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Principia boursicotae

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Petit billet dans lequel j'essaye de rassembler mes Principes de la bourse, c'est-à-dire les quelques axiomes sur lesquels sont basés mes investissements boursiers. Ce ne sont pas des conseils. Il s'agit juste de faire une synthèse de ce que je crois, et de ce que je fais.

1. L'investissement en actions est statistiquement l'investissement le plus rentable.

Il est bien connu que parmi l'évolution des indices de tous les grands types d'investissements : actions, obligations, immobilier, or, monnaie,..., l'investissement en actions est celui qui, à long terme, rapporte le plus, et de loin. Bien sûr, cela n'est vrai que statistiquement, c'est-à-dire en moyenne (vous pourrez toujours avoir la chance de faire un coup immobilier incroyable, ou au contraire, et c'est plus facile, un mauvais coup boursier). La figure ci-dessous illustre ce propos : 1 $, investi en 1926, aurait donné 17 000 $ en 2013 s'il avait été investi en actions small-cap, 5000 $ sur le S&P500, 93 $ sur les obligations moyennes, et 13 $ sur l'inflation...

2. L'investissement en actions dites value est le plus rentable

Acheter, à un prix très inférieur à la valeur intrinsèque (bien distinguer ces deux notions) que l'on a estimée, fournit, toujours statistiquement et historiquement, une espérance de gain supérieure à d'autres stratégies. Le tableau ci-dessous, reproduit d'après le fameux article de Fama et French de 1992[1], en fournit une illustration. Des sociétés cotées ont été divisées en 12 groupes : des sociétés plus orientées croissance vers les colonnes 1A, 1B... aux sociétés plus orientées value vers les colonnes 10A et 10B. Cette division est faite sur le rapport Capitaux propres/Capitalisation (alinéa 1) ou alors P/E (alinéa 2). Dans les deux cas, on voit que la progression boursière (monthly return) est plus élevée pour les sociétés dites value[2]. Personnellement, j'essaye d'acheter des actions à un prix décoté de 50 % par rapport à la valeur que j'estime.

3. L'investissement en petites capitalisations est le plus facile et le plus rentable

Ce fait est lui aussi connu et la première figure le montre : les small caps performent historiquement mieux que les large caps. Le tableau ci-dessous[3] en fournit une vision un peu plus détaillée. Les sociétés sont divisées en 10 catégories de glamour (c'à-d. de capitalisation importante par rapport aux capitaux propres, colonne 1) à value (colonne 10), et en 10 autres catégories de taille (de ligne 1 pour les Small cap à 10 pour les Large cap). Pour toutes les catégories, sauf pour le décile des sociétés les plus chères, les gains boursiers sont plus importants pour les petites capitalisations.

Par ailleurs, il est aussi (beaucoup) plus facile de comprendre les comptes d'une petite société que d'une grande. Pour moi, c'est aussi un point fondamental de mon orientation sur les petites capitalisations.

4. L'investissement dans les sociétés françaises est le plus facile (et donc le plus rentable)

Je ne suis pas au courant de publications qui montreraient qu'il est plus facile et donc plus rentable d'investir dans des sociétés de son pays. J'ai juste constaté, qu'en 6 ans et demi, mon PEA, majoritairement investi en sociétés françaises, avait fait +239 %, alors que mes deux comptes titres, majoritairement investis en titres étrangers, notamment nord américains, avaient fait de l'ordre de +0 % dans le même laps de temps. La différence, et surtout la régularité de cette différence, plaide pour un effet systématique. J'ai donc décidé d'orienter mon portefeuille de plus en plus vers des sociétés françaises. J'attribue cette sur-performance au fait que les informations que l'on peut avoir (en tout cas, moi) sur les sociétés françaises sont plus abondantes et de meilleure qualité : on comprend mieux les rapports annuels, on comprend mieux les comptes, on comprend mieux les informations disponibles sur internet ; ces informations, notamment sur les forums, sont plus facilement accessibles et il est possible d'avoir des informations de première main (par les connaissances qui travaillent dans l'entreprise, en visitant les magasins directement accessibles etc.). En résumé, il m'est plus facile de mieux connaître et mieux comprendre une entreprise française. Ce qui nous amène naturellement au point suivant.

