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BD Multimedia, retour en grâce

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BD Multimedia (ALBDM, ou BDM) est une fintech dans le domaine du paiement. C’est une nano-cap peu liquide cotée sur Alternext. Elle a été fondée en 1986 par Daniel Dorra qui en est le PDG. Jim, le fils, s’occupe du micro paiement.

Au printemps 2019, l’action cotait 1 € et un ami m’a alerté : les comptes 2018 commençait à montrer un redressement notable et le prix semblait très faible. Mais nous n’avons pas donné suite. Ces derniers jours nous avons tenté de comprendre pourquoi. Nous étions focalisés sur TXCOM, pour laquelle je dégageais le maximum de liquidités ; BDM venait juste de revenir à des comptes dans le vert, nous n’avions pas encore d’indication que cela pouvait continuer.

En novembre 2019, les comptes du premier semetre ont établi un quasi doublement du CA et un triplement des différents résultats. La filiale Payment.net semble vraiment décoller. Le cours est passé à 2,5 € en quelques jours. Avec ces quelques jours de retard, nous avons analysé les comptes et nous sommes convaincus que l’action est bradée. Voyons cela.

▣ Bilan et capitalisation

Au bilan de juin 2019 :

  • Cours de référence = 2,64 €/action
  • Nombre d’actions diluées N = 2,68 M (incluant 400 000 bons de souscriptions à émettre au prix de 3,03 € ; dans les valorisations par action, c’est ce nombre que je considère)
  • Capitalisation P = 6,0 M€
  • Cash net = 0 M€ (plus 1,2 M€ à venir des bons de souscription)
  • BFR = 1,6 M€
  • EV = 6,0 M€
  • VANN = 1,5 M€
  • VANT = 2,35 M€.

En lisant le rapport annuel (p. 69), on comprend que la trésorerie et les “autres dettes” correspondent à l’argent des clients en transit dans les comptes de la société à la date d’arrêté des comptes. J’ai donc enlevé les “autres dettes” à la trésorerie. On trouve ainsi un cash net très proche de zéro.

▣ Revenus

Du coté des revenus et des bénéfices, c’est plutôt la fête. En annualisant les revenus du premier semestre, on trouve :

  • EBITDA = 3,5 M€
  • RN = 2,9 M€
  • FCF (hors dBFR) = 3,0 M€.

▣ Valorisation

Cela nous amène à des ratios de valorisation très faibles :

  • EV/EBITDA = 1,7
  • EV/EBIT = 1,9
  • EV/FCF = 2,0
  • EV/RN = 2,1
  • P/FCF = 2,0
  • P/E = 2,1.

En terme de valorisation par action, avec mes ratios conservateurs on arrive à :

  • Valeur (EV/EBITDA=4) = 5,7 €
  • Valeur (EV/FCF=5) = 6,0 €
  • Valeur (EV/RN=8) = 9,2 €
  • Valeur (P/FCF=7) = 7,8 €
  • Valeur liquidative = 0,6 €.

 Risques et interrogations

Le rapport semestriel nous apprend qu’il y a un audit de l’autorité de contrôle (ACPR). Une condamnation pourrait être dommageable (voir l’exemple de Lemonway).

Les comptes ne sont pas très détaillés, ce qui est toujours source de moindre confiance de notre part.

Pourquoi les dirigeants n’ont pas racheté d’actions, ou fait racheter des actions à la société, lorsque le cours était à 1 euro ? Mystère.

A vrai dire, le gros point négatif est que la réputation de BDM n’est pas très bonne, que ce soit dans le domaine pro (mais je ne sais pas exactement pourquoi), ou auprès des anciens actionnaires (attributions d’actions gratuites ou de BS, explications peu plausibles etc). Idem pour les clients : sur internet, on ne trouve pas de trace des clients de payments.net, contrairement aux autres prestataires de services de paiement (PSP) comme Mangopay, Lemonway, Hipay, Stripe et Ayden.

