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Batla minerals, des diamants bon marché

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Nous voilà revenus dans le deep value : une société avec un business qui fait peur mais un trésor très faiblement valorisé en bourse.

Batla minerais S.A. est une société française d’investissement spécialisée dans la détention de titres miniers. Elle est cotée sur Euronext Access Paris (ex-Marché Libre) depuis mai 2007, au double fixing de 11 h 30 et 16 h 30. Batla concentre son activité sur l’Afrique australe où ses activités sont réparties en 3 branches principales :

  • minéraux précieux : le diamant,
  • ressources énergétiques : l’uranium,
  • métaux communs et de transition : tungstène, molybdène, et terres rares.

Bien que basée non loin de Montpellier, ses principaux dirigeants semblent être d'origine hollandaise. Son principal actionnaire est d'ailleurs hollandais :

Actionnaires principaux
 % du Capital
 % des Droits de Vote
Hawkfield Corporation NV
53,8
39,8

JLP SAS

13,73
20,32
Juvela Investments Ltd
8,16
12,07
SARL V5
6,26
9,26
Société Civile Lauviah
5,79
8,57

 

Voyons tout de suite les comptes.

 Bilan et capitalisation

Du bilan annuel au 31 mars 2018, nous extrayons :

  • Cours de référence = 0,56 €
  • Nombre d'actions = 5,3 M
  • Capitalisation P = 3,0 M€
  • Actifs = 16,0 M€
  • Dettes totales = 2,8 M€
  • VANN = 6,6 M€
  • VANT = 12,8 M€
  • Trésorerie et équivalents = 5,1 M€
  • Dettes financières = 0,2 M€
  • EV = -2,0 M€.

Le bilan est en béton armé. La société fait même partie du club très fermé des EV<0 (capitalisation inférieure à la trésorerie nette). Le plus souvent, c'est le signe d'une société en perte. Pas ici. Voyons ça.

 Compte de résultat et flux de trésorerie

Les comptes de résultat sont très variables (décroissants) d'année en année parce qu'il y a eu des ventes d'entités. Il est donc difficile de dire comment se comporte la société à périmètre constant et c'est pour cela que je n'ai pas trop essayé de regarder attentivement l'évolution temporelle des états financiers. Voici les éléments pour l'année comptable se terminant fin mars 2018 :

  • CA  = 9,8 M€
  • REX = 1,6 M€
  • RN  = 0,4 M€
  • CAF = 1,4 M€
  • Amortissements et provisions nets =  0,7 M€
  • Capex = -0,3 M€
  • EBITDA = 2,3 M€ 
  • FCF (hors dBFR) = 1,7 M€.

Puisque l'EV est négative, les ratios qui l'impliquent ont peu de sens. Les autres ratios sont :

  • P/FCF = 1,7
  • P/E = 6,9

Si vous me demandez comment il est possible qu'une société avec un P/FCF = 1,7 ait une EV négative, je vous répondrai que je n'en sais strictement rien.

 Valorisation

Suivant mes ratios "habituels", on obtient les valorisations suivantes par action :

  • Trésorerie nette par titre = 0,93 €
  • Valeur liquidative = 1,51 €
  • Valeur (EV/EBITDA = 4) = 2,70 €
  • Valeur (EV/FCF = 5) = 2,55 €
  • Valeur (EV/RN = 8) = 1,58 €
  • Valeur (P/FCF = 7) = 2,26 €.

Ces ratios ne sont pas basés sur des ventes réalisées dans le secteur. Ce sont juste des ratios qui me semblent minimaux. Un P/FCF = 7 donne par exemple une rentabilité annuelle de 14 % de l'investissement. Un EV/EBITDA = 4 est celui des ventes du marché privé dans les secteurs en difficulté.

 Conclusion

On a donc une valorisation à 60 % de la trésorerie nette en parallèle à un taux de rentabilité des FCF sur capitalisation impressionnant (~ 60 %).

Les raisons qui pourraient ( ?) expliquer cette impressionnante décote :

  • une cotation sur le marché libre,
  • des actifs situés en Afrique du Sud, où l'Etat n'est pas d'une stabilité absolue, et où la sécurité des opérations n'est pas toujours facile à assurer,
  • un actionnaire principal domicilié dans les Antilles néerlandaises,
  • un cours qui a dégringolé depuis son introduction en bourse (à 15 € je crois) et donc une confiance brisée.

