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Actions ordinaires et profits extraordinaires

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Actions ordinaires et profits extraordinaires, par Philip Fisher, 1960.

L'été est propice aux lectures et à leurs compte-rendus. En voici déjà un.

Cet ouvrage est souvent décrit comme le premier best-seller sur l'investissement. La stratégie de Philip Fisher ne repose aucunement sur la valeur des actifs d'une société mais sur son potentiel de croissance. Ce grand investisseur est un des quelques-uns dont Warren Buffet a dit qu'il était un "lecteur assidu". Nous avons donc entre les mains un des grands ouvrages de l'investissement, comparable en renommée et en intérêt, à ceux de Graham ou de Lynch.

L'introduction, écrite par le fils même de l'auteur, investisseur lui-même, permet de mettre en exergue ce que sont à ses yeux les "deux joyaux" de l'ouvrage : la méthode des commérages et les quinze points à rechercher pour une action ordinaire. Kenneth Fisher, investisseur value, souligne également l'intérêt d'appliquer la méthode de son père à des investissements value et pas forcément de croissance. Il ne faut donc pas voir ce livre comme un pur guide d'investissement dans la croissance mais comme un ouvrage de méthodologie plus général, contenant des idées clés qui permettent de juger de la qualité d'une entreprise et de son potentiel de croissance des bénéfices.

Qu'est-ce que la méthode des commérages ? "Tout simplement" recueillir le maximum d'informations sur la société en parlant avec la direction, les employés, les anciens employés, les concurrents, les clients, les anciens clients, les fournisseurs... Comme l'explique le fils de Ficher, dans le chapitre qui lui est consacré, cette méthode n'est qu'effleurée par son père. Des exemples en sont néanmoins donnés dans les chapitres qui suivent.

Si l'on veut vraiment un condensé de ce livre, donnons juste les 15 points à rechercher pour une action ordinaire :

  1. Est-ce que l’entreprise vend des produits ou des services représentant un potentiel de marché suffisant pour anticiper une croissance soutenue des ventes sur plusieurs années ?
  2. Les dirigeants ont-ils la détermination de continuer à développer des produits, des services ou des procédés de fabrication qui vont augmenter encore plus le potentiel total des ventes une fois que le potentiel de croissance des produits ou services actuellement les plus intéressants aura été largement exploité ?
  3. L’entreprise investit-elle en recherche et développement dans une proportion suffisante par rapport à sa taille ?
  4. L’entreprise possède-t-elle une organisation des ventes supérieure à la moyenne de son secteur d’affaires ?
  5. L’entreprise dégage-t-elle une marge bénéficiaire suffisante compte tenu de son secteur d’affaires ?
  6. Quelles sont les actions posées par l’entreprise pour maintenir ou améliorer ses marges bénéficiaires ?
  7. L’entreprise maintient-elle un climat de bonnes relations avec ses employés ?
  8. L’entreprise maintient-elle un climat de bonnes relations avec ses dirigeants ?
  9. L’entreprise a-t-elle une équipe de dirigeants aux compétences étendues ?
  10. Quelle est la qualité de la comptabilité analytique et du contrôle budgétaire de l’entreprise ?
  11. Existe-t-il d’autres aspects de l’affaire, spécifiques au secteur qui nous intéresse, qui donneront à l’investisseur des indices importants sur la façon dont se compare l’entreprise par rapport à la concurrence ?
  12. L’entreprise a-t-elle une vision à court terme ou à long terme de sa rentabilité ?
  13. Dans un avenir prévisible, le financement de la croissance de l’entreprise exigera-t-il un nombre tel d’appels au financement par actions que les nouvelles actions émises viendront par leur nombre anéantir une grande partie des profits que les actionnaires de longue date auraient pu tirer de leurs anticipations ?
  14. Les dirigeants parlent-ils librement aux investisseurs à propos des opérations engagées par l’entreprise tant que tout va bien mais « se taisent-ils » quand arrivent les problèmes et les mauvaises surprises ?
  15. Les dirigeants de l’entreprise font-ils preuve d’une intégrité absolue ?

Donc une méthode probablement bien difficile à appliquer entièrement pour un particulier, mais s'imprégner de son esprit me semble utile. Cela donne en tout cas des pistes de recherche.

Pour finir, et bien que cela soit un peu anecdotique, je ne résiste pas au plaisir de vous donner le passage où Fisher évoque la méthode macro-économique :

"La méthode conventionnelle qui est utilisée pour définir le moment propice à l'achat en Bourse est à mon avis aussi stupide qu'elle a l'air sensée en apparence. Elle consiste à collecter une masse énorme de données économiques et de tirer de ce gisement de données nos conclusions sur ce que devrait être l'environnement économique à court et moyen terme. Les investisseurs les plus sophistiqués bâtiront des prévisions sur l'évolution des taux ainsi que le niveau attendu de l'activité économique. Ensuite si les prévisions ne entrevoir aucune dégradation des conditions économiques générales, ils en concluent que le marché boursier est porteur. D'autres fois, si des nuages noirs se forment à l'horizon, ceux qui utilisent cette méthode d'anticipation largement répandue diffèreront ou annuleront les achats qu'ils envisageaient de faire.

