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Les crises financières

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les-crises-financieres-lacosteLes crises financières. Histoire, mécanismes et enjeux. Par Olivier Lacoste, diplômé de HEC, IEP et de l'ENA.

204 pages, editions Eyrolles, 10 €.

Voici un livre pédagogique, détaillé, et utile pour le débutant qui veut (presque) tout savoir sur les crises financières. Il y a trois parties :

  1. l'histoire des crises,
  2. les mécanismes des crises,
  3. des préventions possibles.

Chaque partie est traitée de façon simple et claire.

Pour qui veut connaître le B.A-BA des crises financières, je conseille cet ouvrage, dont la deuxième édition date de 2015. En plus, il n'est pas cher.

 

Sommaire complet :

  • Préambule - Les enjeux de la monnaie et de la finance
  • Le financement de l'économie souvent perturbé par les crises
    • Des tulipes à la crise de 1929
    • La seconde moitié du XXe siècle
    • Crise des "subprimes" et crise de l'euro
  • Les crises financières, pourquoi et comment
    • Genèse des crises
    • Contagions et propagations
  • Guérir et, de préférence, prévenir
    • Limiter l'effet des crises
    • Prévenir les crises
    • Epilogue - Crises financières et démocratie

JL - 9 mai 2017.

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Reporting mars-avril 2017

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Les vacances de Pâques (et le long congé boursier qui va avec) sont une bonne occasion de revoir les châteaux de la Loire. Les visites guidées nous remettent en tête l'histoire de France, illustrée ici par   La mort de Léonard de Vinci, peinte en 1818 par Ingres. Même s'il est acquis que cette scène, de François Ier (1494-1547) assistant aux derniers soupirs du savant, n'a jamais existé en réalité, elle nous rappelle la proximité entre les deux illustres personnages. En 2014, j'avais eu la chance d'admirer ce tableau prêté au musée des beaux-arts de Lyon dans le cadre de l'exposition L'invention du Passé. Une visite au Clos Lucé, dernière demeure de Léonard de Vinci (1542-1519), m'a fait ressortir cette peinture de mes fichiers d'oeuvres préférées.

Au niveau du portefeuille, en mars-avril, c'est un double record que j'ai franchi depuis l'origine de mon portefeuille (4 ans et 10 mois) : pour la première fois, j'ai dépassé les +200 % sur le PEA (+221 % fin avril), et les +100 % sur le portefeuille total (+103 %), soit respectivement +27 % et +16 % annualisés.

▣ Mouvements de portefeuille et nouvelles des sociétés

  • Northamber. Vente de cette petite anglaise qui n'est plus suivie par les Daubasses depuis longtemps, et c'était une petite ligne. PV = 0 % en 4 ans.
  • Vianini. Vente à 1,20 €. PV = +2 % en 3 ans environ.  La boite ne me semblait pas chère mais elle n’est plus suivie non plus par les Daubasses, elle a changé de structure et j’avais un peu de mal à la suivre, ne parlant pas l’italien. Les boites françaises c’est quand même plus simple.
  • Natuzzi. Encore une daubasse. Vente à 3,06 $. Le prix s’approchait de la valeur et la taille de ma ligne était devenue dérisoire. PV = +50 % en $ et en 5 ans.
  • Etam. IF. Suite de l'allègement à 34 €. Je ferai un bilan de cette ligne à la vente totale.
  • Toyota Caetano. Vente à 1,49 €. Les gains de la société sont bien mangés par le dividende dont je ne reçois qu'une partie. Je n'exclus pas de revenir sur le titre vu la volatilité du cours.  Ce fut un de mes premiers articles.  Une histoire qui se termine bien, mais sans fanfares excessives, avec une PV = +70 % en 4 ans, auxquels il faut ajouter une bonne vingtaine de % de dividendes net.
  • Prismaflex. Vente totale de ce titre correspondant à un de mes derniers articles. C'est monté vite, et finalement c’est un poil spéculatif quand même sur la croissance du CA. PV = +28 % en 3 mois.
  • Prodware. Aussi un de mes derniers articles. Allègement à 7,49 €. Après réflexion, j'étais un peu trop exposé à un management pas très fiable. PV = +5 % en qq mois. Il me reste tout de  même une bonne ligne (3 % du portefeuille).
  • Xilam. Allègement d’un tiers de ligne après une multiplication par 10 en un an et 3 mois (achetées 1,9 € et vendu 19 €). Je ne suis pas contre y revenir plus bas si l’occasion se présente. Puis, les résultats 2016 ont été publiés. Ils sont très bons, comme prévu. Voir la mise à jour rapide à la fin de l'analyse.
  • Orchestra/Destination (KAZI/DEST). Rachat de la moitié de la vente à découvert de KAZI sur le long/short DEST/KAZI. Le prix est vraiment bas et je voulais profiter d’une remontée éventuelle. PV = + 24 % sur le prix initial (de vente) en 3 mois. A la réflexion, c'est un peu bête et j'aurais dû plutôt continuer à acheter DEST qui continue à décoter de 20 % à 25 % par rapport à KAZI. Ce que je fais d'ailleurs aussi : achat d'encore un peu de DEST à 3,95 $ (cela met Orchestra à 7,28 €).
  • Microwave Vision. Achat à 8,28 € pour 3 % du portefeuille. Pas mal d’investisseurs value en ont. Les résultats 2016 montrent que l'amélioration est en marche. On a un EV/EBITDA = 5.
  • Dart. J’avais acheté Dart en décembre 2016 sur les conseils de Laurent et Boris. Ce dernier en a publié une belle analyse. Le titre a pris +40 % depuis l'achat.
  • i2S. Très bons résultats 2016. Voir la mise à jour rapide à la fin de l'analyse.
  • Spitfire. Résultats 2016, comme l'an dernier : légère perte. Voir la mise à jour rapide à la fin de l'analyse.
  • Thalassa Holdings. Résultats 2016 et projet de vente. Voir la mise à jour rapide à la fin de l'analyse.