5. Investir dans ce que l'on connaît et comprend

Je ne pense qu'il faille forcément comprendre les produits, le marché,... d'une entreprise pour investir dedans. Mais il faut au minimum connaître et comprendre ses comptes, sa structure actionnariale, son histoire, son management, et surtout... sa décote. Comme le disait, Peter Lynch, il faut être capable d'expliquer en une ou deux phrases sa thèse d'investissement. Car quand on a compris une société, la thèse devient simple.

6. Évaluer son degré de compréhension, et adapter l'investissement en fonction

On ne peut pas toujours comprendre nos investissements avec le même degré. Il faut se fixer une compréhension minimale, puis savoir évaluer son degré de compréhension. Cela vient avec l'expérience. Lorsque j'ai investi dans Xilam, je n'avais pas réussi à fixer un prix plancher (différent de 0) pour cette société. J'estimais donc non nul le risque de perte. C'est pourquoi, même si mon analyse était assez approfondie, je n'y ai investi que 1,5 % de mon portefeuille. Inversement, sur Gaumont, à 75 € l'action, j'ai acquis un degré de certitude quasi absolu que l'action valait plus. C'est pourquoi j'ai estimé le risque de perte à zéro (c'est-à-dire inférieur à une probabilité très faible, aussi faible que celle que je meurs demain, par exemple) et j'ai investi 20 % de portefeuille sur ce titre.

7. Préférer les situations avec catalyseur à court terme

Un catalyseur n'est pas quelque chose de positif pour le cours et qui va forcément arriver, mais quelque chose de positif qu'on estime avoir une forte probabilité d'arriver. Si ce catalyseur nous semble fortement probable à court terme, alors c'est un gros point positif. Les catalyseurs possibles sont multiples : OPA, OPRA, vente d'une filiale, gros dividende, très bons résultats,...

8. Savoir ne pas acheter

C'est peut-être le précepte le plus difficile à suivre. Ne pas acheter un titre uniquement parce "qu'il semble décoté", ou "qu'il pourrait bien monter", "qu'il pourrait y avoir une OPA", "qu'il a bien baissé", "que mon mentor absolu l'a acheté et en dit le plus grand bien", etc. Et se consacrer ainsi uniquement aux situations dont on est le plus sûr (voir les deux points précédents). C'est peut-être le précepte le plus difficile à suivre parce qu'il faut renoncer à la perspective d'un gain. Mais c'est un précepte gagnant.

Une de ses conséquences est : s'il n'y a pas de soldes, quand on ne trouve rien de très décoté, alors ne rien acheter. C'est difficile à tenir, car alors on ne fait plus rien, et il faut prendre son mal en patience, tout en regardant son cash dormir.

9. Pour augmenter le rendement, diminuer le risque pris

Vous avez bien lu, j'ai écrit sciemment "diminuer le risque pris". Alors que le dogme enseigné dans les livres, les magazines et les radios, dit exactement le contraire : "pour avoir plus de rendement, il faut augmenter le risque". On pourrait tenter de trouver où se trompent les tenants de ce dogme. Mais faut-il vraiment passer du temps pour expliquer les failles d'un a priori qui ne repose sur rien ? Tout ce que je sais c'est que l'expérience me démontre le contraire : plus un investissement est sûr, plus il rapporte. C'est vrai pour les actions, pour l'immobilier, pour l'automobile ou pour tout autre objet : plus vous achetez l'objet à une faible fraction de sa valeur marchande, moins vous avez de chance de perdre de l'argent en le revendant.

10. La volatilité n'est pas un risque mais une chance

Autre dogme de la finance : le risque serait proportionnel à la volatilité. Pour moi, cela n'a rien à voir, ce sont deux concepts totalement différents. Je veux bien comprendre que, dans le cadre d'une certaine théorie de la finance, on puisse les relier. Mais je ne crois guère aux théories classiques des marchés financiers (qui reposent presque toutes sur des hypothèses qu'on sait être fausses).