Les objections que je dresse contre cette approche ne critiquent pas ses fondements théoriques, je m'interroge plutôt sur son utilisation pratique. En fait, l'état actuel des connaissances humaines sur les paramètres économiques influençant l'activité économique est bien trop limité pour qu'une application pratique de cette méthode soit possible. Les chances d'avoir raison ne sont pas assez fortes pour prendre le risque de se baser sur cette méthode pour gérer l'épargne des gens. Peut-être n'en sera-t-il pas toujours ainsi. La situation sera peut-être différente d'ici quatre ou cinq ans. Aujourd'hui, nombre de gens tout à fait capables d'utiliser l'outil électronique pour mettre au point des séries statistiques assez fines afin que dans un avenir indéterminé on puisse connaître avec suffisamment de précision l'évolution de l'activité économique.

Le jour où ces recherches auront abouti, si elles aboutissent jamais, il sera alors temps de réviser radicalement l'art d'investir sur les actions. Mais jusqu'alors, je suggère que la science économique qui tente de prévoir l'évolution soit considérée comme ni plus ni moins avancée que ne l'était la chimie au Moyen-Âge." (p. 88-89).

A peine plus loin, Fisher m'a fait sourire en comparant analyse macro et religion :

"Le volume des efforts mentaux déployés par l'industrie de la finance pour deviner où va l'économie à partir d'une série de faits aléatoires et probablement incomplète, nous fait nous demander ce qui aurait bien pu être accompli d'utile si seulement une infime fraction de ces efforts mentaux avait été dédiée à des tâches plus susceptibles de déboucher sur du concret. J'ai déjà comparé la prévision économique à la chimie de l'époque des alchimistes. Peut-être que cette obsession à tenter de faire quelque chose d'apparemment impossible nous autorise à une autre comparaison avec le Moyen-Âge.

Le monde occidental vivait alors une période où la quête de l'inutile pour certains voisinait avec des privations terribles pour d'autres. Cela était essentiellement dû au fait que les considérables capacités intellectuelles de l'époque étaient consacrées à des futilités. Imaginez un instant ce qui aurait pu être accompli si l'on avait déployé, pour vaincre la famine ou la maladie, la moitié des efforts qu'on a consacrés à débattre sur le nombre d'anges qui pouvaient tenir en équilibre sur la tête d'une aiguille. Peut-être qu'une infime portion des efforts qui sont déployés aujourd'hui pour tenter de deviner où va le cycle économique aboutirait à des résultats spectaculaires s'ils étaient consacrés à la recherche d'objectifs plus productifs."  (p. 89-90).

Sommaire
Introduction [du fils de Fisher]
Préface
1. Ce que nous apprend le passé
2. Ce que les « bavardages » peuvent faire
3. Que faut-il acheter ? - Les quinze points à rechercher pour une action ordinaire
4. Que faut-il acheter ? - Comment appliquer ces règles à vos exigences personnelles
5. Quand faut-il acheter ?
6. Quand faut-il vendre - et quand ne le faut-il pas ?
7. Tout le cinéma sur les dividendes
8. Cinq choses que l'investisseur ne devrait pas faire
9. Cinq autres choses que l'investisseur ne devrait pas faire
10. Comment m'y prendre pour trouver une valeur de croissance ?
11. Résumé et conclusion.

Publié pour la première fois en anglais en 1958, puis revu en 1960. Cette traduction française de 2000, par Valor Éditions, s'appuie sur la réédition de 1996. Prix : 26 euros.

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Reporting juin 2016

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vix_vxx_2ansIl parait qu'à cause du Brexit, la volatilité a grimpé. A ce propos, regardons le graphique ci-dessus : en bleu, l'indice VIX, sensé représenter la volatilité (elle-même sensée mesurer la "peur") des marchés US sur 2 ans, de mi-2013 à mi-2015. En rouge le VXX, un tracker sensé répliquer le VIX : alors que le VIX fait + 170 % en 2 ans, le VXX fait, lui, -55 %. Si vous étiez intéressé par ce produit, j'espère que ce graphe vous fera réfléchir.

▣ Mouvements de portefeuille et nouvelles des sociétés

  • WPX (IF). Vente à 10,10 $ après une remontée depuis 4 $. Je suis soulagé de me débarrasser de cet ex-boulet. MV = -14 % en devises et -6 % en euros, en 2 ans.
  • Daubasse. Allègement dans une aurifère canadienne. A quasiment 3 fois mon prix d'achat le plus bas, mais presque la moitié du prix le plus haut.
  • Daubasse. Allègement de moitié, à 120 €, de cette industrielle française. On est au niveau de la VANN et la rentabilité de cette société me semble très faible. PV = + 165 % en 3 ans.
  • HF Company (ex-daubasse). Allègement de moitié à 13 €, la société me semble à peu près à son prix. PV = + 124 % en 3 ans.
  • LNC. Les dirigeants-actionnaires majoritaires continuent à acheter. Le titre a encore grimpé et a quasiment doublé sur mon PRU.
  • Xilam. L'action a enfin démarré une vraie montée et a plus que doublé en 6 mois. Il faut dire qu'un fonds est entré au capital.
  • Chesapeake energy. Les obligations 2022 ont repris du poil de la bête mais ne sont toujours pas négociables par l'investisseur lambda sur les bourses US.
  • Thalassa. La société n'en finit pas de racheter des actions, ce mois-ci pour 1,6 % du capital, au prix de 43 et 48 p. Cela porte à 10 % le total des actions auto-détenues. C'est une bonne nouvelle car les actions sont décotées.