▣ Performance et bilan annuels

Toujours le même refrain : le PEA caracole en tête avec un +20,5 % depuis le début de l'année, le CTO végète, avec +2,52 %, et le portefeuille Lynx baisse à -4,74 %, encore grâce à notre bon vieux tocard Sears Holdings. Tout ça conduit le portefeuille global à une performance de +9,09 % sur 2017. La performance positive du PEA est liée principalement à Xilam (+100 % en 4 mois) et dans une moindre mesure à Dart. Les liquidités sont élevées mais j'ai quelques idées d'achat en tête.

▣ Nouvelles du blog et autres

Suite aux résultats annuels d'entreprises, j'ai pris un peu de temps pour faire les mises à jour indiquées ci-dessus, mais je n'ai pas publié d'article en mars-avril. J'avais besoin de soigner ma santé, et aussi de retrouver un peu de motivation. A vrai dire j'ai déjà un joli article tout prêt, mais j'attends d'avoir investi sur la société pour le publier :) .

▣ Lestransactions.fr

Geronimo (Benjamin) a construit un site extrêmement utile et bien fait : lestransactions.fr. Il reporte toutes les transactions des dirigeants des sociétés cotées telles que déclarées à l’AMF. Quel est le plus par rapport à l’AMF ? Tout est mis dans un tableau synthétique, ce n’est plus la peine d’aller télécharger les pdf de l’AMF un par un. Mieux, il a ajouté des outils très utiles : on peut comparer le montant des transactions effectuées avec la capitalisation de l’entreprise. En effet un dirigeant qui achète 0,01 % ou 5 % de son entreprise, ça ne signifie pas la même chose. Le meilleur pour la fin : il y a un système d’alerte par mails à plusieurs entrées, par société ou par taille de transactions. Par exemple, j’ai reçu ce mois une alerte pour me signaler que Marc du Pontavice (MdP) avait vendu 100 000 actions Xilam à 12 €. Une belle somme, mais ça ne représente que 2 % du capital, soit 3 % des parts de MdP. J’ai surtout pu remarquer que les dirigeants de certaines sociétés font des achats pour de gros montants. Cela seul pourrait me convaincre d’investir sur ces sociétés.

Bravo Geronimo !

▣ Changement de législation sur le PEA

Voici une information reçue de mon broker :

Binck.fr souhaite vous informer d'une évolution de la législation française. La loi de finances rectificative du 29 décembre 2016 (Article L. 221-31, 4° créé par LFR 2016, art. 94, I, 2°) stipule qu'il est désormais interdit, à un détenteur de PEA de réaliser un transfert d'une position de titres depuis un compte-titres ordinaire vers un PEA en exécutant des ordres de Bourse dont il sera sa propre contrepartie (ou son conjoint, partenaire lié par un PACS, descendants ou ascendants). Cette mesure vise à interdire une pratique que le législateur considère comme une forme de transfert de titres vers le PEA. Binck.fr encourage vivement sa clientèle à appliquer cette nouvelle mesure afin d'éviter que le PEA soit requalifié en compte-titres ordinaire par l'administration fiscale. Ceci entraînerait la clôture immédiate du PEA et l'application de la fiscalité propre aux comptes-titres ordinaires sur l'ensemble des opérations réalisées à partir de la date de l'irrégularité.