La volatilité fait peur. Combien de fois ai-je lu des phrases du type "c'est une nano-cap, ça secoue" (que la volatilité de la dite nano-cap soit vraie ou supposée, d'ailleurs).

Au contraire, la volatilité est une chance ! En effet, c'est elle qui nous permet d'acheter une action plus bas, et de la revendre plus haut qu'on ne le pourrait sinon.

Et puis, même si mon portefeuille est plus volatil qu'un autre (ce qui reste à voir), je ne vois pas vraiment le problème : je préfère progresser en oscillant que stagner en ligne droite (un peu comme dans la vie, en somme).

11. Le manque de liquidité n'est pas un gros problème

Le manque de liquidité impose un peu de patience pour acheter sans trop faire monter le cours. Mais cela ne freine pas mon envie d'acheter. Un appartement est un summum d'illiquidité : devrais-je pour autant m'empêcher d'acheter l'appartement de mes rêves ? L'expérience montre que lorsque le cours a fait x2 ou x3, on n'a plus trop de problème pour vendre ses actions, normal c'est le moment où tout le monde en veut.

12. Réinvestir ses gains

C'est l'importance de l'effet boule de neige. +20 % par an ça n'a pas l'air d'être miraculeux, pourtant une telle performance pendant 6 ans multiplie l'investissement par 3. Facile de calculer la suite : pendant 12 ans, cela fait x9, et pendant 24 ans, cela donne x81. Donc, pour moi, il n'est nulle de retirer de l'argent pour "sécuriser les gains". Si on sécurise ses gains, c'est-à-dire si on retire ses gains du portefeuille chaque année, alors, avec la même performance annuelle, en 24 ans on multiplierait son investissement par seulement 6. C'est beaucoup moins que 81, alors que dans les deux cas on aurait réussi le même coup de force d'un rendement annuel de +20 %.

13. Construire un réseau

Construire un réseau de connaissances et d'informations est très important. En premier lieu, cela permet de partager sa passion. Mais aussi d'apprendre des autres. Et puis, donner des informations permet d'en recevoir. Même si ce n'est pas pour ça que je l'ai créé, aujourd'hui je peux dire que le temps passé sur ce blog entièrement gratuit, m'a rapporté, en réseau, bien plus que si j'avais essayé de le monnayer d'une façon ou d'une autre (sans compter la liberté que me donne cette gratuité).

14. Cerner ses critères

Se définir une stratégie (potentiellement, et même nécessairement, évolutive), c'est 1. définir des principes généraux d'investissement, comme ceux énoncés dans cet article, et 2. définir des critères particuliers d'achat d'une action donnée (j'ai défini les miens dans l'article Mes critères) .

15. Cerner des choses à éviter

Pour une bonne hygiène boursière, il y a aussi des choses que j'essaye d'éviter (sans toujours y arriver). J'en liste quelques unes.

On peut facilement se perdre et perdre son temps dans la recherche d'informations. Si, au départ, il est inévitable de perdre son temps, on prendra garde, avec l'expérience, de se focaliser sur les seules informations intéressantes. On préférera donc les sites, forums, journaux, à gros rapports signal/bruit. Ainsi, on passera peu de temps sur Boursorama, on n'écoutera BFM Business que d'une oreille distraite (et juste pour comprendre la pensée dominante), on évitera de lire, et encore plus de participer, aux files de l'IH du type Encore un krach sur le marché actions, ou La situation économique de la France (il y a tellement d'autres files passionnantes sur ce forum !).

Certains signes ne trompent pas sur la qualité d'un forum, d'une file ou d'un intervenant : on fuira les phrases du type "le rebond était prévisible", "tout le monde s'attendait à ce krach", "la tendance est baissière", "à mon avis le cours va baisser [ou monter, ou stagner]". Personne ne sait ce que va faire un cours de bourse. Intégrer cela fait partie du nécessaire du (bon) investisseur.

S'intéresser à la macro-économie uniquement pour le plaisir, ne pas vouloir en faire du market-timing, c'est quasi impossible (sauf CAC à 3000 ou 7000, et encore...).

