadrige, Prismaflex).

Les deux CTO ont une performance médiocre (+2 % et -13 % sur 2017) mais comme l’encours du PEA augmente, ce dernier prend de plus en plus d’importance relative, de sorte que la performance du portefeuille total est de +16,01 % sur 2017, +116,16 % en 5 ans, soit +16,67 % annualisés [ce n’est pas une erreur, il y a vraiment tous ces « 16 » !].

Tous les 6 mois, je regarde les gains mensuels absolus du portefeuille afin de me persuader que le travail fourni est rentable. Je calcule la valeur gagnée en moyenne par mois par mes portefeuilles au cours du temps : c’est la valeur totale gagnée jusqu’à un instant, divisée par le nombre de mois écoulés jusqu’à cet instant. Voilà ce que ça donne maintenant :

▣ Composition du portefeuille

Au 30 juin, la composition du portefeuille est la suivante :

PEA  
Biolitec 0,08 %
Cofidur 8,00 %
Conduril 0,36 %
Dart Group 1,30 %
Financiere de L'Odet 2,16 %
Gaumont 20,97 %
Groupe Vial 0,19 %
i2S 1,72 %
Microwave Vision 3,03 %
Nautilus Marine Services (ex GED) 0,39 %
Prodware 2,67 %
Vertu Motors 1,47 %
Xilam animation 3,38 %
Ymagis 1,44 %
Fonds : Moneta Multi Caps 0,43 %
Fonds : Quadrige Acc 4,26 %
CTO  
Coty Inc 0,88 %
Destination Maternity Corp 3,47 %
Era group 0,33 %
Keryx Biopharmaceuticals 1,45 %
Lands' End 0,28 %
PowerFilm 2,66 %
Thalassa Holdings 3,92 %
Lynx  
AIG, warrants 4,72 %
Destination Maternity Corp 5,17 %
Genworth, options 0,36 %
Sears holdings, actions 3,06 %
Sears holdings, options 0,89 %
Orchestra Kazibao, vente à découvert -1,99 %
Liquidités de la vente à découvert 1,99 %
Total (29 lignes) 79,05 %
Daubasses, cachées (14 lignes) 8,98 %
Investisseur français, cachées (2 lignes) 0,50 %
Liquidités (hors VàD) 11,46 %
Emprunt (marge Lynx) 0,00 %

Certaines lignes sont trop petites et ceci est dû à l'historique de la construction du portefeuille. Cela a vocation à disparaître ; je vends progressivement mes petites lignes et essaye d'en construire de plus grosses. Après quelques ventes dans le secteur pétrolier, celui-ci ne représente plus que 5,6 % du portefeuille. La liquidation ordonnée des titres IF se poursuit.

▣ Nouvelles du blog et autres

Sur le blog, j'ai publié un petit article sur un nouveau livre au sujet des crises financières. J'ai aussi remis à jour l'article Déclaration de revenus de compte étranger. Quelle plaie la déclaration qui change chaque année... Récemment, j'ai publié l'analyse de la société Gaumont.

Je vous souhaite un été, plein de vacances et d'insouciance.

JL - 8 juillet 2017.

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

14

Gaumont, encore du cinéma décoté

by

Malgré le temps qui passe depuis la crise des subprimes, malgré la hausse des marchés, il reste encore des entreprises décotées sur la place parisienne. Et, selon moi, Gaumont en fait partie. Elle figure même en tête de liste.

Je remercie Franck des Daubasses, et des analystes anonymes, pour les apports très fructueux sur ce dossier.

▣ Gaumont

Faut-il présenter l’activité de Gaumont ? C’est un producteur français de films et séries très ancien (fondé en 1895 !). Il y a eu bien sûr Intouchables récemment, mais aussi beaucoup d’autres films moins connus. Il est dirigé depuis 1975 par Nicolas Seydoux puis sa fille.

En 1995, Marc du Pontavice a proposé à Gaumont de créer un nouveau département centré sur les métiers du dessin animé, des jeux vidéo et internet. Puis en 1999, Xilam a racheté à Gaumont les actifs de cette entité. Comme chez Xilam, les productions de films ne sont quasiment pas financées par Gaumont mais par un producteur délégué qui fournit un apport de coproduction pour un montant forfaitaire. Cela permet à Gaumont de limiter son risque financier.Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

0

Les crises financières

by

les-crises-financieres-lacosteLes crises financières. Histoire, mécanismes et enjeux. Par Olivier Lacoste, diplômé de HEC, IEP et de l'ENA.

204 pages, editions Eyrolles, 10 €.

Voici un livre pédagogique, détaillé, et utile pour le débutant qui veut (presque) tout savoir sur les crises financières. Il y a trois parties :

  1. l'histoire des crises,
  2. les mécanismes des crises,
  3. des préventions possibles.