M'étant parfois servi de cette technique pour transférer des titres très peu liquides sur mon PEA, je sais qu'elle est peut-être très utile pour l'investisseur de nanocap : l'idée est juste de ne pas perdre le spread entre cours d'achat et de vente, et aussi d'assurer sa propre liquidité. Je ne vois pas bien où le Trésor Public est floué. Pour la plupart des titres échangés sur la cote parisienne, assez liquides, il suffit de vendre sur CTO et d'acheter immédiatement le même nombre de titres sur PEA pour respecter la loi, cette mesure ne changera rien au niveau financier, seuls quels centimes seront perdus par les investisseurs. Cette loi est anecdotique pour le fisc.  Seuls quelques investisseurs sur nanocaps seront embêtés. Bref, c'est le genre de loi qui m'irrite au plus haut point : inutile, gaspilleuse de temps et d'argent pour tout le monde. Nos législateurs sont peut-être trop bien payés : ils se sentent obligés de légiférer pour tout et rien. La contrainte et la législation à outrance envahissent petit à petit nos vies, insidieusement. A qui cela profite-t-il ? En premier lieu aux avocats et aux assurances. Ce n'est peut-être pas un hasard si les premiers forment la plus grosse part des députés et les seconds un bon lieu de pantouflage. Les mauvaises langues disent aussi qu'en second lieu cela profite à ceux qui veulent moins d'État : en nous ensevelissant sous les règlements, ils devraient effectivement réussir à nous dégoûter de l'État central.

A bientôt.

JL - 1er mai 2017.

 

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Reporting janvier-février 2017

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City Sun Eater In The River of Light

En ce début d'année 2017, la diminution du nombre de lignes du portefeuille est toujours en cours. La performance globale du portefeuille est de +5,10 % depuis le 1er janvier.