Je n'ai aucune répartition sectorielle pré-établie. Je ne vérifie pas spécialement la diversification sectorielle du portefeuille. De toute façon, les exagérations sautent aux yeux. Si j'ai 50 % de sociétés liées au pétrole, je n'ai nul besoin de faire de test, de vérification ou de calcul pour m'en apercevoir. Je ne dis pas que c'est bien ou mal d'être diversifié, je dis que je n'en sais rien. A un moment donné, le secteur des panneaux solaires était déprimé, j'avais donc une bonne partie de mon portefeuille investi dans le secteur, et cela m'a fait gagner de l'argent. Et quand le pétrole est à 30 $/baril, n'est-ce pas une bonne idée d'être surpondéré dans le secteur, puis de ne plus en posséder quand il est à 75 $, comme récemment ?

De même, je n'ai pas de diversification quantitative pré-établie (tailles de lignes entre 0 et 3 % par exemple) et n'ai guère de théorie sur la question. Je pense juste que le critère essentiel dans la taille d'une ligne doit être la sécurité que l'on attribue à son investissement : c'était l'objet du paragraphe 6. Cependant, jusqu'à présent, j'ai considéré deux tailles limites : 1. Quand je ne suis pas sûr d'une action, soit une société peu reluisante, comme une daubasse, soit une société que j'ai du mal à valoriser, comme Xilam, je me suis fixé un seuil de 3 % à ne pas dépasser (investissement initial divisé par la taille du portefeuille). 2. Quand, je suis sûr de mon analyse et de la société, alors je peux aller jusqu'à 20 % (en modulant entre 3 % et 20 %) mais sans  dépasser ce seuil.

Éviter de s'accrocher au cours de bourse pour vendre ou acheter ses titres : ce n'est pas parce qu'un cours baisse que vous avez eu tort de l'acheter, ou inversement qu'il faut en racheter ; ce n'est pas parce qu'un cours monte que vous avez eu raison d'en acheter, ou qu'il faut déjà vendre. Tout dépend toujours du prix et de la valeur du titre au moment de la décision.

Ne pas hésiter à vendre si on trouve un titre avec plus de potentiel et/ou en lequel on a plus de certitude.

Éviter les ETF. Les actions value small surperforment les indices ; à quoi bon suivre un indice ? (ou alors un ETF value small ?). Autant acheter un fonds : il existe quelques très bons gérants. L'argument de la commission prise par les fonds ne me convainc pas du tout. Il vaut mieux faire 15 % par an avec 2 % de frais que 5 % par an sans frais. Voici deux excellents fonds, à qui je confierais mon argent si je voulais faire de la gestion totalement passive : Découverte chez HMG finance (Jean-Francois Delcaire), Squad et Gallo chez HC Capital Advisors (Jérémie Couix et col.). Vous pouvez aussi étudier Moneta multi caps, Sextant PEA et Sextant PME, Dorval manageurs Europe, Kirao Small caps et Quadrige C.

Les ETF à effet de levier, et les ETF short, sont à éviter encore plus : leur érosion est statistiquement certaine (voir mon article).

Un énorme avantage des actions vis-à-vis des indices est qu'avec les actions on peut savoir (approximativement) quand il faut vendre : c'est quand le prix approche leur valeur. Avec les actions, on peut donc aller d'action décotée en action décotée. Avec les indices, on ne peut pas ; et même, on ne peut jamais vendre, à moins de faire du market timing, ce qui est extrêmement difficile.

Il m'a fallu un temps fou pour écrire cet article : comme pour tous les articles, le temps effectif dépasse allègrement le temps prévu. J'ai donc décidé qu'il n'y aurait pas de reporting bimestriel à fin février. D'ailleurs, il y a eu très peu de mouvements de portefeuille pendant les deux premiers mois de l'année (uniquement la vente de mes lignes Razor et Sears Holdings actions).

J'espère pour vous tous une bonne suite de l'année boursière 2019.

JL - 17 mars 2019.

NB. Mon néologisme latin Principia boursicotae se prononce Pr/i/nkipia boursicotaé.