▣ Performance

Évolution de la part en juin : -0,84 %. Depuis le 1er janvier la part reste négative à -4,35 %. Depuis les débuts du portefeuille, il y a exactement 4 ans, nous sommes à quasiment + 60 %, soit 12,4 % par an.

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Tous les 6 mois, je regarde les gains mensuels absolus du portefeuille afin de me persuader que le travail fourni est rentable. Je calcule la valeur gagnée en moyenne par mois par mes portefeuilles au cours du temps : c’est la valeur totale gagnée jusqu’à un instant, divisée par le nombre de mois écoulés jusqu’à cet instant. Voilà ce que ça donne à ce jour :

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▣ Composition du portefeuille

Pointage semestriel :

PEA
Biolitec 0,11 %
Cofidur 9,27 %
Conduril 0,36 %
Global Energy Development Plc 1,10 %
Groupe Vial 0,27 %
i2S 2,25 %
Les Nouveaux Constructeurs 5,57 %
Moneta Multi Caps 0,47 %
Signaux Girod 0,11 %
SIPH 0,11 %
Toyota Caetano Portugal 2,16 %
Xilam Animation 3,54 %
CTO
Era group 0,97 %
Hammond Manufacturing 0,31 %
IBM 1,29 %
Keryx Biopharmaceuticals 1,49 %
Lands' End 0,45 %
PowerFilm 3,76 %
Spitfire oil 1,26 %
Thalassa Holdings Ltd. 3,51 %
Theravance Biopharma Inc 0,78 %
Thompson Creek Metals 0,04 %
Lynx
AIG, warrants 6,46 %
Bank of America, warrants 2019 2,74 %
Bank of America, warrants 2018 0,01 %
Sears holdings, actions 7,77 %
Sears holdings, warrants 2,50 %
Sears holdings, options 1,56 %
Chesapeake, obligations 4,29 %
Vanguard Naural Res., obligations 1,15 %
Total (30 lignes) 63,58 %
Daubasses, cachées (26 lignes) 22,64 %
Investisseur français, cachées (9 lignes) 11,64 %
Liquidités 5,41 %
Dette (marge Lynx) -3,27 %

Le secteur pétrole & gaz grossit encore et représente 13,5 % du portefeuille mais c'est autant par revalorisation de certaines obligations (CHK) que du fait de nouveaux achats (Thalassa).

De 78 lignes au total, il y a un an, je suis passé à 65 : le travail de concentration du portefeuille continue. En même temps, une erreur que j'ai souvent commise a été de rapidement dépenser mon cash et d'être 100 % investi (à ma décharge, les années précédentes il y avait beaucoup d'opportunités) ; j'attends maintenant sagement d'avoir une vraie bonne opportunité.

▣ Nouvelles du blog et autres

Vous avez remarqué que le blog est plutôt en somnolence en ce moment. La motivation joue, mais le peu de liquidités à investir aussi.

Sur ce, je vous souhaite un bon été à tous.

JL - 4 juillet 2016.

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Reporting avril-mai 2016

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Corneille_de_Lyon_Dauphin_Henri

Continuons notre voyage avec Corneille de Lyon : voici le portrait du dauphin Henri, peint vers 1536 et conservé à la galerie Estense, à Modène. J'ai personnellement un faible pour ce vert. Mais venons-en à la bourse.

Après un mois de mars totalement plat, il y a eu quelques mouvements sur le portefeuille.

▣ Mouvements de portefeuille et nouvelles des sociétés

  • Aeropostale. IF/IA-VIP. Après une dégringolade du cours depuis des années, le redressement judiciaire ("chapter 11" aux US) a été déclaré début mai. La perte est de 100 % en 3 ans.
  • Daubasses. Renforcement d'une daubasse US rentable à la moitié de son cash net. Achat d'une autre daubasse pour arbitrage avant son OPA.
  • Thalassa. Il y a eu de nouveaux achats du directeur et de la société. Je continue moi-même à en acheter. Le titre a pris 20 % depuis quelques mois.
  • Xilam. Les résultats 2015 sont sortis. Il y a une augmentation des flux de trésorerie d’activité mais une augmentation encore plus forte des investissements. Une grosse croissance est prévue. Nouveauté, un analyste suit maintenant le dossier. Après des années de stagnation, le cours a pris 75 % en quelques mois.
  • i2S. Publication des résultats 2015. Le management anticipe une évolution positive du marché. Le titre a pris 150 % depuis que j'en ai publié l'analyse. Enfin, le 2 juin, la société a annulé plus de 40000 actions, soit 2,4 % du capital. Des actions achetées une bouchée de pain. Bravo !
  • LNC n'en finit plus, lui aussi, de grimper. Il a plus que doublé depuis mon premier achat il y a 17 mois. Les dirigeants et majoritaires continuent d'acheter.
  • SHLD. Achat d'options call avec l'échéance la plus lointaine possible : janvier 2018. Ce faisant, je prête de nouveau mes actions et warrants SHLD : les options sont destinées à me protéger contre un short squeeze qui mettrait la contrepartie emprunteuse en faillite. Le deuxième intérêt de cet achat est de s'exposer à Sears Holdings à moindre coût. J'ai pris, tout début avril, des strike 25 $ au prix de 1 $, et plus tard, lorsque le sous-jacent avait encore baissé, des strike 15 $ au prix de 1,5 $.
  • Powerfilm. Toujours pas de nouvelle de la société, le rapport 2015 n'est pas sorti. Par contre, je me suis aperçu que Binck compte désormais pour zéro ma ligne de cette action non cotée. Je ne sais pas depuis quand c’est le cas, probablement depuis le changement de plateforme au printemps 2016. Pour revenir à une situation plus normale et sans générer de saut par rapport à l’an dernier, j’ai donc décidé d’assigner à cette ligne la valeur que Binck lui donnait il y a encore quelques mois, celle du dernier cours coté, soit 4 p.