▣ Mouvements de portefeuille et nouvelles des sociétés

  • Genworth. Nouvel achat d'options (voir reporting de décembre 2016 pour le début de l'histoire), cette fois d'échéance janvier 2019 et de strike 4 $, au prix de 0,75. Rappelons que l'OPA est proposée à 5,43 $. Si elle a bien lieu c'est donc un +80 % qui nous attend.
  • Quadrige C. Ce fonds commun axé sur les PME françaises innovantes fermait ses souscriptions le 10 février 2017. Certes, il n'y a pas beaucoup de recul, mais sa performance est pour l'instant époustouflante : +130 % de juillet 2013 à décembre 2016 soit +27 % annualisés. Étant donné que c'est aussi ma performance sur PEA, j'en ai pris une part significative de mon portefeuille (5 %). Cela me fera toujours ça de moins à gérer et fera office de diversification. Je regrette de n'avoir pas pensé à remettre en service ma newsletter pour informer les abonnés de cette fermeture de fonds, cela s'est fait trop rapidement.
  • Une daubasse britannique en investissement immobilier est en cours de liquidation volontaire et rembourse petit à petit les actionnaires sous la forme d'un rachat obligatoire. Lors du dernier gros remboursement (40 % des actions), le cours de bourse était 10 % sous le cash retourné (= à la NAV). J'ai donc doublé ma position, histoire de gagner 10 % en quelques jours.
  • Ymagis. Pas mal de FCF pour cette boite, même si une partie des opérations s'arrêtera dans quelques années du fait de la réglementation. Mon analyse du titre est assez sommaire. Petit achat pour 2 % du portefeuille.
  • Xilam. La fièvre sur Xilam s'est poursuivie au début de l'année jusqu'à plus de 14 €. Ayant déterminé une valeur de renouvellement à 15, € j'ai décidé de garder au moins jusque-là. En vue de l'objectif, je procède à un tout petit allègement psychologique (1/8e de la position) quasiment au plus haut : 14,20 €. L'idée est de ne pas regretter, et de pouvoir renforcer, en cas de forte baisse. Le CA 2016 a ensuite été publié et est très bon, de même que les perspectives. J'ai décidé de racheter mon 1/8e vendu, au prix de 12,3 €. Au niveau du blog, je trouve amusant que la page Xilam ne soit pas autant vue qu'on pourrait le penser après un x 7 en un an. Celle de Prodware est beaucoup plus vue. Je ne sais pas pourquoi...
  • ETAM. Allègement à 28 € puis 32 €. Je ferai le bilan quand j'aurai tout vendu... Disons déjà que j'habite devant deux magasins ETAM à l'hyper-centre d'une grande ville et il n'y a vraiment pas grand monde à l'intérieur, souvent plus de salariés que de visiteurs.
  • Une daubasse d'Asie du sud-est cotée à NY, vendue. Je voulais acheter DEST. MV = - 10 % en 3,5 ans.
  • Destination maternity corp (DEST). Achat pour environ 5 % du portefeuille au prix de 5,28 $. Cela revient à acheter Orchestra Premaman (KAZI) à 9,73 € lorsque la fusion aura eu lieu (voir reporting de décembre 2016). Quand elle sera réalisée, il suffira de vendre les titres DEST (certificats cotés aux US) sur mon CTO et d'acheter les actions KAZI sur mon PEA.
  • Signaux Girod. Vente. La position, achetée au début du portefeuille, était devenue totalement négligeable. Je préfère avoir moins de lignes. PV = +10 % en 4,5 ans.
  • Daubasse française active dans la production électrique à l'étranger. Idem. PV = + 20 % en 4,5 ans et après un allègement à +50 % il y a quelques mois.
  • SIPH. Idem. Vente à 63,99 €. MV = -1,5 % en quelques années.
  • CVR Sanofi-Genzyme.  Idem. Une ex position de l'IF. MV = -20 % en devises en 3 ans.
  • Daubasse et aurifère canadienne. Les Daubasses l’ont vendue, estimant la valeur inférieure au cours de bourse. Sur les différents allègements, la PV a été d’environ 0 %, 100 % et 200 % en environ 2 ans.
  • Toyota Caetano. Allègement à 1,24 €. J'ai fini par me dire qu'une bonne partie du cash gagné part dans les dividendes un peu trop taxés. Le but est aussi de dégager du cash pour acheter d'autres choses en vue. PV = +55 % en 3 ans sans compter les dividendes. Je n'exclus pas de revenir s'il y a moyen de faire des aller-retours sur cette action.
  • Global Energy Devlopment a acheté deux sociétés de bateaux pour l'industrie pétrolière...  et change de nom pour devenir Nautilus Marine Services PLC. Suite à cette annonce, le cours de bourse a coulé. J'attends impatiemment le prochain rapport pour pouvoir analyser le bilan suite à cette nouvelle situation.
  • Thalassa a encore racheté des actions propres. Le cours de bourse a bien progressé, passant de 40 à 65 p.
  • Gaumont. Elle était en tête de ma watchlist depuis un certain temps, et avec Franck, nous avions prévu d'en écrire une analyse bientôt. Patatras, Gaumont va vendre à Pathé cinémas la participation qu'elle avait dans cette entreprise et va en profiter pour lancer une OPRA sur ses actions au prix unitaire de 75 €, soit une prime de 30 % par rapport au dernier cours coté. J'ai manqué l'affaire à quelques mois près.

▣ Performance

On prend les mêmes et on recommence, encore et encore : le PEA et le CTO montent, chacun de 9 % depuis le début de l'année, alors que le compte Lynx baisse encore, de -6 %, toujours à cause de Sears Holdings. La performance positive est, elle, liée principalement à Cofidur, Xilam, Prodware, Toyota Caetano, Prismaflex, Thalassa, Civeo. Le PEA poursuit sa folle chevauchée, avec un +190 % depuis juillet 2012, soit +26 % annualisé.

▣ Nouvelles du blog et autres

Trois articles publiés en janvier-février : une analyse de Prismaflex, une critique d'un livre sur l'investissement dans la valeur, et des  explications sur les obligations, notamment le rendement à échéance.

Cette fois c'est une pochette d'album musical qui illustre l'article. Au départ pas pour la musique, mais parce que cette pochette m'a plu.  Pour les couleurs surtout. Et de façon générale, j'aime bien les vanités aussi. La musique n'est pas mal non plus finalement (lien Deezer).

A bientôt.

JL - 3 mars 2017.

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Les obligations ; leurs caractéristiques principales

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revolution

Cet article a pour but d'expliquer les caractéristiques principales des obligations (d'entreprises ou d'État). Ceci afin, 1. de pouvoir investir sur ces valeurs, 2. de pouvoir comprendre le monde qui nous entoure, par exemple l'article du Canard Enchainé reproduit à la fin.

 Caractéristiques des obligations

Une obligation est, selon Wikipédia, une "valeur mobilière qui constitue une créance sur son émetteur, elle est donc représentative d'une dette financière à moyen, long terme".

Une obligation a un certain nombre de caractéristiques qui vont nous intéresser :

  • Le prix de remboursement à l'échéance, nous le noterons E,
  • Le prix de l'obligation P sur le marché à un instant,
  • Le nombre d'années N jusqu'à la date d'échéance (ou maturité),
  • Le coupon c,
  • Le rendement à échéance t ("taux").