Chaque partie est traitée de façon simple et claire.

Pour qui veut connaître le B.A-BA des crises financières, je conseille cet ouvrage, dont la deuxième édition date de 2015. En plus, il n'est pas cher.

 

Sommaire complet :

  • Préambule - Les enjeux de la monnaie et de la finance
  • Le financement de l'économie souvent perturbé par les crises
    • Des tulipes à la crise de 1929
    • La seconde moitié du XXe siècle
    • Crise des "subprimes" et crise de l'euro
  • Les crises financières, pourquoi et comment
    • Genèse des crises
    • Contagions et propagations
  • Guérir et, de préférence, prévenir
    • Limiter l'effet des crises
    • Prévenir les crises
    • Epilogue - Crises financières et démocratie

JL - 9 mai 2017.

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

9

Reporting mars-avril 2017

by

Les vacances de Pâques (et le long congé boursier qui va avec) sont une bonne occasion de revoir les châteaux de la Loire. Les visites guidées nous remettent en tête l'histoire de France, illustrée ici par   La mort de Léonard de Vinci, peinte en 1818 par Ingres. Même s'il est acquis que cette scène, de François Ier (1494-1547) assistant aux derniers soupirs du savant, n'a jamais existé en réalité, elle nous rappelle la proximité entre les deux illustres personnages. En 2014, j'avais eu la chance d'admirer ce tableau prêté au musée des beaux-arts de Lyon dans le cadre de l'exposition L'invention du Passé. Une visite au Clos Lucé, dernière demeure de Léonard de Vinci (1542-1519), m'a fait ressortir cette peinture de mes fichiers d'oeuvres préférées.

Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

9

Reporting janvier-février 2017

by

City Sun Eater In The River of Light

En ce début d'année 2017, la diminution du nombre de lignes du portefeuille est toujours en cours. La performance globale du portefeuille est de +5,10 % depuis le 1er janvier.

▣ Mouvements de portefeuille et nouvelles des sociétés

  • Genworth. Nouvel achat d'options (voir reporting de décembre 2016 pour le début de l'histoire), cette fois d'échéance janvier 2019 et de strike 4 $, au prix de 0,75. Rappelons que l'OPA est proposée à 5,43 $. Si elle a bien lieu c'est donc un +80 % qui nous attend.
  • Quadrige C. Ce fonds commun axé sur les PME françaises innovantes fermait ses souscriptions le 10 février 2017. Certes, il n'y a pas beaucoup de recul, mais sa performance est pour l'instant époustouflante : +130 % de juillet 2013 à décembre 2016 soit +27 % annualisés. Étant donné que c'est aussi ma performance sur PEA, j'en ai pris une part significative de mon portefeuille (5 %). Cela me fera toujours ça de moins à gérer et fera office de diversification. Je regrette de n'avoir pas pensé à remettre en service ma newsletter pour informer les abonnés de cette fermeture de fonds, cela s'est fait trop rapidement.
  • Une daubasse britannique en investissement immobilier est en cours de liquidation volontaire et rembourse petit à petit les actionnaires sous la forme d'un rachat obligatoire. Lors du dernier gros remboursement (40 % des actions), le cours de bourse était 10 % sous le cash retourné (= à la NAV). J'ai donc doublé ma position, histoire de gagner 10 % en quelques jours.
  • Ymagis. Pas mal de FCF pour cette boite, même si une partie des opérations s'arrêtera dans quelques années du fait de la réglementation. Mon analyse du titre est assez sommaire. Petit achat pour 2 % du portefeuille.
  • Xilam. La fièvre sur Xilam s'est poursuivie au début de l'année jusqu'à plus de 14 €. Ayant déterminé une valeur de renouvellement à 15, € j'ai décidé de garder au moins jusque-là. En vue de l'objectif, je procède à un tout petit allègement psychologique (1/8e de la position) quasiment au plus haut : 14,20 €. L'idée est de ne pas regretter, et de pouvoir renforcer, en cas de forte baisse. Le CA 2016 a ensuite été publié et est très bon, de même que les perspectives. J'ai décidé de racheter mon 1/8e vendu, au prix de 12,3 €. Au niveau du blog, je trouve amusant que la page Xilam ne soit pas autant vue qu'on pourrait le penser après un x 7 en un an. Celle de Prodware est beaucoup plus vue. Je ne sais pas pourquoi...
  • ETAM. Allègement à 28 € puis 32 €. Je ferai le bilan quand j'aurai tout vendu... Disons déjà que j'habite devant deux magasins ETAM à l'hyper-centre d'une grande ville et il n'y a vraiment pas grand monde à l'intérieur, souvent plus de salariés que de visiteurs.
  • Une daubasse d'Asie du sud-est cotée à NY, vendue. Je voulais acheter DEST. MV = - 10 % en 3,5 ans.
  • Destination maternity corp (DEST). Achat pour environ 5 % du portefeuille au prix de 5,28 $. Cela revient à acheter Orchestra Premaman (KAZI) à 9,73 € lorsque la fusion aura eu lieu (voir reporting de décembre 2016). Quand elle sera réalisée, il suffira de vendre les titres DEST (certificats cotés aux US) sur mon CTO et d'acheter les actions KAZI sur mon PEA.
  • Signaux Girod. Vente. La position, achetée au début du portefeuille, était devenue totalement négligeable. Je préfère avoir moins de lignes. PV = +10 % en 4,5 ans.
  • Daubasse française active dans la production électrique à l'étranger. Idem. PV = + 20 % en 4,5 ans et après un allègement à +50 % il y a quelques mois.
  • SIPH. Idem. Vente à 63,99 €. MV = -1,5 % en quelques années.
  • CVR Sanofi-Genzyme.  Idem. Une ex position de l'IF. MV = -20 % en devises en 3 ans.
  • Daubasse et aurifère canadienne. Les Daubasses l’ont vendue, estimant la valeur inférieure au cours de bourse. Sur les différents allègements, la PV a été d’environ 0 %, 100 % et 200 % en environ 2 ans.
  • Toyota Caetano. Allègement à 1,24 €. J'ai fini par me dire qu'une bonne partie du cash gagné part dans les dividendes un peu trop taxés. Le but est aussi de dégager du cash pour acheter d'autres choses en vue. PV = +55 % en 3 ans sans compter les dividendes. Je n'exclus pas de revenir s'il y a moyen de faire des aller-retours sur cette action.
  • Global Energy Devlopment a acheté deux sociétés de bateaux pour l'industrie pétrolière...  et change de nom pour devenir Nautilus Marine Services PLC. Suite à cette annonce, le cours de bourse a coulé. J'attends impatiemment le prochain rapport pour pouvoir analyser le bilan suite à cette nouvelle situation.
  • Thalassa a encore racheté des actions propres. Le cours de bourse a bien progressé, passant de 40 à 65 p.
  • Gaumont. Elle était en tête de ma watchlist depuis un certain temps, et avec Franck, nous avions prévu d'en écrire une analyse bientôt. Patatras, Gaumont va vendre à Pathé cinémas la participation qu'elle avait dans cette entreprise et va en profiter pour lancer une OPRA sur ses actions au prix unitaire de 75 €, soit une prime de 30 % par rapport au dernier cours coté. J'ai manqué l'affaire à quelques mois près.

Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

3

Les obligations ; leurs caractéristiques principales

by

revolution

Cet article a pour but d'expliquer les caractéristiques principales des obligations (d'entreprises ou d'État). Ceci afin, 1. de pouvoir investir sur ces valeurs, 2. de pouvoir comprendre le monde qui nous entoure, par exemple l'article du Canard Enchainé reproduit à la fin.

 Caractéristiques des obligations

Une obligation est, selon Wikipédia, une "valeur mobilière qui constitue une créance sur son émetteur, elle est donc représentative d'une dette financière à moyen, long terme".

Une obligation a un certain nombre de caractéristiques qui vont nous intéresser :

  • Le prix de remboursement à l'échéance, nous le noterons E,
  • Le prix de l'obligation P sur le marché à un instant,
  • Le nombre d'années N jusqu'à la date d'échéance (ou maturité),
  • Le coupon c,
  • Le rendement à échéance t ("taux").

Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

3

En Bourse investissez dans la valeur !

by

eveillard

En voyant un nouvel ouvrage en français sur l'investissement dans la valeur dans les rayonnages de mon libraire préféré, je me suis précipité vers les caisses avec le livre en question.

D'après la présentation de Valor Editions, l'auteur, né en 1940, est diplômé de HEC, puis a commencé sa carrière à la Société Générale à Paris en 1962 et a été nommé au bureau de la banque à New York en 1968. Deux ans plus tard, il est analyste pour le Sogen International Fund. En 1979, il est nommé au poste de gérant de portefeuille pour le fonds qui deviendra plus tard le First Eagle Global Fund. Il dirige ensuite le First Eagle Overseas et le First Eagle Gold Fund. Il est reconnu pour ses performances exceptionnelles à la tête de ces fonds.

Si Jean-Marie Eveillard a peut-être eu d'exceptionnelles performances en tant que gestionnaire, cela ne lui donne malheureusement pas le talent de conteur de Peter Lynch. On a pourtant l'impression que ce livre parle bien d'investissement, et même d'investissement dans la valeur. Il nous en donne quelques recettes habituelles. Mais la plupart du temps il se perd dans des détails sans importance. Souvent l'auteur nous raconte sa vie. Plutôt que nous parler d'investissement il nous parle de compagnons ou d'investisseurs que nous ne connaissons pas et ne connaîtrons jamais.Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

9

Prismaflex, retour en croissance ?

by

prismaflex0_maryna-cotton_photowise-4_web-2-200x200Après une incursion dans une activité amusante, avec Xilam, je reviens aujourd'hui dans un secteur pas vraiment glamour. Des gros panneaux de 4x3 m comme cadre de vie, hum hum. Par contre le potentiel boursier de cette société me semble possiblement important. 