▣ Performance

La performance globale depuis le début de l'année est de -3,54 %.

▣ Nouvelles du blog et autres

Déclaration de revenus. En ce moment de bonheur, je me suis béni d’avoir rédigé le mémento pour déclarer son compte IB/Lynx. Par contre, c'est confirmé, la déclaration d'un compte titres, surtout s'il est à l'étranger, a été inventée par quelqu'un qui s'ennuyait ferme. Tant d'énergie perdue me met en colère !

JL - 2 juin 2016.

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Reporting mars 2016

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Corneille_de_Lyon_-_Jean_de_Bourbon-Vendôme_-_WGA05236Enfin !

Ce mois-ci, pour la première fois, il n'y aura pas de reporting. Mon intérêt pour la bourse (presque une passion, mais le terme serait un peu fort) a bien décru ces derniers temps. Je n'écoute presque plus BFM, mon but le soir n'est plus de lire des rapports annuels, je ne scrute plus les cours. J'espérais presque cette baisse d'intérêt, car je trouvais que cela ne m'apportait plus grand-chose d'autre que passer du temps devant mon ordi... La bourse, ce n'est pas tout à fait la vie réelle. C'est pour cela que je dis : enfin ! Enfin, je vais revenir à une vie plus normale.

Hasard ou pas, il n'y a eu au mois de mars aucun mouvement de portefeuille. Je vais peut-être vraiment pouvoir investir à long terme. Au sens de : "sans m'occuper de ça tous les jours". Le blog continuera, mais peut-être plus avec un reporting par mois. Nous verrons.

En attendant, j'ai découvert les résultats 2015 de Thalassa hier soir et ils me semblent très bons. Les pertes sont très importantes mais il s'agit essentiellement de dépréciations, dont certaines ne me paraissent pas forcément justifiées. Le cash est passé de 50 à 61 p par action : pour un prix de 40 p, on paye cette entreprise moins que son cash net, et à moins de 4 fois les FCF 2015. Dans un secteur actuellement sinistré ce n'est pas mal ! Je me suis renforcé hier matin. La ligne atteint maintenant 3 % de mon portefeuille.

La performance du mois est de -2,67 % et celle depuis le début de l'année de -14,33 % (-3 %, -15 % et -33 % pour les PEA, CTO et Lynx respectivement).

Le tableau de ce mois est encore un Corneille de Lyon, c'est le portrait de Jean de Bourbon-Vendôme. Peinture sur bois, 19 x 16 cm, vers 1550, conservée au Louvre.

JL - 7 avril 2016.

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Reporting février 2016

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corneille_jeune_femmeSi j'ai envie de retenir une leçon de ces derniers mois, c'est une leçon maintes fois répétée et tellement connue. Mais on apprend mieux par l'expérience. En décembre puis janvier j'ai acheté des obligations Chesapeake et Vanguard. Pourquoi était-ce une erreur ? Tout simplement car j'ai investi une somme non négligeable (5-6 % du portefeuille) alors que je n'y connaissais rien : j'ai investi après avoir lu quelques paragraphes sur des forums, attiré par les rendements incroyables de ces obligations. Après avoir passé un temps non négligeable sur Thalassa Holdings, j'ai préféré investir plus d'argent sur des sociétés dont je ne connaissais rien. Comprenant mon erreur, j'ai revendu une partie des obligations, les dernières que je venais d'acheter. Que s'est-il d'ailleurs passé sur le cours de mes pétrolières depuis un an ? Et bien, celles que je n'ai pas analysées moi-même ont bu le bouillon (-75 % sur les obligations VNR et CHK, -90 % sur CGG), celles que j'avais analysées (Thalassa, Spitfire, GED) n'ont guère bougé depuis un an. Investir sur ce que l'on connait est bien plus sûr, combien de fois faudra-t-il le répéter ? Et quand on s'aventure sur d'autres routes : investir modérément en attendant d'avoir acquis de l'expérience.