En pratique, l'investisseur achète une dette au prix P. Il va recevoir ensuite périodiquement une somme d'argent c appelée coupon. Par simplicité, nous supposerons ici que le coupon est annuel. Après N années, l'obligation arrive à échéance, il reçoit son remboursement au prix E convenu à l'avance.

L'achat peut se faire à l'émission de la dette, directement à l'émetteur (l'entreprise ou l'État), cela s'appelle le marché primaire. Le prix payé est appelé valeur nominale ou pair. L'achat peut aussi se faire après, à tout moment entre l'émission et l'échéance, sur le marché dit secondaire, le marché d'occasion en somme. Les explications de cet article ne dépendent pas du marché d'achat, on va donc appelé indistinctement P le prix payé.

Quel est le rendement t d'un tel investissement ?

Un coupon c qui sera payé dans n années a une valeur moindre que s'il était payé aujourd'hui (c'est le prix de la location de l'argent, le taux d'intérêt). Il faut appliquer une décote correspondant à un taux d'intérêt annuel t : ce coupon vaut aujourd'hui c/(1+t)^n. Quand on ramène ainsi le prix à sa valeur d'aujourd'hui, on parle de prix actualisé.

Le rendement à échéance est le taux d'intérêt que l'investisseur aura finalement touché en prêtant son argent. Mathématiquement, il correspond au taux d'intérêt tel que le prix payé est égal au total des remboursements actualisés à ce taux. Il est donc la solution t de cette équation :

P=\frac{c}{1+t}+\frac{c}{(1+t)^{2}}+ ... +\frac{c}{(1+t)^{N}}+\frac{E}{(1+t)^{N}}.\quad\quad\quad\quad(1)

Les bacheliers scientifiques sauront calculer ce type de somme et sauront donc convertir cette équation en celle-ci, plus simple :

P=\frac{c}{t}\left(1-\frac{1}{(1+t)^{N}}\right)+\frac{E}{(1+t)^{N}},\quad\quad\quad\quad(2)

ou, plus joli sous la forme :

P-E=\left(1-\frac{1}{(1+t)^{N}}\right) \left(\frac{c}{t}-E\right).\quad\quad\quad\quad(3)

Même les logiciels de base (genre Excel ou le tableur de OpenOffice) savent résoudre ce genre d'équation pour en sortir le taux t, appelé souvent le TRI (taux de rendement interne). Un cas courant, et utile pour fixer les idées, est celui où le remboursement à échéance est égal au prix payé par l'acheteur (E=P) ; sur le marché primaire c'est le cas standard. Dans ce cas, la solution est facile : t=c/E. Le rendement est, comme l'intuition le suggère, le prix du coupon divisé par le prix de l'obligation.

Dans le cas général, il est utile d'avoir une solution approximative. Si le taux n'est pas trop grand (c'à-d. si Nt est petit devant 1), on peut en effet montrer, grâce à ce que les mathématiciens appellent un développement limité, que la solution est à peu près :

t=\left(c+\frac{E-P}{N}\right)\frac{1}{E}.\quad\quad\quad\quad(4)

Le terme entre parenthèses représente ce que, à la fin, l'investisseur aura gagné par année : le coupon plus la fraction annuelle de la différence entre le prix remboursé et le prix payé. Le taux est donné par la division du gain annuel précédent avec le prix remboursé.

Prenons par exemple E=100 $, c=10 $, N = 2  ans. La relation (4) devient alors :

t=\left(60-P/2\right)\,/\,100.

Pour un prix payé de 100$ (au pair), 80 $ (une bonne décote), 50 $ (une grosse décote) ou 10 $ (le marché est sûr de la faillite), on obtient des taux de, respectivement,  t=10 %, 20 %, 35 % et 55 %.

Quand l'État cache la dette

Maintenant qu'on a compris ce qu'est une obligation, on peut non seulement comprendre les rendements à échéance, mais aussi comprendre certains articles financiers. Comme celui-ci, publié dans le Canard Enchainé du 1er février 2017. Ce n'est pas la première fois que le journal explique comment l'État dissimule sa dette en vendant cette dette plus cher que le prix à échéance (P>E), et en versant un coupon plus élevé. Bizarrement, seul le prix à échéance est compté comme dette... En fait de la dette supplémentaire existe bel et bien mais sous forme d'intérêts.

La dette visible semble contenue. Mais cela n'empêche que nous leguons à nos enfants le soin de payer la partie cachée...