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  1. Cet article est cité près de 19 000 fois, ce qui est énorme. Dans les sciences fondamentales, un article cité plus de 1000 fois est déjà rare. Eugène Fama est prix Nobel d'économie. L'article dont j'ai extrait ce tableau, est une synthèse de Louis K.C. Chan et Josef Lakonishok, intitulée Value and Growth Investing : Review and Update et publiée en 2004 dans le Financial Analysts Journal. []
  2. Les lignes Beta et Log size désignent la volatilité et le logarithme de la capitalisation. []
  3. Extrait du même article, de Chan et Lakonishok, que précédemment. []
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4, l'informatisation des marchés-III

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Après "6" et "5", livres que je vous avais présentés dans deux articles précédents, j'avais écrit "L'auteur nous a indiqué que la série s'arrêterait là. Espérons qu'il change d'avis". Alexandre Laumonier a exhaussé mon voeu : pour notre plus grand bonheur, il vient de sortir le troisième ouvrage de la saga, "4", toujours sur le sujet des marchés financiers et de la course à la vitesse de transmission de l'information que ces marchés génèrent.

La série a encore gagné en audience, puisque j'ai vu un compte-rendu de lecture dans plusieurs journaux. Je n'ai pas encore eu le temps de lire l'ouvrage mais je spécule que le talent de conteur d'Alexandre Laumonier ait encore fait son oeuvre. Puis, mon journal préféré a publié cette semaine son compte-rendu de lecture, et je ne pourrai écrire mieux. Le voici donc (Le Canard Enchainé, 27 février 2019) :Continuer la lecture →

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Reporting novembre-décembre 2018

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L'année 2018 s'est terminée pour moi à la neige, dans un village d'altitude peu équipé en réseau. C'est donc avec retard que je publie le dernier reporting de l'année. Je n'ai pas échappé à la baisse générale des marchés, et mes portefeuilles terminent à mi-chemin entre le CAC 40 (-11 %) et le CAC small (-27 %).

Nouvelles du portefeuille et des sociétés

En cette fin d'année, les soldes boursiers étaient en avances sur les soldes vestimentaires. J'ai donc fait quelques remaniements, consistant à vendre un certain nombre de petites positions en lesquelles je ne croyais qu'à moitié, pour faire un peu de cash.Continuer la lecture →

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Gevelot II, une montagne de cash

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Pas la peine de présenter Gevelot, entreprise connue de tous les investisseurs value. Rappelons juste qu'il s'agit d'une société de mécanique dont l'activité concerne plus précisément la fabrication de pompes (pour le transfert de divers fluides), via son unique filiale PCM. Les autres activités ont été vendues à bon prix, ce qui fait que le groupe est maintenant assis sur une montagne de cash.

J'ai eu connaissance de Gevelot en 2012 grâce aux Daubasses qui l'avaient analysé et acheté en 2010 à 19 €. Si l'on veut se remémorer quelques caractéristiques de la société, on pourra relire leur article. M'armant d'un peu de patience, j'avais acheté des actions fin 2012 et début 2013 à 45 €, un prix déjà bradé, pour les revendre 140 € en 2016. Aujourd'hui, à 190 €, le prix est 10 x fois plus élevé qu'en 2010, mais c'est toujours peu cher. Voyons cela.Continuer la lecture →

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Reporting septembre-octobre 2018

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 Pour prolonger un peu l'été, voici un dessin original de Gibrat, qui a servi de couverture pour la nouvelle édition en un volume de sa BD intitulée Le sursis (2010)La preuve en image que la BD c'est de l'art aussi. Avis aux  collectionneurs, ce dessin est en vente 50 k€ sur Ebay.

Un peu avant l'été, j'avais aimé lire la Lettre Sextant (Amiral Gestion) du premier trimestre 2018 écrite par Francois Badelon. J'en partage l'optimisme, et aussi la remarque que notre société n'arrive pas à résoudre certains problèmes simples alors qu'elle en résout de complexes. Et que nos descendants nous trouveront arriérés sur certains points (il donne l'exemple de la production d'armes).Continuer la lecture →

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Le début des soldes

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Vous l'avez remarqué, les small caps subissent des baisses importantes et quasi généralisées. Ainsi, beaucoup d’alertes à la baisse se déclenchent, qui font autant d’opportunités d’achat. Mais, en ce moment, je n’ai guère le temps de travailler à une analyse et donc de publier un article. D’autant que je n’ai aucun cash en portefeuille, ce qui n'augmente pas la motivation.