Mais tout cela ne me semble pas suffisant pour justifier une telle décote. D'autant qu'il peut y avoir des cerises sur le gâteau.

1. Batla vient de vendre l'intégralité de sa participation dans le projet de tungstène. La vente de l'intégralité de sa participation dans le projet d’uranium est quasi finalisée, il ne reste que l'autorisation du régulateur. Ces deux ventes n'étaient pas comptabilisées à fin mars 2018.

2. Batla est prestataire pour la société Gem Diamonds : il exploite la mine de Gem et ce dernier lui reverse un pourcentage sur les diamants trouvés. Or, quand on lit le dernier rapport de Gem, pour l'année se terminant fin décembre 2018, on s'aperçoit que les coûts de Gem pour Batla, sont passés de 7,9 M$ en 2017 à 11,4 M$ en 2018. Il se peut donc que l'on ait de bonnes nouvelles sur l'année 2018-2019, au moins sur le CA.

3. Batla possède 25 % d'une carrière de granite et vient de lancer la production avec ses partenaires. Peut-être y'a-t'il à attendre un peu de bénéfice de ce coté-là (les sociétés de granite semblent bien se porter actuellement).

Nous en saurons plus en septembre, pour le prochain rapport annuel.

Mes remerciements au copain qui m'a indiqué cette pépite, et à celui qui a déniché des informations intéressantes. La décote est énorme, mais je n'en ai acheté que pour 3 % de mon portefeuille, à cause des réserves évoquées.

JL - 18 mai 2019.

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Reporting janvier-avril 2019

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Après 6 ans et demi de publication d'œuvres d'art sur le blog, une nouvelle, entendue sur Arte, me pousse à parler d'un sujet qui me tient à coeur depuis bien longtemps : la défense des droits humains. Mi-mars, j'entendais que le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov était toujours détenu par le pouvoir russe, depuis 5 ans, actuellement dans une prison du nord de la Sibérie. Il est accusé de "préparation d'actes de terrorisme" ; en réalité, il est détenu arbitrairement pour s'être opposé à l'annexion de la Crimée par la Russie. Si vous souhaitez plus de renseignements, ou signer la pétition pour le faire libérer, c'est sur le site d'Amnesty International.

Nouvelles du portefeuille et des sociétés

Assez peu de mouvements de portefeuille pendant le quadrimestre. C'est en partie la raison pour laquelle je n'ai pas fait de reporting plus tôt.

  • Prodware. La société a continué de racheter ses titres à tour de bras aux alentours de 9 €. Suite à la publication des derniers résultats, j'ai considéré que les comptes de cette société sont invariablement opaques. Dans la présentation de l'année, l'emprunt réalisé en 2018 est intégré dans le FCF : voilà une conception assez originale du Free Cash Flow ! Avec cette définition, il devient assez facile d'avoir un FCF positif... J'ai décidé de m'alléger, quitte à revenir si l'action descendait plus bas, ou si j'avais beaucoup de cash. Vente de 80 % de la ligne. PV = +25 % en 2 ans.
  • i2S. J'ai tout vendu à 3,2 €. Les résultats sont bons, mais les promesses de croissance sont longues à être tenues. PV = +90 % en 4,5 ans. Depuis, je constate que le directeur général en achète régulièrement. Enfin, en avril la société a annoncé qu'elle déménageait dans une nouvelle usine.
  • Razor. Vente totale. Je ne maitrisais pas vraiment cet investissement. PV = 0.
  • Sears Holdings. A la faveur d'un sursaut du cours, j'ai vendu toutes mes actions autour de 2 $. La perte est difficile à quantifier mais est de l'ordre de 90 %. J'ai encore quelques options.
  • Cofidur. Depuis mon achat, en 2013, je n'avais rien fait sur ce titre. Je viens de racheter quelques actions à 300 €. Je développerai ma thèse dans un article à publier après l'AG (le 23 mai). La société a vendu son site de Cherbourg. La holding des dirigeants a racheté une des 4 parts. J'ai prévu d'aller à l'AG qui aura lieu le 23 mai.
  • IDS. Achat pour environ 3 % de mon portefeuille suite aux bons résultats 2018. J'ai publié un article sur le titre. J'ai prévu d'aller à l'AG qui aura lieu le 20 juin.
  • Powerfilm. La société m'a envoyé le rapport 2017. Celui pour 2018 ne devrait plus tarder. Voir l'article, à la suite duquel j'ai mis le rapport à disposition et ai posté une petite mise à jour.
  • Thalassa. THAL avait investi l'an dernier dans 20 % de la société LSR, de l'immobilier commercial britannique, et avait essayé de prendre le pouvoir au conseil d'administration, considérant que la direction actuelle faisait perdre de la valeur aux actionnaires. N'ayant pas réussi à changer la politique de la direction, Thalassa est passé à la vitesse supérieure en lançant une OPA sur LSR. A ce jour, elle a reçu 20 % d'actions supplémentaires et a prolongé la durée de l'OPA.
  • Veltex Corp, une coquille vide spéculative du marché OTC US. Vente de cette micro-ligne : encore une action que je ne maitrisais pas. MV = -20 % en un an.
  • Gaumont. Toujours ma plus grosse ligne et rien à signaler. L'AG aura lieu le 7 mai. Je n'irai pas, on n'y apprend pas grand-chose. Et puis j'y aurai des espions. Par contre, il est utile d'y poser des questions écrites, afin de laisser une trace écrite dans les compte-rendus.
  • Fin 2018, j'avais acheté une valeur non dévoilée sur le blog. J'en ai revendu l'essentiel entre +16 % et + 57 %. J'espère en racheter plus bas.
  • Transfert de liquidités du CTO Lynx vers le CTO Binck. Je compte fermer le compte Lynx un jour. Il alourdit un peu trop les déclarations d'impôts.