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On trouvera la confirmation de cette adjudication sur le site de l'AFT. Dans notre équation (4) cela correspond aux nombres suivants :

t=4,5\%+\frac{1,82-2,93}{25\times1,82}=4,5\%-2,4\%=2,1\%.

C'est une solution approximative. En résolvant l'équation (3) exactement, on trouve bien t=1,5 % comme annoncé sur le site de l'AFT ("taux actuariel").

La photo en tête de l'article est un des nombreux détournements du tableau La liberté guidant le peuple, de Delacroix (1830). Elle a été prise sous l'Aiguille de la République, dans le massif du Mont-Blanc et est issue du site Révolution Française.net.

JL - 23 février 2017.

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En Bourse investissez dans la valeur !

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eveillard

En voyant un nouvel ouvrage en français sur l'investissement dans la valeur dans les rayonnages de mon libraire préféré, je me suis précipité vers les caisses avec le livre en question.

D'après la présentation de Valor Editions, l'auteur, né en 1940, est diplômé de HEC, puis a commencé sa carrière à la Société Générale à Paris en 1962 et a été nommé au bureau de la banque à New York en 1968. Deux ans plus tard, il est analyste pour le Sogen International Fund. En 1979, il est nommé au poste de gérant de portefeuille pour le fonds qui deviendra plus tard le First Eagle Global Fund. Il dirige ensuite le First Eagle Overseas et le First Eagle Gold Fund. Il est reconnu pour ses performances exceptionnelles à la tête de ces fonds.

Si Jean-Marie Eveillard a peut-être eu d'exceptionnelles performances en tant que gestionnaire, cela ne lui donne malheureusement pas le talent de conteur de Peter Lynch. On a pourtant l'impression que ce livre parle bien d'investissement, et même d'investissement dans la valeur. Il nous en donne quelques recettes habituelles. Mais la plupart du temps il se perd dans des détails sans importance. Souvent l'auteur nous raconte sa vie. Plutôt que nous parler d'investissement il nous parle de compagnons ou d'investisseurs que nous ne connaissons pas et ne connaîtrons jamais.Continuer la lecture →

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Prismaflex, retour en croissance ?

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prismaflex0_maryna-cotton_photowise-4_web-2-200x200Après une incursion dans une activité amusante, avec Xilam, je reviens aujourd'hui dans un secteur pas vraiment glamour. Des gros panneaux de 4x3 m comme cadre de vie, hum hum. Par contre le potentiel boursier de cette société me semble possiblement important. 

Présentation

Prismaflex International (ALPRI) est un groupe français proposant des supports d’affichage de tout type : panneaux urbains à affiches, panneaux lumineux, abri-bus, colonnes urbaines, panneaux d'intérieur posés ou suspendus… C'est donc à la fois un fabricant de panneaux publicitaires et un imprimeur numérique grand format. Ces deux activités représentent chacune près de la moitié du chiffre d’affaires. Présent commercialement dans plus de 120 pays, le groupe est implanté industriellement en France, Espagne, Royaume-Uni, Suède, Allemagne, Canada, USA et Afrique du Sud.

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Reporting décembre 2016

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C'est peut-être parce qu'en ce début 2017 nous nous languissons de l'arrivée de la neige, que j'ai choisi ce tableau de Pierre Brueghel l'Ancien, Les Chasseurs dans la neige, peint en 1565. Cette oeuvre est représentative de la renaissance flamande et iconique des paysages sous la neige. Du point de vue historique, elle illustre une conséquence du petit âge glaciaire, épisode de grand froid en Europe qui dura 6 siècles, et qui aux Pays-Bas fut particulièrement intense durant l'hiver 1565. Chaque époque a ses questionnements, et Brueghel ne se doutait pas des problèmes qu'allait générer le futur réchauffement anthropique.

Pour 2016, coté bourse, commençons par les nouvelles du mois avant les réflexions annuelles.Continuer la lecture →

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The big short, le livre

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Vous connaissez quelqu'un que le monde de la finance passionne (au minimum vous). Alors pour Noël offrez-lui le DVD du film, ou le livre, The big short. Le film, j'en ai déjà parlé. Il raconte comment plusieurs gérants de hedge funds ont su prévoir la crise des subprimes et parier dessus. Que vaut le livre ?

Le film est une version courte du livre, qui fait 376 pages : on retrouvera dans le livre tout ce qu'on a vu dans le film, mais on y trouvera aussi plus de détails. Michael Lewis a une écriture plutôt agréable et s'est beaucoup documenté. Il n'est guère étonnant que quelqu'un ait voulu en faire un film.

Bref, ce livre sur la crise des subprimes m'a intéressé quasiment autant que le film.