Les sites bdmultimedia.fr et .com ne renvoient pas l’un vers l’autre. Tout cela est bizarre…

 Immobilier

Un cadeau contrebalance ces risques. De l’immobilier est inscrit dans les comptes à la valeur brute de 1,1 M€. Cela correspond à l’immeuble du 16, Cité Joly PARIS 11e. Celui-ci appartient à la société fille “CITE 16 SCI” qui gère l’immobilier du groupe et qui manque dans l’organigramme simplifié au dessus. La liste complète des filiales est en effet la suivante :

Je n’ai pas fait de recherche exhaustive dans les rapports annuels, mais on trouve trace de l’acquisition d’une partie des bureaux dans le rapport 2001. Bref, cet immeuble est acquis depuis très longtemps. Il y a 2 ou 3 ans, les Dorra disaient pouvoir le racheter si BDM avait besoin de cash. Lors d’une AG, ils avaient parlé d’une estimation de 2 M€. En fait, je ne suis pas sûr que BDM possède l’immeuble en entier, mais cela me semble probable, et cette estimation montre qu’il en possède au moins l’essentiel.

Après enquête, on trouve qu’il totalise 440 m2 dans un quartier où le prix moyen est de 10 k€/m2. La valeur actuelle du bien est donc assez précisément de 4,4 M€, soit 1,9 € par action diluée ! Par conservatisme, je n’ai pas compté cet immobilier dans la valorisation, mais on comprend bien qu’on pourrait le faire car il n’est pas réellement opérationnel au sens où 1. Le groupe pourrait s’installer dans un endroit où l’immobilier est moins cher. 2. Si le groupe devait louer de tels locaux, en comptant 5 % de rendement locatif, cela lui en couterait 200 k€/an, soit une charge qui changerait assez peu ses résultats.

 Actionnariat et administration

Reste approximativement 25 % de flottant.

Les administrateurs sont Dorra Daniel, Jim et Martine ainsi que Bonnemain Yves et Sagardoy Emmanuelle. Bernard Gambin est ex administrateur et ex DGA de la boite. Victor Perreira est un actionnaire familial. ACDM impression est une société sans activité dirigée par Daniel Dorra. Les Dorra sont donc quasi majoritaires avec 48,73 % du capital à notre connaissance.

Conclusion

Même si l’activité restait stable, cela serait plus que suffisant pour me contenter. Avec un P/FCF de 2,0, j’ai un retour sur investissement de 50 % par an ! Et si la croissance continue, alors c’est le jackpot. Certes je prends un risque sur le fait que le FCF actuel est pérenne. Mais il me suffit d’un seul semestre encore à ce rythme pour que les actifs nets tangibles de BDM (immobilier + cash net) égalent la capitalisation ! J’en ai donc acheté, entre 2,5 et 2,64 €/action (pour environ 8 % du portefeuille, mais une partie est due à une erreur technique de ma part, dans le jargon on appelle ça un “gros doigt”, je vais surement les revendre). Comme mentionné dans la partie “risques”, il y a quand même des bizarreries qui poussent à rester mesuré, et à cantonner cette valeur dans la catégorie daubasse.

JL – 19 novembre 2019.

NB. Merci à Icare, Gdauph et d’autres copains pour leur participation !

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Reporting juillet-septembre 2019

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C’est une photo souvenir qui illustre le reporting de ce mois. Celle de cinq ouvriers du centre Wilshire à Los Angeles. Quatre-vingt sept ans après, elle ne peut évidemment que nous rappeler la célèbrissime “Lunch atop a skyscraper” (ci-dessous), prise en septembre 1932 par un photographe non identifié, en vue d’une publicité pour des bureaux. Avec ses ouvriers enthousiastes et intrépides, cette dernière a été vue comme un symbole de l’optimisme et de la résilience des États-Unis en pleine période de Grande Dépression économique suite au krach boursier de 1929.

De la Grande Dépression post-1929 passons, au portefeuille engagé pendant la Grande Récession post-2007…