▣ Sociétés non cotées

A la suite d'une question sur le forum de l'IH, j'ai fait un bilan des sociétés non cotées (ou assimilées) que j’ai, ou que j'ai eues, en portefeuille :

  • PowerFilm. Délistée. Panneaux solaires flexibles US. Une boite qui cotait à la moitié de son cash net quand je l’ai achetée. A la sortie de cote, j’ai doublé ma position. J’y crois encore mais la société continue à être en forte perte.
  • Eastern European Property Fund. Délistée. Une ex-daubasse dans l’immobilier à l’est de Europe. Je n’ai pas trop suivi le dossier.
  • Biolitec. Délistée. Société allemande de matériel médical. Quand elle est sortie de la cote j’ai décidé de la garder. Elle a ensuite proposé plusieurs fois de racheter les actions. Je n'ai apporté qu'une partie des actions, jugeant le prix trop bas. Depuis, j’ai reçu de copieux dividendes, mais je ne sais pas combien, je ne surveille pas mes dividendes. Et, en écrivant ce message, je m’aperçois… qu’elle a disparu de mon portefeuille sans que je ne reçoive aucune nouvelle ! Je me renseigne auprès de Binck.
  • Menuiseries Vial. Pas vraiment sortie de la cote, mais mise en faillite. L'action aurait probablement dû être annulée depuis des années mais elle figure encore sur mon PEA comme délistée.
  • Matica technologies. Une ex-daubasse allemande. Etait annoncée comme devant être délistée. Comme elle était intéressante, je l’avais gardée. Les rapports étant en allemand, et étant a priori non cotée, j’avais renoncé à la suivre. L’an dernier, je me suis aperçu qu’elle cotait en fait sur un autre marché allemand (Hambourg). Je l’ai revendu au téléphone à la suite d’une remontée du cours.

Les valorisations indiquées par le courtier pour ces titres sont diverses : parfois c’est zéro, parfois c’est le prix de dernière cotation.

Chacun se fera son idée sur l'intérêt d'avoir des sociétés non cotées en portefeuille. Un aspect positif est de ne plus avoir à s'en occuper. Un aspect négatif est évidemment de ne plus être maître de grand-chose.

▣ Performance et gains

Mes principales positions sont plutôt calmes. Ainsi, je sous-performe largement le CAC Small (+15.93 %), et le CAC 40 (+18.09 %). Le PEA fait toute la hausse depuis le 1er janvier : +9,78 % (PEA), -0,09 % (CTO Binck), -0,88 % (CTO Lynx), +6,10 % (Global).

▣ Nouvelles du blog et autres

Depuis le début de l'année, j'ai publié trois articles :

J'ai eu des nouvelles de l'IF : la perf a été de -41,74 % en 2018, de + 84,8 % depuis l'origine (sept. 2011), et 20,52 % depuis le début de mon propre portefeuille (juillet 2012). Nouvelle étrange, car le pari semble dangereux : 60 % de leur portefeuille est sur une seule valeur, Orca, qui fait dans le gaz et pétrole en Tanzanie.