Michael Lewis avait déjà écrit un livre, sur son expérience dans la banque, qui avait eu un certain succès. Il écrit à propos de cet ouvrage (p. 17), cette confidence qui m'a touché :Continuer la lecture →

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Reporting octobre-novembre 2016

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Pour une fois l'oeuvre du mois est architecturale. J'ai été séduit par la photo de la salle ovale de la BNF-site Richelieu. Voici un but de visite lors d'un prochain passage à Paris. On peut aussi faire un don pour la rénovation du site.

Du côté des marchés, l'observation du mois a été (une fois de plus) l'aspect moutonnier des acteurs de marché. D'après les analystes : 1. Jusqu'au jour de l'élection, Trump ne devait pas être élu 2. Son élection serait une catastrophe. Le lendemain, et les semaines qui ont suivi, alors que les marchés montaient, tous les analystes se sont succédé pour nous expliquer pourquoi l'élection de Trump était une bonne nouvelle pour le business et donc les marchés. CQFD.Continuer la lecture →

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Buffett et Cie

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buffet_poulinBuffett, Buffett, et encore Buffett ! Pierre-Luc Poulin a recensé 50 livres "écrits sur Buffett"[1]. Et il en ajoute un. Est-ce utile ? Oui, pour quelqu'un comme moi qui ne prends guère plaisir à lire l'anglais.

Comme il l'écrit en quatrième de couverture, "ce livre n'est en rien une biographie, il s'attarde plutôt sur des concepts propres à Buffett que chaque investisseur, petit ou grand, peut comprendre et mettre en application pour mieux investir."

Je me suis toujours demandé si quelqu'un avait déjà vérifié que le cas Buffett n'était pas juste le résultat de la loi des grands nombres, un représentant de la "queue de la gaussienne". Avec tous les investisseurs dans le monde, il n'est peut-être pas si improbable que quelques-uns gagnent beaucoup, sans pour autant que ce soit dû à un talent exceptionnel. Continuer la lecture →

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  1. En fait, il n'a visiblement comptabilisé que les livres écrits en anglais. []
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Prodware : achat d'initié

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prodware1Vous savez que j'affectionne particulièrement la stratégie deep value, qui consiste à acheter une société pour ses actifs bradés. Pourtant, au gré des opportunités, je sors parfois de ce processus ; d'autres stratégies ont fait leurs preuves. C'est ainsi que j'ai acheté LNC à 12 € début 2015, puis renforcé à 18 € début 2016. Quelles étaient les arguments ? Les conseils de deux copains, et surtout le constat que les dirigeants/actionnaires principaux achetaient continûment les actions depuis plusieurs années, continuant encore à 18 €, puis à 27 €. C'est la raison pour laquelle j'ai gardé toutes mes actions jusqu'à récemment. Ce que tout le monde attendait depuis longtemps est finalement arrivé cette semaine. Les actionnaires de référence proposent une OPAS (offre publique d'achat simplifiée) à 35 € c'est-à-dire qu'ils vont racheter leurs actions aux actionnaires qui le souhaitent. La prime est d'environ 20 % sur les derniers cours de bourse. Étant donné les derniers résultats et les prévisions, le prix ne semble pas cher. Mais ce n'est pas la question ici. Le point que je voulais mettre en avant est la stratégie "achat d'initié" qui consiste à considérer comme un critère positif, parfois essentiel, le fait que les initiés achètent les actions de la société. Pour les nouveaux arrivés en bourse, sachez que "initié" n'est pas un gros mot : il s'agit des administrateurs, dirigeants, cadres ou toute personne qui a accès à des informations privilégiées sur l'entreprise.

 La stratégie "achat d'initié" 

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Le livret A rapporte 3 %

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Voici un nouvel article de la série "revue de presse", extrait du Canard Enchaîné du 21/09/16.

La mesure gouvernementale dont il est question est entrée en vigueur cette semaine, c'était donc le moment d'en parler. Il s'agit de tenir compte du patrimoine dans les critères d'attribution des APL (aides au logement). Avec un principe assez surprenant : les économies sur livret d'épargne sont comptabilisées comme si elles rapportaient 3 % par an. Alors que le taux du livret A est actuellement de 0,75 %. Ils sont forts, quand même.

20160930191255010_0001-copie-1Continuer la lecture →

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Reporting septembre 2016

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delatour_stjeromeAvez-vous remarqué que c'était la saint Jérôme cette semaine ? Pour l'occasion, voici une illustration de Saint Jérôme (347-420 ap. J.C.), considéré par les catholiques comme un des Pères de l'église et peint par Georges de la Tour (1593-1652), maître du clair-obscur. On dit, mais les historiens ne sont pas tous d'accord sur ce point, qu'il a voulu ici représenter Saint Jérôme déchiffrant un rapport annuel de Xilam.