Nouvelles du portefeuille et des sociétés

  • DNXCorp. Achat d’une petite ligne (1,5 %). Le business décroit mais la décote est grosse. Ecriture d’un petit article d’analyse.
  • Akwel. Achat pour environ 5 % du portefeuille. Entreprise de qualité qui ne me semble pas chère : EV/EBITDA = 3,5, P/FCF = 7, dette nulle. Article à paraître.
  • IDS. Vente de la ligne. A l’AG, j’ai compris que l’année 2018 était probablement exceptionnelle. PV = 0 %.
  • TXCOM. Vente d’une partie de la ligne. Le titre a bien progressé, j’en avais vraiment beaucoup et il n’était pas prévu que je garde tout à long terme. PV = +20 % en quelques semaines.
  • Cofidur. Les résultats du premier semestre sont sortis et ne sont pas brillants.
  • Batla minerals. Ecriture d’une mise à jour, à la suite de l’article, après les résultats à fin mars 2019. C’est la décote la plus incroyable que j’ai vue en France.
  • Gaumont. Les résultats du premier semestre sont sortis. Évènement marquant du rapport, la valorisation de l’immobilier du groupe a été (enfin) estimée et écrite noir sur blanc = 197 M€. Cela correspond pile-poil à ma valorisation basse. Ce qui met la valeur du titre Gaumont à au moins 235 €/action (mais peut-être beaucoup plus). Voir le commentaire à la suite de l’article.
  • Prodware n’en finit plus de baisser. Voilà un titre qui semble monter et baisser sans raison apparente.
  • Je continue à sortir des actions de mon compte Lynx dans le but de le fermer ; à la place, j’ai ouvert un compte au Crédit Agricole (ma banque usuelle).
  • Peel Hotels, une vieille daubasse qui m’avait fait gagner pas mal d’argent a été délistée volontairement. J’en aurais bien acheté un peu à 40 p car le prix est bien redescendu (45-50 p), mais pas assez pour contrebalancer les inconvénients du delisting.

▣ Performance et gains

Des portefeuilles pas folichons depuis le début de l’année : -4,6 % (PEA), +12,7 % (CTOs), -29,5 % (Lynx), +1,9 % (Global).

▣ Nouvelles du blog et autres

Publication de trois articles :

  • Un sur TXCOM, une belle société bien gérée et très peu chère. A mon avis, la découverte de l’année.
  • L’investissement value II, un article synthétique que Larbinator a bien voulu diffusé ici.
  • Enfin, un petit article sur DNXCorp, un mégot de cigare.

JL – 1er octobre 2019.

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DNXcorp, mégot de cigare type

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Le mégot de cigare a été un des types d’action acheté par Warren Buffett. Il s’agit d’une société peu sexy, peu rentable, parfois en déclin, allant même jusqu’à être au bord de la faillite, mais qui recèle encore assez de richesse à extraire, une richesse supérieure à son cours de bourse. DNXCorp est le type même de mégot de cigare (encore que pour le “peu sexy” on puisse jouer sur les mots) : engagée dans un déclin qui semble inexorable, mais avec une valeur d’au moins deux fois son cours de bourse. Un cours qui d’ailleurs n’en finit plus de baisser. DNXCorp est dans le business de “la rencontre, du divertissement et du e-commerce”.

▣ Bilan et capitalisation

Au bilan de fin 2018 :

  • Cours de référence = 3,34 €/action
  • Nombre d’actions N = 2,8 M
  • Capitalisation P = 9,35 M€
  • Cash net = 8,95 M€
  • BFR = -0,5 M€
  • EV = 0,90 M€
  • VANN = 6,10 M€ 
  • VANT = 9,35 M€. 

▣ Revenus

Malgré une valeur d’entreprise quasi nulle, et un déclin de l’activité, les revenus restent largement positifs sur l’année 2018 :

  • EBITDA = 3,2 M€
  • FCF (hors dBFR) = 2,9 M€
  • RN = 1,7 M€.

▣ Valorisation

Cela nous amène à des ratios un peu foufous :

  • EV/EBITDA = 0,3
  • EV/EBIT = 0,3
  • EV/FCF = 0,3
  • EV/RN = 0,5
  • P/FCF = 3,2
  • P/E = 5,5
  • Rendement = 10 %.

En terme de valorisation par action, avec mes ratios conservateurs on arrive à :

  • Valeur (EV/EBITDA=4) = 7,8 €
  • Valeur (EV/FCF=5) = 8,5 €
  • Valeur (EV/RN=8) = 8,0 €
  • Valeur (P/FCF=7) = 7,4 €
  • Valeur (liquidative) = 2 €.

J’en ai donc acheté un tout petit peu à 3,33 €/action.

▣ Derniers résultats semestriels

Le résultats du premier semestre 2019 sont mauvais. Le CA baisse de 22 %, de résultat opérationnel de 62 % et le RN de 9 % (seulement pourrait-on dire). On n’en sait pas plus car seul le communiqué de presse est sorti. Il faudra attendre encore 2 semaines pour avoir le rapport semestriel.

JL – août-septembre 2019.

▣ OPRA et vente des actions

La société a publié hier une offre de rachat d’actions à 4,45 €. Voici un bilan rapide de la situation.