La loi PACTE a été définitivement adoptée par le Parlement français le 11 avril. Voilà le résumé de ce qui concerne le PEA et le PEA-PME, paru dans le journal Investir du 13 avril 2019 :

Puisqu'on parle de Investir, début avril je leur ai envoyé le mail suivant :

Cher journal Investir,

Depuis quelque temps vous faites suivre les ratios du mot "fois", comme "PER = 7 fois". La répétition de cette faute me rend la lecture un peu désagréable. Il faut juste écrire "PER = 7". En effet :

  • les ratios comme le PER sont des nombres sans dimension (sans unité),
  • à ma connaissance, il n’y a pas d’usage dans la langue française où le mot "fois" servirait de pseudo-unité aux rapports sans dimension ; ceci est donc un néologisme inutile,
  • la preuve est qu’on dit "la densité de l’or est de 19" et non "la densité de l’or est de 19 fois".

En vous remerciant pour votre attention,

Jerome Leivrek

Pas de réponse.

Sur ces légèretés, je vous souhaite un bon printemps.

JL - 1er mai 2019.

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IDS, la géographie rentable

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La société dont je veux vous parler aujourd'hui est IDS (Institut de Développement Social). Elle est spécialisée dans l’acquisition, la production et le traitement de l’information géographique. Elle est organisée autour de 3 pôles :

  • Études : assistance à implantations ou déplacements de canalisations.
  • Géodétection : localisation et cartographie de réseaux enterrés.
  • Expertise cartographique : analyse, production, contrôle et optimisation des données cartographiques.

Elle compte actuellement 67 employés.

Après des problèmes de capitalisation dans les années 2000, cette société a été redressée, a connu quelques années de rentabilité honorable, puis une année 2017 à vide, suite à quoi le cours est passé de 0,8 € à environ 0,5 €.

▣ Résultats 

Ce qui m'a fait venir sur ce titre, ce sont les très bons résultats de l'année 2018, publiés le 20 mars 2019. Suite à cette annonce, le cours à pris environ +35 % en deux jours. Les états comptables au 31 décembre 2018 ne sont pas encore disponibles. Ils le seront avant mi-mai. Je me suis basé sur le communiqué de presse (succinct donc) pour obtenir :

  • Cours de référence P = 0,87 €/action
  • Nombre d'actions = 5 311 060
  • Flottant = 4 796 393 (90.3 %)
  • Capitalisation = 4,6 M€
  • CA = 4,7 M€ (vs. 3,7 en 2017)
  • REX = RN = 0,8 M€ (vs. -0,15)
  • Dette = 0 (vs. 0)
  • Trésorerie nette = 1,7 M€ (vs. 0,3)
  • Capitaux propres = 4,4 M€ (vs. 3,6)
  • EV = 2,9 M€
  • Rendement = 7 % (dividende = 0,06 €/action).

Pour estimer le free cash flow et l'EBITDA, j'ai fait deux hypothèses extrêmes.

▣ Hypothèse optimiste de valorisation

J'ai tout d'abord déterminé le FCF par la différence de trésorerie. Je ne sais donc pas ce qu'il contient exactement, à part 0,8 M€ de REX et des amortissements probablement > 0,1 M€. Difficile donc de dire si ce FCF est pérenne, probablement pas (diminution de BFR ?). Étant donné le capex négligeable des années passées, on peut le considérer nul. J'obtiens alors :

  • FCF = EBITDA = 1,4 M€ 
  • EV/FCF = EV/EBITDA = 2,1
  • EV/RN = EV/EBIT = 3,6
  • P/FCF = 3,3
  • P/E = 5,8.

Tentons une valorisation sous cette hypothèse. Je pense que les ratios suivants sont raisonnables :

  • Valorisation/action (EV/EBITDA=4) = 1,4 €
  • Valorisation/action (EV/FCF=5) = 1,6 €
  • Valorisation/action (EV/RN=8) = 1,5 €
  • Valorisation/action (P/FCF=7) = 1,85 €.

▣ Hypothèse raisonnable de valorisation

J'ai ensuite estimé l'EBITDA par la somme du REX 2018 et des amortissements des années précédentes (0,1 M€). J'obtiens alors :

  • FCF = EBITDA = 0,9 M€ 
  • EV/FCF = EV/EBITDA = 3,2
  • EV/RN = EV/EBIT = 3,6
  • P/FCF = 5,0
  • P/E = 5,8.