Ce mois-ci a été beaucoup moins ennuyeux que les précédents, il y a eu des nouvelles et des mouvements de portefeuille intéressants.

J'aimerais tout d'abord revenir sur les opérations réalisées en décembre-février dernier sur les compagnies pétrolières Chesapeake Energy (CHK) et Vanguard Natural Resources (VNR). Après avoir acheté des obligations CHK au prix de 60 et VNR à 53 en décembre, j'ai acheté en février quelques options call VNR et tenté d'en acheter des CHK mais n'ai pas été servi. Que s'est-il passé ensuite ? Les obligations ont chuté vers 15 et 10 respectivement ! Je n'en ai pas racheté car j'ai estimé que cela aurait représenté une part trop importante de mon portefeuille, et aussi par manque de liquidité. Puis CHK a restructuré sa dette, j'y ai participé en échangeant volontairement chacune de mes obligations contre 0,6 nouvelle obligation échéance 2022 et plus sécurisée. Après la remontée du pétrole, et des obligations, je les ai vendues ce mois avec des PV totales de 30 et 15 % environ, (cf. ci-dessous). Pour ces opérations, je tiens à remercier Boris et Reinanto54 pour l’idée de départ et Jef56 qui m’a été essentiel pour vendre les obligations. Que faut-il conclure de tout ça, qu'y a-t'il eu comme erreurs, malchances et réussite ? Tentons une liste :Continuer la lecture →

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Éviter la faillite des assurances-vie ?

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Le Canard Enchaîné a publié, ces derniers temps, quelques articles économico-financiers qui m'ont interpellé. Comme ils peuvent avoir, de surcroît, un intérêt pédagogique, j'ai eu envie de vous en présenter quelques-uns. Voici le premier, extrait du Canard Enchaîné du 14 septembre 2016.

On y apprend qu'en cas de crise, les détenteurs d'assurance-vie pourraient être empêchés de mouvement sur ces supports. La durée maximale d'une telle mesure n'est pas indiquée : si c'est l'affaire de quelques jours, rien de problématique, mais une crise obligataire peut durer bien plus longtemps. Les détenteurs d'assurance-vie pourraient-ils être coincés plusieurs années ? Mystère...

Quoiqu'il en soit la question de la sortie des taux bas est bien réelle. On peut facilement imaginer une crise obligataire, moins bien comment en sortir.

Bonne lecture.

20160923143930927-copie-1Continuer la lecture →

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Psychologie de l'épargnant

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50_experiences

50 petites expériences en psychologie de l'épargnant et de l'investisseur, pour mieux réussir tous vos placements, par Mickaël Mangot.

L'auteur de ce livre de 200 pages est docteur en économie, spécialité finance comportementale et psychologie des marchés financiers. Il est enseignant à l'ESSEC et consultant en finance comportementale. Il est donc très bien placé pour écrire cet ouvrage.

Il décrit, un par un, 57 traits psychologiques des investisseurs dont la plupart sont des biais comportementaux. Mickaël Mangot connaît bien les recherches dans ce domaine : chaque description s'appuie sur une expérience scientifique réalisée par des économistes.

L'intérêt du livre est de passer en revue beaucoup de biais, mais aussi d'être écrit simplement tout en s'appuyant sur l'économie expérimentale. L'ouvrage est ainsi destiné à tous.

Petit bémol, l'écriture n'est pas très légère ni drôle. Les titres de rubriques eux le sont pourtant. Bien qu'il soit intéressant, je ne me suis donc pas spécialement régalé en lisant ce livre, et plutôt que tout lire j'ai préféré picorer dans les rubriques qui m'intriguaient le plus.

Comme la rubrique 51, "pourquoi faut-il demander un prix exorbitant quand on vend sa maison ?". Question que je me suis souvent posée... J'ai aussi reconnu pas mal de mes biais. Comme le 28, "pourquoi ne rachetez-vous jamais les titres sur lesquels vous avez perdu de l'argent ?". Plus jamais de Crédit Agricole pour moi ! :-)

Un livre pour se détendre mais aussi pour apprendre et se remettre en question. Pour vous en donner un avant-goût, je vous copie le sommaire détaillé.

Dunod, 2007.
Prix : 18,5 euros à l'origine, mais l'ouvrage est épuisé, il vous faudra le trouver d'occasion.

Sommaire détaillé
Avant-proposContinuer la lecture →

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