En terminant l'article sur Xilam, il y a quelques mois, j'écrivais que "un avantage de ce genre de société est que le cours de bourse est probablement peu corrélé aux turpitudes du marché, aux cours du pétrole ou aux autres considérations macro. Et ça, j'aime bien". Rôle parfaitement rempli ! Le cours de Xilam a progressé pendant que les marchés s'effondraient.

▣ Mouvements de portefeuille et nouvelles des sociétés

  • Sears Holdings. J'ai continué à acheter quelques warrants, à 6,1 $.
  • LNC. Renforcement à 18,02 € à la faveur d'un (petit) trou d'air.
  • Keryx. Renforcement à 3,18 $.
  • Daubasse. Une société industrielle vient d'annoncer son délistement volontaire pour passer sur un marché non réglementé. Les Daubasses ont vendu, ne sachant pas quelle serait la liquidité. J'ai fait le contraire : le titre n'était déjà pas cher ; à cette annonce, il perd -40 %. J'ai doublé ma ligne.
  • Daubasse. Achat dans un trou d'air d'une daubasse française qui semble revenir à une meilleure santé après ses déboires sur le continent américain.
  • Daubasse encore. Mais cette fois c'est pour vendre. Je croyais pas mal en cette industrielle canadienne mais la VANT est passé de 0,87 $ en 2012 (en soustrayant le dividende exceptionnel) à 0,43 $ en 2016. C’est une belle chute. Et la VANT se rapproche dangereusement du cours. Il y a certes un nouveau (très gros) contrat mais son effet n’est pas connu. PV totale = 19 % en environ 1,5 ans.
  • Viasat. Je me refais quelques liquidités en vendant cette action gourou. Je ne connais pas sa valeur et il y a mieux à faire en ces temps de baisse généralisée. PV = + 6 % en $ et + 32 % en euros frais compris. Cet achat m’aura au moins permis de stocker des dollars quelque temps.

▣ Performance

C'est à peu près le même scénario que le mois dernier : l'évolution de la part est décevante (-5,05 %), le portefeuille Lynx continue sa chute (-10,87 % !). Par contre le PEA ne résiste plus si bien (-4,85 %).

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▣ Nouvelles du blog et autres

Sur le mois de février, outre le reporting de janvier, deux articles ont été publiés, celui sur HighCo, et un autre sur la traduction du livre Peter Lynch, Battre Wall Street. Aucune newsletter n'a été envoyée depuis mi-décembre.

L'oeuvre de Corneille de Lyon de ce mois est le Portrait de jeune femme à la robe ornée de colliers de perles (vers 1574). Cet tableau est passé aux enchères en 2005[1], est-il maintenant dans une collection privée ?

A bientôt pour de nouveaux articles.

JL - 29 février 2016, puisque cette année est bissextile.

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  1. http ://www.invaluable.com/auction-lot/corneille-de-lyon-la-haye-debut-du-xvie-siecle-51-c-ljxnblt4g3 []
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Peter Lynch : Battre Wall Street

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lynch_battre_wall_street"Battre Wall Street" ("Beating the Street" dans sa version US) est le second livre de Lynch traduit en français, après le fameux "Et si vous en saviez assez pour gagner en bourse". Le traducteur en est Antoine Dublanc, gérant de Valor Editions.

La préface laisse présager du bon Lynch. Il explique de façon efficace mais humoristique pourquoi à 46 ans il a quitté son travail chez Magellan. "Je me rappelais que mon père était mort à 46 ans. D'un seul coup vous vous sentez mortel quand vous réalisez que vous êtes plus vieux que vos parents lorsqu'ils ont disparu. Vous vous rendez soudain compte que votre existence n'est peut-être plus bien longue, et qu'un fois que vous serez mort ce sera pour longtemps. C'est là que vous regrettez de ne pas avoir partagé plus de jeux avec vos enfants, plus de sorties au ski et plus d'après-midis au stade à les voir jouer au foot. Et vous vous rappelez que personne n'a jamais dit sur son lit de mort 'je regrette de ne pas avoir passé plus de temps au bureau'." La suite de l'ouvrage se partage essentiellement entre une première partie autobiographie de Lynch chez Magellan et une deuxième partie de description de valeurs qu'il a analysées.

Il faut malheureusement l'avouer : ce second opus ne m'a pas du tout autant enthousiasmé que le premier. Le style est plus poussif, le contenu moins intéressant. La description des sociétés n'est pas inintéressante mais ressemble à un carnet de notes personnelles.

Relevons tout de même quelques bons mots.

p. 102. "Aux États-Unis, ce qui rend le stock-picking difficile c'est qu'un bon millier de gens aussi intelligents que vous étudient les mêmes valeurs que vous. Ce n'est pas ce qui se passe en France, ou en Suisse, ou en Suède. Là-bas, les gens éduqués étudient Virgile ou Nietzche plutôt que d'étudier Volvo ou Nestlé."

p. 121-122. On apprend que l'expression "arracher les fleurs et arroser les mauvaises herbes" est une expression favorite de Lynch et que Buffett l'a appelé pour lui demander l'autorisation de la lui emprunter.

p. 146. J'aime bien celui-ci : "Quand vous devez vous inquiéter de ce que pense de votre travail la personne derrière vous, c'est à mon avis que vous cessez d'être un professionnel. Vous n'êtes plus responsable de ce que vous faites. Ceci crée un doute dans votre esprit sur votre capacité à réussir dans vos activités, car sinon pourquoi aurait-on éprouvé le besoin de contrôler tout ce que vous faites ?"