Sous cette hypothèse :

  • Valorisation/action (EV/EBITDA=4) = 1,0 €
  • Valorisation/action (EV/FCF=5) = 1,2 €
  • Valorisation/action (EV/RN=8) = 1,5 €
  • Valorisation/action (P/FCF=7) = 1,2 €.

Si le niveau d'activité et la rentabilité se maintiennent, cette société est actuellement peu chère.  A  vous de choisir votre valorisation. A mon avis, le potentiel au cours actuel est de l'ordre de +50 %.

▣ Pratique

Le titre est coté sur le marché Euronext Access (ex Marché libre). C'est un marché où l'actionnaire est moins protégé, où l'information donnée par les sociétés est plus ou moins importante, mais il est peu exploré, et recèle potentiellement quelques trésors. Un autre avantage de ce marché est que l'on ne peut pas être exproprié (pas d'OPRO). Ticker : MLIDS. ISIN : FR0000079691.

La cotation se fait au fixing. Des phases de Trading at Last (TAL), périodes donnant lieu à des transactions dont les cours sont égaux au dernier cours, suivent les fixings. Seuls les ordres avec une limite égale au cours du dernier fixing sont acceptés pendant ces phases. Pour le titre IDS, deux fixings ont lieu par jour, à 11 h 30 et à 16 h 30. Les phases de TAL sont les suivantes : de 11 h 30 à 15 h puis de 16 h 30 à 17 h 30. Pendant les phases de TAL, les ordres au marché, ou les ordres dont la limite diffère du dernier cours, sont rejetés.

La liquidité du titre est faible mais reste correcte pour un petit porteur. Volume journalier moyen = 1 800 titres.

Le siège de la société est à côté de l’opéra de Lyon, et une partie de l'opérationnel semble être à Champs-sur-Marne. La prochaine AG est le 20 juin 2019 au siège.

Site oueb de la société : https ://idsfrance.com.

Je suis actionnaire depuis quelques jours, pour une partie significative de mon portefeuille. A priori, il n'y a guère de protection à la baisse mais la décote est intéressante. Enfin, la société est peut-être repartie dans une bonne dynamique : le CA a fait + 25 % en 2018 et la rentabilité a fortement progressé.

JL - 3 avril 2019.

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Principia boursicotae

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Petit billet dans lequel j'essaye de rassembler mes Principes de la bourse, c'est-à-dire les quelques axiomes sur lesquels sont basés mes investissements boursiers. Ce ne sont pas des conseils. Il s'agit juste de faire une synthèse de ce que je crois, et de ce que je fais.

1. L'investissement en actions est statistiquement l'investissement le plus rentable.

Il est bien connu que parmi l'évolution des indices de tous les grands types d'investissements : actions, obligations, immobilier, or, monnaie,..., l'investissement en actions est celui qui, à long terme, rapporte le plus, et de loin. Bien sûr, cela n'est vrai que statistiquement, c'est-à-dire en moyenne (vous pourrez toujours avoir la chance de faire un coup immobilier incroyable, ou au contraire, et c'est plus facile, un mauvais coup boursier). La figure ci-dessous illustre ce propos : 1 $, investi en 1926, aurait donné 17 000 $ en 2013 s'il avait été investi en actions small-cap, 5000 $ sur le S&P500, 93 $ sur les obligations moyennes, et 13 $ sur l'inflation...

2. L'investissement en actions dites value est le plus rentable

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4, l'informatisation des marchés-III

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Après "6" et "5", livres que je vous avais présentés dans deux articles précédents, j'avais écrit "L'auteur nous a indiqué que la série s'arrêterait là. Espérons qu'il change d'avis". Alexandre Laumonier a exhaussé mon voeu : pour notre plus grand bonheur, il vient de sortir le troisième ouvrage de la saga, "4", toujours sur le sujet des marchés financiers et de la course à la vitesse de transmission de l'information que ces marchés génèrent.

La série a encore gagné en audience, puisque j'ai vu un compte-rendu de lecture dans plusieurs journaux. Je n'ai pas encore eu le temps de lire l'ouvrage mais je spécule que le talent de conteur d'Alexandre Laumonier ait encore fait son oeuvre. Puis, mon journal préféré a publié cette semaine son compte-rendu de lecture, et je ne pourrai écrire mieux. Le voici donc (Le Canard Enchainé, 27 février 2019) :Continuer la lecture →

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Reporting novembre-décembre 2018

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L'année 2018 s'est terminée pour moi à la neige, dans un village d'altitude peu équipé en réseau. C'est donc avec retard que je publie le dernier reporting de l'année. Je n'ai pas échappé à la baisse générale des marchés, et mes portefeuilles terminent à mi-chemin entre le CAC 40 (-11 %) et le CAC small (-27 %).