Si la société rachète la moitié de ses actions, soit 1,4 M, elle déboursera 6,23 M€. Elle aura donc après opération :
* trésorerie nette + BFR = 0,47 M€
* soit 0,34 €/action.
Le bénéfice sera relué, mais il n’y aura plus aucun collatéral tangible. La capi sera alors de 6,23 M€.

La rémunération du PDG est délirante : 700 k€ par an soit la moitié du RN. La communication est obscure. Le business est actuellement en déclin.

D’un autre coté, le RN (et le FCF), est de l’ordre de 1,5 M€, peut-être bientôt 1 M€ annuels. Pour une capi de ~6 M€, ce n’est pas cher du tout.

Finalement, je trouve que les défauts sont trop importants par rapport au faible prix proposé. Et, après tout, même si on aurait pu espérer mieux, la thèse s’est réalisée : une revalorisation du cours due à un prix trop faible.

J’ai donc vendu mes actions hier à 4,43 €. Je perds 0,5 % par rapport au prix de l’OPA mais je gagne deux mois, et la certitude d’être exécuté entièrement (si tout le monde souscrit, seuls 72 % des demandes seront servies).

La PV est de +33 % en 3 mois (mais sur une petite partie de mon portefeuille).

Bon choix à tous.

JL – 24 octobre 2019.

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Reporting mai-juin 2019

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Les frères Lumière possédaient une très belle résidence secondaire dans la ville d’Évian, sur les bords du lac, à coté des thermes. De nos jours, cette maison que l’on nomme Villa Lumière héberge l’Hôtel de ville, et l’on a donné le nom de Palais Lumière aux anciens thermes. Ce Palais héberge la magnifique bibliothèque municipale et un centre d’expositions artistiques. L’exposition Derniers impressionnistes, le temps de l’intimité, rassemblait quelques 250 oeuvres, peintures et dessins, et a pris fin début juin. Si vous voulez la voir pendant vos vacances, elle se tiendra au cours de l’été 2019 au Musée des Beaux-Arts et au Musée Départemental Breton de Quimper. Son affiche reprenait l’extrait ci-contre du tableau “Au bord de la Manche” (vers 1924) de René-Xavier Prinet (1861-1946).

J’en profite pour souhaiter un bon été à tous.

Dans leur dernière Lettre mensuelle, les Daubasses ont écrit un édito sur la stratégie à adopter face à une sous-performance de plusieurs mois. Et c’est effectivement ce qui m’arrive depuis presqu’un an. Pas qu’à moi d’ailleurs, mais plutôt à pas mal d’investisseurs en small caps françaises. Faut-il abandonner la stratégie pour autant ? Non, car une performance à court terme ne doit ni flatter notre ego, ni nous faire peur. Seules plusieurs années de contre-performance peuvent nous faire changer de stratégie, de même que plusieurs années de sur-performance peuvent au contraire la conforter. Après 7 années de portefeuille, je peux maintenant commencer à penser que la stratégie que j’ai adoptée fonctionne à peu près. Ces 7 années m’ont aussi permis d’observer que j’avais un avantage sur le marché français par rapport au marché US. Il y a bien sûr des corrections, des ajustements, et des apprentissages à faire. Peut-être les avez-vous observés tout au long des articles. C’est en tout cas ce que j’essaye de partager.