p. 156. "Cette théorie prétendant qu'un fonds trop grand [comme le fonds Fidelity de Magellan] ne peut que sombrer dans la médiocrité [en terme de performance] est toujours en vogue aujourd'hui, et elle est tout aussi erronée maintenant qu'il y a une dizaine d'années".

p. 161. "Dans le domaine des actions comme dans celui des histoires d'amour, la capacité à pouvoir divorcer facilement n'est pas une base saine pour construire un engagement qui dure".

p. 345. Lynch nous dit que Fannie Mae correspond probablement à "la somme la plus importante jamais gagnée par un groupe de fonds de placement [Magellan] sur une seule valeur, de toute l'histoire de la finance".

Venons-en maintenant à la forme. Et là le bât blesse encore plus. L'ouvrage est entièrement truffé de fautes d'orthographe, d'erreurs de traduction et, pire, de phrases sans aucun sens.

Dès la première ligne à la "Préface à l'édition de poche" on est perdus. La traduction fait dire à Lynch : "La publication de cette édition de poche m'a permis de répondre aux critiques". C'est incompréhensible puisque qu'il parle bien de la présente édition de poche de laquelle est traduit l'ouvrage. Bref, le traducteur aurait dû écrire "me permet" au lieu de "m'a permis"...

Deux pages plus loin on lit "Troisième idée fausse : Lynch a la main verte pour gérer des fonds." (p. 20). Vu la suite du paragraphe, cette phrase est parfaitement incompréhensible. Afin de comprendre ce que cela pouvait signifier, je suis allé voir une nouvelle fois la version originale. La phrase est : "Misconception #3 is that Lynch has it in for mutual fund". Qui veut dire "Lynch en a après les fonds" (il leur en veut)... bien loin de la traduction de Valor Editions. Rappelons que "avoir la main verte" ne signifie qu'une seule chose en français : être doué pour le jardinage.

Une ligne plus loin on lit "pourquoi irai-je" au lieu de "pourquoi irais-je". En page 52, "pilonnes" au lieu de "pylônes" (le pilier généralement métallique). Ailleurs le terme anglais "relevante" n'a pas été traduit.

Tout cela n'est qu'un petit échantillon. Je me demande si cet ouvrage ne serait pas le résultat d'un traducteur automatique...

Bref, même s'il y a des choses à apprendre, ce livre reste une déception, aussi bien sur le fond que la forme,

JL - 22 février 2016.

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HighCo, de la croissance à BFR négatif

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Après l'analyse de Xilam, voici celle d'une autre société qui sort du cadre deep value, une société de croissance, HighCo. Et surtout, nouveauté, nous avons un invité : après avoir déniché et analysé cette société fort intéressante, Geronimo a accepté de publier un article commun. Geronimo est un participant actif, et que je considère comme l'un des meilleurs, du forum de l'IH. Aussi est-ce un honneur de le recevoir sur ce blog. 

highco

Présentation de la société

HighCo est un groupe de publicité et de communication spécialisé dans l’influence du comportement du consommateur. Il est présent dans 15 pays avec environ 800 collaborateurs. Une grosse partie de l’activité se fait toutefois en France (60 % environ).

Après quelques années difficiles, l’horizon s’éclaircit : la croissance semble être bien revenue (9 trimestres consécutifs, +15 % par an). Elle s’achète aujourd’hui à un EV/FCF correct, qui pourrait ouvrir une opportunité d’achat intéressante en cas de baisse ou de bons résultats.Continuer la lecture →

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Reporting janvier 2016

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Corneille-de-Lyon_Pierre-Aymeric_1200pxContinuons notre voyage à travers l'oeuvre de Corneille de Lyon avec cette fois un portrait dont le sujet est identifié, Pierre Aymeric (1534). Il s'agit d'une oeuvre de référence pour identifier les autres tableaux du peintre : l'inscription au dos prouve en effet qu'il s'agit bien d'un Corneille de Lyon. Vous pourrez admirer cette huile sur bois au musée du Louvre une fois qu'elle sera revenue de son exposition à Lyon.

Ce mois encore, l'art nous aide à supporter la performance du portefeuille : - 7,3 %. 

▣ Mouvements de portefeuille et nouvelles des sociétésContinuer la lecture →

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Sears, pour arbitragiste II

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peseuse_moi_recadreDans un précédent article, Sears, pour arbitragiste en herbe, j'avais longuement disserté sur l'arbitrage entre l'obligation, le warrant et l'action de Sears Holdings.

Cet article est une mise à jour des tableaux d'arbitrage entre warrant et action.

A l'époque, j'avais vendu tous mes warrants à 22 $ pour acheter des actions à 32 $. Depuis la parution de l'article, les actions comme les warrants ont bien baissé et aujourd'hui le warrant m'apparaît plus intéressant. D'autre part, j'ai fait plusieurs mises à jour dans mon fichier de calcul des plus values des actions vs. les warrants :

  • j'ai retranché la CSG (15,5 %),
  • le strike du warrant a été ajusté,
  • j'ai corrigé une erreur de calcul dans une des colonnes.