J'ai donc décidé de vous livrer telle quelle ma liste d’idées à analyser qui pourraient être (de nouveau) intéressantes. Dans un ordre aléatoire, et avec les déclarations de positions pour être en règle avec l'AMF :Continuer la lecture →

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Reporting juillet-août 2018

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Pour ceux qui s'intéressent à la vie politique du pays et à l'écologie, l'interview et la démission en direct de  Nicolas Hulot  a été un moment fort. On a découvert en effet un Nicolas Hulot à l'opposé des hommes politiques usuels. Ces hommes politiques qui sont prêts à défendre un collègue indéfendable pour la seule raison qu'il appartient à la même caste que la leur, et à taper sur un autre pour la seule raison qu'il est dans la caste ennemie ; des hommes que la vérité n'intéresse guère, leur seul souci étant de réussir la rhétorique dans laquelle ils sont enfermés. Nicolas Hulot donc, a fait tout le contraire, en allant chercher au fond de lui sa vérité, et en nous expliquant très bien pourquoi faire avancer l'écologie politique était difficile. Son interview a impressionné tous ceux que j'ai rencontrés. Si l'idée de faire de la politique autrement vous intéresse, je vous conseille de la regarder (ici sur France Inter, par Nicolas Demorand et Léa Salamé, 40 min). Vous pourrez la compléter par le billet de Nicole Ferroni.Continuer la lecture →

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La stratégie du propriétaire

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C'est toujours un plaisir d'accueillir un invité sur ce blog. Phil (alias SRV) et moi nous sommes connus lors d'une enrichissante rencontre d'investisseurs. Lorsque j'ai lu son intéressant commentaire sur le livre présenté ici, je lui ai immédiatement proposé d'en faire un résumé. Merci à lui d'avoir gentiment accepté.

La stratégie du propriétaire, de Alain Bloch, Nicolas Kachaner, Sophie Mignon. 192 pages. Livre épuisé mais disponible d'occasion.

Cet ouvrage de 2012 mène l’enquête sur les caractéristiques des sociétés performantes dirigées par des familles.

L’échantillon se compose de sociétés de plus d’un milliard d’euros de chiffre d'affaire dont le siège est en France, en Espagne ou au Portugal. Une cinquantaine de sociétés de tous les secteurs sont ainsi analysées en épluchant les rapports annuels, les interviews et déclarations des dirigeants.Continuer la lecture →

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Biosynex, petit parfum de conflit d'intérêts

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Il y a deux semaines (le 7 juillet), notre journal préféré à tous, Investir, a choisi comme Valeur à découvrir de la semaine, la société Biosynex. Il s'agit d'une biotech dans le domaine des tests de diagnostic médical rapide : test de prédiction d'accouchement imminent, test d’intolérance au gluten, lecteur automatisé de tests, etc. Si vous avez manqué la nouvelle, Biosynex vient de sortir l'auto-test du HIV, peut-être une petite révolution pour les usagers. Or, il se trouve que j'avais regardé cette société la semaine précédente, parce que le PDG venait de racheter 0,5 % du capital (300 k€). Je me suis donc dit que c'était l'occasion d'en parler. Je commence par vous copier l'article d'Investir puis je donne quelques éléments que j'avais notés.Continuer la lecture →

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Reporting mai-juin 2018

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Nous voilà à 6 ans de portefeuille. Ceux qui me suivent depuis quelque temps connaissent la conclusion temporaire de ces 6 années : en terme de performance, les compte-titres n'ont rien fait, alors que la valeur du PEA a été multipliée par quasiment 5 ! La conséquence est que je m'occupe de moins en moins de trouver des valeurs pour mes CTO. Dernièrement, j'y ai logé des titres que j'ai aussi en PEA.