Nouvelles du portefeuille et des sociétés

  • Cofidur. J’ai publié un nouvel article sur le groupe et ai racheté quelques actions autour de 300 €.
  • Batla minerals. Cette société a fait aussi l’objet d’un article. J’en ai acheté pour environ 2 % de mon portefeuille.
  • TXCOM. Je peux enfin dévoiler cette valeur que je vous avais promis : l’achat de la (grosse) ligne est terminé. Je publierai un article très bientôt. Gaumont a été l’affaire de l’année 2017 (pour mon portefeuille, s’entend). En 2019, c’est TXCOM.
  • Thalassa. Vente du reste de la ligne pour acheter du TXCOM. +100 % en 4 ans. C’est une bonne holding sur laquelle je pourrais revenir à l’occasion. L’OPA de Thalassa sur LSR a échoué. En juin, LSR, après proposition de Thalassa, va effectuer une OPRA sur ses titres au prix de 31,5 p. Thalassa s’est engagé à ne pas participer.
  • Vente d’un certain nombre de petites lignes, que je ne maitrisais pas vraiment. De plus, je voulais simplifier mon portefeuille et faire un peu de cash pour TXCOM. Vente de U10 (-55 % en 1,5 ans), Media 6 (-20 % en 1 an), Axa Property Trust (ex-daubasse, difficile de savoir si et combien j’ai gagné, il y a eu trop de mouvements), Global Energy Development, devenu Nautilus Marine PLC, (vendu 1,1 p, sortie de cote prévue fin juin, le plus gros gadin du blog, -97 % en 2 ans), Groupe Partouche (-25 % en 1 an). Pour cette dernière société, j’avais misé sur le fait que sa valorisation était très inférieure à la valeur des actifs (des hôtels, casinos etc). Le problème est que ces actifs sont opérationnels donc non vendables, et que leur exploitation n’est pas très rentable. Dernière ligne vendue, Estoril Sol, société de jeux au Portugal, un des achats que je n’avais pas dévoilé (c’est un ami qui me l’avait indiquée). J’ai du mal à suivre cette société située à l’étranger, avec des rapports de 200 pages. Et nous avons découvert que le prix du renouvellement de la licence est assez élevé. Même si, à vrai dire, c’est toujours assez peu cher. +17 % en 6 mois (mon PRU était de 9 €). 
  • Powerfilm. La société m’a envoyé le rapport 2018. Voir l’article, à la suite duquel j’ai mis le rapport à disposition et ai posté une petite mise à jour. Les résultats restent mauvais mais un peu moins que l’année précédente et devraient, selon la direction, encore s’améliorer.
  • Gaumont. Le 50 des Champs Elysées, partie magasin, est loué à Lacoste pour 4,8 M€. Voir la mise à jour à la suite de l’article.
  • J’ai emprunté 50 k€ sur 5 ans à 2,4 %/an via un prêt personnel afin de les placer en actions.

▣ Performance et gains

Des portefeuilles en demi-teinte par rapport aux indices, depuis le début de l’année : +5,55 % (PEA), +9,53 % (CTO), -4,73 % (Lynx), +7,02 % (Global).

Bilan détaillé :

Tous les 6 mois, je regarde les gains mensuels absolus du portefeuille afin de me persuader que le travail fourni est rentable. Je calcule la valeur gagnée en moyenne par mois par mes portefeuilles au cours du temps : c’est la valeur totale gagnée par mes portefeuilles jusqu’à un instant, divisée par le nombre de mois écoulés jusqu’à cet instant (précisions ici). Voilà ce que ça donne aujourd’hui :

Clairement, ce n’est pas le meilleur moment du portefeuille.

 

▣ Composition du portefeuille

La composition du portefeuille au 30 juin est la suivante.

Portefeuille global  
Gaumont 29,02 %
TXCOM 23,43 %
Cofidur 4,99 %
PowerFilm Inc. – Délisté 2,60 %
Batla minerals 1,95 %
IDS 1,13 %
Prodware 0,90 %
Groupe Vial – Delisté 0,19 %
Corridor Resources 0,06 %
Sears holdings, actions et options 0,00 %
Non dévoilées (daubasses etc) 5 lignes 25,04 %
Total (15 lignes) 93,42 %
Liquidités 6,58 %

 

A part quelques résidus, j’ai enfin réussi à diminuer mon nombre de lignes jusqu’à un nombre qui me plait. Une autre chose que j’aime bien dans ce portefeuille, c’est qu’il me semble peu corrélé au marché.

▣ Nouvelles du blog et autres

Deux articles d’analyse pendant ce bimestre : J’ai publié un article sur Batla minerals et un nouvel article sur Cofidur.

Le blog a été interrompu plusieurs jours à cause d’un bug, probablement dans une extension, MailPress. Ce fût une vraie galère pour trouver le remède et de tout réparer. A savoir : passer par du FTP via Fillezilla peut aider beaucoup. Les jours suivants c’est LaTeX qui m’a fait des misères ; l’extention WP QuickLaTeX a tout arrangé, elle semble vraiment pratique.

Ci-contre, un autre détail du tableau de René-Xavier Prinet.

Bon été.

JL – 1er juillet 2019.

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Reporting janvier-avril 2019

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Après 6 ans et demi de publication d’œuvres d’art sur le blog, une nouvelle, entendue sur Arte, me pousse à parler d’un sujet qui me tient à coeur depuis bien longtemps : la défense des droits humains. Mi-mars, j’entendais que le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov était toujours détenu par le pouvoir russe, depuis 5 ans, actuellement dans une prison du nord de la Sibérie. Il est accusé de “préparation d’actes de terrorisme” ; en réalité, il est détenu arbitrairement pour s’être opposé à l’annexion de la Crimée par la Russie. Si vous souhaitez plus de renseignements, ou signer la pétition pour le faire libérer, c’est sur le site d’Amnesty International.