Présentation

Prismaflex International (ALPRI) est un groupe français proposant des supports d’affichage de tout type : panneaux urbains à affiches, panneaux lumineux, abri-bus, colonnes urbaines, panneaux d'intérieur posés ou suspendus… C'est donc à la fois un fabricant de panneaux publicitaires et un imprimeur numérique grand format. Ces deux activités représentent chacune près de la moitié du chiffre d’affaires. Présent commercialement dans plus de 120 pays, le groupe est implanté industriellement en France, Espagne, Royaume-Uni, Suède, Allemagne, Canada, USA et Afrique du Sud.

Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

21

Reporting décembre 2016

by

brueghel_lancien_les_chasseurs_dans_la_neige

C'est peut-être parce qu'en ce début 2017 nous nous languissons de l'arrivée de la neige, que j'ai choisi ce tableau de Pierre Brueghel l'Ancien, Les Chasseurs dans la neige, peint en 1565. Cette oeuvre est représentative de la renaissance flamande et iconique des paysages sous la neige. Du point de vue historique, elle illustre une conséquence du petit âge glaciaire, épisode de grand froid en Europe qui dura 6 siècles, et qui aux Pays-Bas fut particulièrement intense durant l'hiver 1565. Chaque époque a ses questionnements, et Brueghel ne se doutait pas des problèmes qu'allait générer le futur réchauffement anthropique.

Pour 2016, coté bourse, commençons par les nouvelles du mois avant les réflexions annuelles.Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

7

The big short, le livre

by

the_big_short_le_livre

Vous connaissez quelqu'un que le monde de la finance passionne (au minimum vous). Alors pour Noël offrez-lui le DVD du film, ou le livre, The big short. Le film, j'en ai déjà parlé. Il raconte comment plusieurs gérants de hedge funds ont su prévoir la crise des subprimes et parier dessus. Que vaut le livre ?

Le film est une version courte du livre, qui fait 376 pages : on retrouvera dans le livre tout ce qu'on a vu dans le film, mais on y trouvera aussi plus de détails. Michael Lewis a une écriture plutôt agréable et s'est beaucoup documenté. Il n'est guère étonnant que quelqu'un ait voulu en faire un film.

Bref, ce livre sur la crise des subprimes m'a intéressé quasiment autant que le film.

Michael Lewis avait déjà écrit un livre, sur son expérience dans la banque, qui avait eu un certain succès. Il écrit à propos de cet ouvrage (p. 17), cette confidence qui m'a touché :Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

9

Reporting octobre-novembre 2016

by

bnf_65_salle_ovale

Pour une fois l'oeuvre du mois est architecturale. J'ai été séduit par la photo de la salle ovale de la BNF-site Richelieu. Voici un but de visite lors d'un prochain passage à Paris. On peut aussi faire un don pour la rénovation du site.

Du côté des marchés, l'observation du mois a été (une fois de plus) l'aspect moutonnier des acteurs de marché. D'après les analystes : 1. Jusqu'au jour de l'élection, Trump ne devait pas être élu 2. Son élection serait une catastrophe. Le lendemain, et les semaines qui ont suivi, alors que les marchés montaient, tous les analystes se sont succédé pour nous expliquer pourquoi l'élection de Trump était une bonne nouvelle pour le business et donc les marchés. CQFD.Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

3

Buffett et Cie

by

buffet_poulinBuffett, Buffett, et encore Buffett ! Pierre-Luc Poulin a recensé 50 livres "écrits sur Buffett"[1]. Et il en ajoute un. Est-ce utile ? Oui, pour quelqu'un comme moi qui ne prends guère plaisir à lire l'anglais.

Comme il l'écrit en quatrième de couverture, "ce livre n'est en rien une biographie, il s'attarde plutôt sur des concepts propres à Buffett que chaque investisseur, petit ou grand, peut comprendre et mettre en application pour mieux investir."

Je me suis toujours demandé si quelqu'un avait déjà vérifié que le cas Buffett n'était pas juste le résultat de la loi des grands nombres, un représentant de la "queue de la gaussienne". Avec tous les investisseurs dans le monde, il n'est peut-être pas si improbable que quelques-uns gagnent beaucoup, sans pour autant que ce soit dû à un talent exceptionnel. Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

 

 

  1. En fait, il n'a visiblement comptabilisé que les livres écrits en anglais. []
1 2 3 4 5 6 7