La participation à l'assemblée générale de Gaumont, avec les 900 k€ chacun de salaire de Sidonie Dumas et Nicolas Seydoux, m'a replongé dans des réflexions sur l'héritage (financier, social, culturel...). Une des idées qui m'est étrangère est d'attribuer sa position à son mérite et non à son héritage. Je connais beaucoup de personnes qui ont une position sociale ou financière enviable, et certains pensent être arrivés à ces postes prestigieux par leur mérite. Pour beaucoup, leur père exerçait le même métier. Le fils d'un moniteur de ski a t'il du mérite de savoir bien skier et de devenir moniteur de ski ? Cela pose la question de la définition du mérite. Tout cela m'a donné envie de lire Les Héritiers de Bourdieu et Passeron. Peut-être sur la plage cet été ?Continuer la lecture →

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Media 6, de la croissance pas très chère

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Une fois n'est pas coutume, présentons une société en croissance. Media 6 est une société spécialisée dans le marketing et le mobilier de lieux de vente. La photo de l'article montre l'aménagement de la Brasserie du train bleu. Plus précisément, le chiffre d'affaire par activité se répartit ainsi :
- fabrication de supports de communication et de mobilier commercial (84,6 %) : vitrines, présentoirs, terminaux, stands, corners et meubles fabriqués en carton, en bois, en plastique et en métal,
- prestations de services (15,4 %) : réalisation de campagnes publicitaires sur les lieux de vente, mise en scène attractive des produits, animation des points de vente, agencement de mobilier commercial, etc.Continuer la lecture →

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U10, nouveau suivi d'initié

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U10 (ticker UDIS) est un créateur, fournisseur et logisticien dans l'univers de l'équipement de la maison : décoration textile, accessoires de la maison, accessoires de mode basé à Lyon. Leurs clients sont des distributeurs, pour lesquels ils conçoivent, fabriquent et transportent des lignes de produits tendance, "au juste prix", dont le but est de "démocratiser le haut de gamme" .

Le PDG et principal actionnaire, Thierry Lievre, détient, au 14 novembre 2017, 68 % du capital (11 727 092), par l’intermédiaire des  sociétés Financière des Docks et TLK qu’il contrôle.Continuer la lecture →

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Softimat : les petits porteurs secouent le cocotier

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Judith et la tête d'Holopherne, par Canavillo

Si beaucoup de directions d'entreprises sont raisonnables, certaines laissent penser qu'elles essayent de soutirer le maximum d'argent à leur société, que ce soit par un salaire élevé, par l'attribution d'actions en grand nombre... Les exagérations se font forcément au détriment des salariés et des actionnaires. C'est pourquoi, à la dernière assemblée générale, j'ai voté contre les salaires de la direction de Gaumont (Nicolas Seydoux et Sidonie Dumas, 900 k€ annuels chacun).

Et c'est pourquoi je relaie, à sa demande, l'appel d'un des membres des Daubasses aux actionnaires et à la direction de Softimat. Voici le début de l'appel :Continuer la lecture →

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Reporting mars-avril 2018

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Si en bourse il y a des modes, actuellement elle est aux trackers (ETF). Ces instruments financiers s'achètent et se vendent comme des actions, et répliquent des indices. Des indices sur à peu près tout : des larges, mid ou small caps, le pétrole ou les technos, la France, l'Europe, ou les pays émergents. Sur tous les forums, je vois des internautes qui achètent des ETF et qui en débattent. On pourra lire par exemple le début de cette discussion sur l'IH. Je ne m'étendrai d'ailleurs pas trop sur le sujet, car il me suffit de mentionner le post de Vauban qui résume parfaitement ma pensée sur ce sujet.Continuer la lecture →

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Sears Holdings news and views

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Ces dernières années, Sears Holdings (SHLD), la holding US en déconfiture, connue pour ses chaînes de magasins,  a été l'objet de discussions fournies et acharnées de la forumosphère en investissement actions, aussi bien française (sur l'IH) qu'étrangère (sur Corner of Berkshire & Fairfax...) : est-ce une opportunité value fantastique ou un monstre en train de mourir ? J'ai moi-même écrit des articles sur Sears ici et , mais comme objet d'arbitrages.Continuer la lecture →

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