Les tableaux donnent les gains potentiels d'un warrant comparativement à une action, imposition comprise. Les gains sont exprimés en facteur multiplicatif (= prix de vente moins imposition, divisé par le prix d'achat), en fonction du prix de l'action SHLD le jour de la vente. Pour une vente avant fin 2019 (5 ans), on suppose que le prix de vente du warrant est égal au prix de l'action moins le strike.Continuer la lecture →

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Sonae Capital, retour sur un 3-bagger

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sonae_capital

Aujourd'hui, j'ai vendu une position historique de mon PEA. Acquise en novembre 2012 à 0,13 € par action, cette (petite) position a été vendue pour 0,441 €, soit une plus value de +239 % en 3 ans frais compris. La thèse était simplissime : une énorme décote sur la VANT ajoutée à une profitabilité pré-crise. L'analyse n'avait pas été publiée. La voici, telle que je l'avais écrite dans mes brouillons.Continuer la lecture →

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Reporting décembre 2015

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CORNEILLE

A l'échelle de l'année 2015, ce fut un petit événement, mais un événement tout de même : une acquisition majeure du musée des Beaux Arts de Lyon, L'homme au béret noir tenant une paire de gants, peint par Corneille de Lyon vers 1530. Cette oeuvre magnifique a été acquise grâce à une souscription publique,  et s'inscrit actuellement dans l'exposition temporaire "Lyon renaissance", jusqu'au 25 janvier. Une quinzaine d'oeuvres de Corneille de Lyon sont rassemblées : allez-y, c'est unique.

Tout cela m'a revigoré après la constatation des performances 2015 du portefeuille. Si le PEA s'est bien défendu avec +24 %, les comptes-titres ont fait la moue et le portefeuille global termine tout juste en positif avec +2,74 %. Toutefois, cette année comme début 2014, j'ai l'impression de commencer 2016 avec un portefeuille prometteur, ce qui n'était pas mon sentiment début 2015. Attention, rien de chiffré toutefois, juste une impression.Continuer la lecture →

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The big short

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the_big_shortCommençons l'année par de la détente.

La crise de 2007-2008 a décidément inspiré les artistes. Notamment au cinéma. Il y avait déjà eu l'excellent documentaire Inside Job, le très bon Margin call, et l'assez peu réaliste Le loup de Wall Street. Voilà que vient de sortir The big short, affublé, en français, du sous-titre peu clair Le casse du siècle, dont le scénario est une adaptation du livre de Michael Lewis, The Big Short : Inside the Doomsday Machine, publié en 2010, et qui a passé 6 mois sur la liste des best-seller du New-York Times.

Il raconte comment plusieurs gérants de hedge funds ont su prévoir la crise des subprimes et parier dessus.

Le scénario décrit des événements réels. La mise en scène se veut assez didactique, en revenant sur les termes ou les notions financières, parfois à la manière d'un documentaire, parfois de façon comique. Pour autant si vous ne savez pas du tout ce qu'est un short en entrant dans la salle, un certain nombre de passages vont vous paraître obscurs voire difficiles. Il me semble d'ailleurs probable qu'une partie du public s'ennuie un peu, car la bande annonce ne laisse par entrevoir un film aussi technique sur la finance. Par contre, il devrait intéresser ceux qui ont quelques connaissances sur ce milieu. Autrement dit, il devrait vous intéresser. En tout cas, moi j'ai aimé ce film.Continuer la lecture →

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Xilam n'a pas le cafard

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Oggy

Peter Lynch nous a appris à aimer les activités ennuyeuses voire dégoûtantes : elles sont parfois moins chères. Ce blog a ainsi vu passer la fabrication d'armoires métalliques, d'aérations pour fenêtres, de machines pour goudronner les routes, voire l'extraction de pétrole. L'idéal serait des produits pour WC. Quoique, cette activité sur les produits sanitaires, je l'ai bel et bien trouvée à prix d'ami mais je l'ai manquée de peu avant que son prix ne remonte...

Une fois n'est pas coutume donc, visitons une société dont on peut parler dans les diners en ville. Xilam est en effet une entreprise plus présentable qu'à notre habitude puisqu'elle conçoit, produit et distribue des dessins animés, dont le plus connu est Oggy et les Cafards. Continuer la lecture →

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Reporting novembre 2015

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Delacroix_La_liberté_guidant_le_peupleSi l'art contemporain a guidé l'année 2015 du blog, les événements dramatiques du 13 novembre m'ont donné envie de revenir aux fondamentaux de l'art classique. La Liberté guidant le peuple (1830) de Delacroix est certes une oeuvre vue et revue, mais elle mérite d'être appelée une fois de plus. Même si elle ne représente pas, comme il est dit parfois, une scène de la Révolution française, mais une barricade de la Révolution de Juillet (1830), elle n'en est pas moins un symbole de la République française. Comme la plus belle des devises, Liberté, Égalité, Fraternité. A propos de fraternité, rappelons qu'on peut aimer son pays sans forcément vouloir en fermer les frontières. Et que, selon les conventions du droit international que nous avons ratifiées, nous devons accueillir les réfugiés en danger de mort chez eux. Comme les Syriens : depuis plusieurs années, 200 meurent chaque jour du fait de la guerre. Et entre 100 000 et 200 000 personnes ont disparu dans les prisons du régime...Continuer la lecture →