Nouvelles du portefeuille et des sociétés

En cette fin d'année, les soldes boursiers étaient en avances sur les soldes vestimentaires. J'ai donc fait quelques remaniements, consistant à vendre un certain nombre de petites positions en lesquelles je ne croyais qu'à moitié, pour faire un peu de cash.Continuer la lecture →

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Gevelot II, une montagne de cash

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Pas la peine de présenter Gevelot, entreprise connue de tous les investisseurs value. Rappelons juste qu'il s'agit d'une société de mécanique dont l'activité concerne plus précisément la fabrication de pompes (pour le transfert de divers fluides), via son unique filiale PCM. Les autres activités ont été vendues à bon prix, ce qui fait que le groupe est maintenant assis sur une montagne de cash.

J'ai eu connaissance de Gevelot en 2012 grâce aux Daubasses qui l'avaient analysé et acheté en 2010 à 19 €. Si l'on veut se remémorer quelques caractéristiques de la société, on pourra relire leur article. M'armant d'un peu de patience, j'avais acheté des actions fin 2012 et début 2013 à 45 €, un prix déjà bradé, pour les revendre 140 € en 2016. Aujourd'hui, à 190 €, le prix est 10 x fois plus élevé qu'en 2010, mais c'est toujours peu cher. Voyons cela.Continuer la lecture →

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Reporting septembre-octobre 2018

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 Pour prolonger un peu l'été, voici un dessin original de Gibrat, qui a servi de couverture pour la nouvelle édition en un volume de sa BD intitulée Le sursis (2010)La preuve en image que la BD c'est de l'art aussi. Avis aux  collectionneurs, ce dessin est en vente 50 k€ sur Ebay.

Un peu avant l'été, j'avais aimé lire la Lettre Sextant (Amiral Gestion) du premier trimestre 2018 écrite par Francois Badelon. J'en partage l'optimisme, et aussi la remarque que notre société n'arrive pas à résoudre certains problèmes simples alors qu'elle en résout de complexes. Et que nos descendants nous trouveront arriérés sur certains points (il donne l'exemple de la production d'armes).Continuer la lecture →

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Le début des soldes

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Vous l'avez remarqué, les small caps subissent des baisses importantes et quasi généralisées. Ainsi, beaucoup d’alertes à la baisse se déclenchent, qui font autant d’opportunités d’achat. Mais, en ce moment, je n’ai guère le temps de travailler à une analyse et donc de publier un article. D’autant que je n’ai aucun cash en portefeuille, ce qui n'augmente pas la motivation.

J'ai donc décidé de vous livrer telle quelle ma liste d’idées à analyser qui pourraient être (de nouveau) intéressantes. Dans un ordre aléatoire, et avec les déclarations de positions pour être en règle avec l'AMF :Continuer la lecture →

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Reporting juillet-août 2018

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Pour ceux qui s'intéressent à la vie politique du pays et à l'écologie, l'interview et la démission en direct de  Nicolas Hulot  a été un moment fort. On a découvert en effet un Nicolas Hulot à l'opposé des hommes politiques usuels. Ces hommes politiques qui sont prêts à défendre un collègue indéfendable pour la seule raison qu'il appartient à la même caste que la leur, et à taper sur un autre pour la seule raison qu'il est dans la caste ennemie ; des hommes que la vérité n'intéresse guère, leur seul souci étant de réussir la rhétorique dans laquelle ils sont enfermés. Nicolas Hulot donc, a fait tout le contraire, en allant chercher au fond de lui sa vérité, et en nous expliquant très bien pourquoi faire avancer l'écologie politique était difficile. Son interview a impressionné tous ceux que j'ai rencontrés. Si l'idée de faire de la politique autrement vous intéresse, je vous conseille de la regarder (ici sur France Inter, par Nicolas Demorand et Léa Salamé, 40 min). Vous pourrez la compléter par le billet de Nicole Ferroni.Continuer la lecture →

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La stratégie du propriétaire

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C'est toujours un plaisir d'accueillir un invité sur ce blog. Phil (alias SRV) et moi nous sommes connus lors d'une enrichissante rencontre d'investisseurs. Lorsque j'ai lu son intéressant commentaire sur le livre présenté ici, je lui ai immédiatement proposé d'en faire un résumé. Merci à lui d'avoir gentiment accepté.