Nouvelles du portefeuille et des sociétés

Assez peu de mouvements de portefeuille pendant le quadrimestre. C’est en partie la raison pour laquelle je n’ai pas fait de reporting plus tôt.Continuer la lecture →

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Reporting novembre-décembre 2018

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L’année 2018 s’est terminée pour moi à la neige, dans un village d’altitude peu équipé en réseau. C’est donc avec retard que je publie le dernier reporting de l’année. Je n’ai pas échappé à la baisse générale des marchés, et mes portefeuilles terminent à mi-chemin entre le CAC 40 (-11 %) et le CAC small (-27 %).

Nouvelles du portefeuille et des sociétés

En cette fin d’année, les soldes boursiers étaient en avances sur les soldes vestimentaires. J’ai donc fait quelques remaniements, consistant à vendre un certain nombre de petites positions en lesquelles je ne croyais qu’à moitié, pour faire un peu de cash.Continuer la lecture →

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Reporting septembre-octobre 2018

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 Pour prolonger un peu l’été, voici un dessin original de Gibrat, qui a servi de couverture pour la nouvelle édition en un volume de sa BD intitulée Le sursis (2010)La preuve en image que la BD c’est de l’art aussi. Avis aux  collectionneurs, ce dessin est en vente 50 k€ sur Ebay.

Un peu avant l’été, j’avais aimé lire la Lettre Sextant (Amiral Gestion) du premier trimestre 2018 écrite par Francois Badelon. J’en partage l’optimisme, et aussi la remarque que notre société n’arrive pas à résoudre certains problèmes simples alors qu’elle en résout de complexes. Et que nos descendants nous trouveront arriérés sur certains points (il donne l’exemple de la production d’armes).Continuer la lecture →

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Reporting juillet-août 2018

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Pour ceux qui s’intéressent à la vie politique du pays et à l’écologie, l’interview et la démission en direct de  Nicolas Hulot  a été un moment fort. On a découvert en effet un Nicolas Hulot à l’opposé des hommes politiques usuels. Ces hommes politiques qui sont prêts à défendre un collègue indéfendable pour la seule raison qu’il appartient à la même caste que la leur, et à taper sur un autre pour la seule raison qu’il est dans la caste ennemie ; des hommes que la vérité n’intéresse guère, leur seul souci étant de réussir la rhétorique dans laquelle ils sont enfermés. Nicolas Hulot donc, a fait tout le contraire, en allant chercher au fond de lui sa vérité, et en nous expliquant très bien pourquoi faire avancer l’écologie politique était difficile. Son interview a impressionné tous ceux que j’ai rencontrés. Si l’idée de faire de la politique autrement vous intéresse, je vous conseille de la regarder (ici sur France Inter, par Nicolas Demorand et Léa Salamé, 40 min). Vous pourrez la compléter par le billet de Nicole Ferroni.Continuer la lecture →

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Reporting mai-juin 2018

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Nous voilà à 6 ans de portefeuille. Ceux qui me suivent depuis quelque temps connaissent la conclusion temporaire de ces 6 années : en terme de performance, les compte-titres n’ont rien fait, alors que la valeur du PEA a été multipliée par quasiment 5 ! La conséquence est que je m’occupe de moins en moins de trouver des valeurs pour mes CTO. Dernièrement, j’y ai logé des titres que j’ai aussi en PEA.

La participation à l’assemblée générale de Gaumont, avec les 900 k€ chacun de salaire de Sidonie Dumas et Nicolas Seydoux, m’a replongé dans des réflexions sur l’héritage (financier, social, culturel…). Une des idées qui m’est étrangère est d’attribuer sa position à son mérite et non à son héritage. Je connais beaucoup de personnes qui ont une position sociale ou financière enviable, et certains pensent être arrivés à ces postes prestigieux par leur mérite. Pour beaucoup, leur père exerçait le même métier. Le fils d’un moniteur de ski a t’il du mérite de savoir bien skier et de devenir moniteur de ski ? Cela pose la question de la définition du mérite. Tout cela m’a donné envie de lire Les Héritiers de Bourdieu et Passeron. Peut-être sur la plage cet été ?Continuer la lecture →