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IBM, maximum gourou attitude

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ibm-markI-1943Ça ne nous rajeunit pas... Car l'ordinateur ne date pas d'hier. Un des tous premiers fut le Mark I d'IBM, ici en photo, en 1943. Il mesurait 2,5 mètres de haut pour 17 mètres de long. Il était énorme et calculait probablement moins vite que nos téléphones actuels. Ensuite, je me rappelle, en 1980 au collège, nous avions un ordinateur, sur lequel nous faisions des calculs pendant les cours de maths. Il avait la taille d'une armoire. Quelques années plus tard, en 1985, les ordinateurs s'étaient fait individuels et avaient la taille des gros portables actuels : les lycées en avaient (les Thomson TO7) et nous programmions déjà.

Plus ils rapetissent, plus ils calculent beaucoup et vite. C'est un peu la même relation inverse pour mes analyses : plus la société est petite et simple,  plus j'ai envie de pousser l'analyse, plus elle est grosse et plus j'ai envie de m'en remettre à d'autres.Continuer la lecture →

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Les journées de l'économie

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2015-10-21 11.43.17

Dans le reporting d'octobre, je vous ai déjà présenté la Galerie d'anatomie comparée et de paléontologie du Muséum d'histoire naturelle. Voilà la photo de la salle de paléontologie au deuxième étage, avec entre autres ses dinosaures. Tout en observant les fossiles, on intègre réellement que ces animaux disparus, les dinosaures et les autres, ont vraiment existé, et que la science est un beau et long travail d'enquête qui mobilise toutes les intelligences.

L'humain fait décidément des choses formidables. Outre le muséum, je voulais vous présenter aujourd'hui une autre de ces constructions formidables : les journées de l'économie.

Cette manifestation se déroule chaque année en octobre ou novembre à Lyon depuis 2008. Pendant trois jours, nous pouvons assister à des conférences (tables rondes) qui réunissent plusieurs intervenants et un animateur. Ce qui est fantastique dans ces journées de l'économie, ce sont :Continuer la lecture →

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Reporting octobre 2015

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balaine_mhnQuelle merveille que la Galerie d'anatomie comparée et de paléontologie du Muséum d'histoire naturelle[1] ! On peut y trouver ce genre de spécimen, une baleine franche australe échouée en 1818 sur une plage d'Afrique du Sud. Ne trouvez-vous pas que, vu comme ça, les nageoires ressemblent à nos doigts ? L'Évolution est pleine d'embranchements et de surprises.

Oserais-je dire que les marchés aussi ! ?

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  1. Entre parenthèses, je trouve cette salle ancienne autrement plus percutante que la récente Galerie de l'évolution, avec certains animaux en plastique, dans un univers plus contemporain, allez savoir pourquoi, très sombre, et qui masque le magnifique hall 19e dans lequel il est inscrit.  []
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Investir dans la valeur, le livre

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investir_ds_valeur"Investir dans la valeur. De Benjamin Graham à Warren Buffett et au-delà" de Michael Van Biema, Bruce-C-N Greenwald, Judd Kahn, Paul-D Sonkin.

Lorsque j'ai lu ce livre pour la première fois, je débutais et c'était sûrement trop tôt car... je n'ai rien compris, ni rien retenu.

Il faut dire que la forme n'aide pas : cette édition française de l'ouvrage américain est d'une qualité très très médiocre. Outre un nombre de fautes de frappe incalculable, l'éditeur ne connait pas les règles de typographie française : les noms propres et les noms de sociétés sont intégralement en majuscules, il n'y a pas d'espace avant les $ et les % (encore que l'éditeur n'applique même pas sa 'règle' uniformément).

La structure de l'ouvrage elle-même n'est pas très pédagogique. On peut légitimement douter que les auteurs aient passé beaucoup de temps à vouloir rendre leur discours le plus structuré, le plus simple, le plus accessible. Les notions s'entremêlent sans qu'on voit souvent le cours logique des choses. On a du mal à appréhender ce qui est important de ce qui ne l'est pas. Un exemple : la formule de calcul de la VCB, notion importante de l'ouvrage, est perdue au milieu d'un paragraphe. Quant à la définition du "coût du capital", élément fondamental de cette formule, je ne sais même pas où elle se trouve !

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La méthode des DCF ?

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petrus_favicon3dQu'est-ce que la méthode des DCF (Discounted Cash Flow) ? Pourquoi les investisseurs value n'ont pas vraiment besoin de l'utiliser sous sa forme complète ? Et surtout, comment calculer un cash-flow moyen pour une société en croissance ? Voilà les questions auxquelles je vais tenter de répondre. C'est un article qui fait partie d'une série assez technique.

Qu'est-ce que la méthode des DCF ?

C'est facile à énoncer : cela consiste à estimer tous les free cash-flows futurs (FCF) que va générer l'entreprise, à les actualiser, et à considérer que la somme de tous ces FCF actualisés représente une certaine valeur de l'entreprise.

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