La stratégie du propriétaire, de Alain Bloch, Nicolas Kachaner, Sophie Mignon. 192 pages. Livre épuisé mais disponible d'occasion.

Cet ouvrage de 2012 mène l’enquête sur les caractéristiques des sociétés performantes dirigées par des familles.

L’échantillon se compose de sociétés de plus d’un milliard d’euros de chiffre d'affaire dont le siège est en France, en Espagne ou au Portugal. Une cinquantaine de sociétés de tous les secteurs sont ainsi analysées en épluchant les rapports annuels, les interviews et déclarations des dirigeants.Continuer la lecture →

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Biosynex, petit parfum de conflit d'intérêts

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Il y a deux semaines (le 7 juillet), notre journal préféré à tous, Investir, a choisi comme Valeur à découvrir de la semaine, la société Biosynex. Il s'agit d'une biotech dans le domaine des tests de diagnostic médical rapide : test de prédiction d'accouchement imminent, test d’intolérance au gluten, lecteur automatisé de tests, etc. Si vous avez manqué la nouvelle, Biosynex vient de sortir l'auto-test du HIV, peut-être une petite révolution pour les usagers. Or, il se trouve que j'avais regardé cette société la semaine précédente, parce que le PDG venait de racheter 0,5 % du capital (300 k€). Je me suis donc dit que c'était l'occasion d'en parler. Je commence par vous copier l'article d'Investir puis je donne quelques éléments que j'avais notés.Continuer la lecture →

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Reporting mai-juin 2018

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Nous voilà à 6 ans de portefeuille. Ceux qui me suivent depuis quelque temps connaissent la conclusion temporaire de ces 6 années : en terme de performance, les compte-titres n'ont rien fait, alors que la valeur du PEA a été multipliée par quasiment 5 ! La conséquence est que je m'occupe de moins en moins de trouver des valeurs pour mes CTO. Dernièrement, j'y ai logé des titres que j'ai aussi en PEA.

La participation à l'assemblée générale de Gaumont, avec les 900 k€ chacun de salaire de Sidonie Dumas et Nicolas Seydoux, m'a replongé dans des réflexions sur l'héritage (financier, social, culturel...). Une des idées qui m'est étrangère est d'attribuer sa position à son mérite et non à son héritage. Je connais beaucoup de personnes qui ont une position sociale ou financière enviable, et certains pensent être arrivés à ces postes prestigieux par leur mérite. Pour beaucoup, leur père exerçait le même métier. Le fils d'un moniteur de ski a t'il du mérite de savoir bien skier et de devenir moniteur de ski ? Cela pose la question de la définition du mérite. Tout cela m'a donné envie de lire Les Héritiers de Bourdieu et Passeron. Peut-être sur la plage cet été ?Continuer la lecture →

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Media 6, de la croissance pas très chère

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Une fois n'est pas coutume, présentons une société en croissance. Media 6 est une société spécialisée dans le marketing et le mobilier de lieux de vente. La photo de l'article montre l'aménagement de la Brasserie du train bleu. Plus précisément, le chiffre d'affaire par activité se répartit ainsi :
- fabrication de supports de communication et de mobilier commercial (84,6 %) : vitrines, présentoirs, terminaux, stands, corners et meubles fabriqués en carton, en bois, en plastique et en métal,
- prestations de services (15,4 %) : réalisation de campagnes publicitaires sur les lieux de vente, mise en scène attractive des produits, animation des points de vente, agencement de mobilier commercial, etc.Continuer la lecture →

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U10, nouveau suivi d'initié

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U10 (ticker UDIS) est un créateur, fournisseur et logisticien dans l'univers de l'équipement de la maison : décoration textile, accessoires de la maison, accessoires de mode basé à Lyon. Leurs clients sont des distributeurs, pour lesquels ils conçoivent, fabriquent et transportent des lignes de produits tendance, "au juste prix", dont le but est de "démocratiser le haut de gamme" .

Le PDG et principal actionnaire, Thierry Lievre, détient, au 14 novembre 2017, 68 % du capital (11 727 092), par l’intermédiaire des  sociétés Financière des Docks et TLK qu’il contrôle.Continuer la lecture →

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