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Reporting mars-avril 2018

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Si en bourse il y a des modes, actuellement elle est aux trackers (ETF). Ces instruments financiers s’achètent et se vendent comme des actions, et répliquent des indices. Des indices sur à peu près tout : des larges, mid ou small caps, le pétrole ou les technos, la France, l’Europe, ou les pays émergents. Sur tous les forums, je vois des internautes qui achètent des ETF et qui en débattent. On pourra lire par exemple le début de cette discussion sur l’IH. Je ne m’étendrai d’ailleurs pas trop sur le sujet, car il me suffit de mentionner le post de Vauban qui résume parfaitement ma pensée sur ce sujet.Continuer la lecture →

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Reporting janvier-février 2018

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Ah ! La fête des Lumières de Lyon, pas la peine de la décrire, tout le monde en a entendu parler… Mais cette année un nouveau cran a été franchi dans l’engouement sécuritaire : les vélos ont été interdits dans tout le périmètre de la fête ! J’ai eu beau expliquer que j’habitais “dans l’immeuble qu’on voit juste là, derrière la barrière”, il n’y a pas eu moyen de passer. Même les gendarmes mobiles présents au barrage étaient consternés par cette décision, c’est dire.

Le besoin de sécurité est partout. Dans la rue, à l’école, en montagne, au travail. Est-ce si étonnant que les placements préférés des Français soient les placements sans risque ? Mieux, l’irrationnel s’en mêle. Même si notre enfant a 1000 fois plus de chance de mourir à cause de la cigarette (certes pas quand il est enfant) que d’un attentat (oui, 1000 fois !), la plupart des parents ont plus peur de l’attentat que de la cigarette. C’est la même chose avec la bourse : beaucoup de comportements sont liés soit à des méconnaissances, soit à de l’irrationnel, et dans ce cas-là, il ne sert pas à grand-chose d’essayer de convaincre. Idem pour l’investissement value, soit on y adhère tout de suite, soit on ne le comprend jamais, dit-on.Continuer la lecture →

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Reporting novembre-décembre 2017

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Pour une fois c’est une oeuvre vue en galerie que je vous présente, la Galerie des apparences à Annecy qui, en plus de quelques magnifiques tableaux, expose des sculptures en noyer qui m’ont interpelé. Ici, deux de ces oeuvres de Enrico Challier, italien né en 1974. Celle de droite, de loin ma préférée, fait 122 cm de haut.

J’ai envie de dire qu’elle est aussi belle que la performance de mon PEA cette année (+65 %). Qu’ai-je fait de particulier en 2017 pour en arriver à un gain si élevé ? Rien ! En tout cas rien de différent des autres années. Simplement, la chance m’a particulièrement sourit cette année, ou alors elle ne m’a pas sourit les autres années. Il faut dire que les small caps ont globalement bien performé en 2017 avec +21 % pour l’indice parisien. Mais mon style d’investissement n’a pas changé. On pourrait croire que la fantastique montée de Xilam y est pour beaucoup, mais elle ne compte “que” pour environ 15 points. Gaumont compte pour environ la même augmentation. Il est donc tout aussi rentable de faire une “petite” performance (+66 % pour Gaumont depuis juin) sur une valeur en laquelle on est très sûr et donc on place beaucoup, que sur une valeur qui a une énorme performance (+450 % pour Xilam en 2017) mais sur laquelle on avait peu misé. C’est presque une évidence mais rien ne remplace l’expérience.Continuer la lecture →

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Reporting septembre-octobre 2017

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Est-ce une oeuvre d’art ? Une rambarde, de plusieurs mètres de long, recouverte, il y a deux ans environ, d’un tricot multicolore, dans une des montées à Fourvière (Lyon). Voilà donc une oeuvre anonyme ayant demandé un certain temps de confection et offerte aux passants. J’adore. Les artistes ont d’ailleurs réitéré ce type d’oeuvre en recouvrant d’autres mobiliers urbains, comme des bancs. Je pense que cette rambarde est une des seules oeuvres qui restent aujourd’hui. Si vous voulez en savoir plus sur ce street art appelé Yarn Bombing, il reste leur site web.

▣ Mouvements de portefeuille et nouvelles des sociétésContinuer la lecture →

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Reporting juillet-août 2017

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Voici la grande salle de restaurant de 1ère classe du Normandie que j’ai prise en photo récemment. Mis en service en 1935, ce paquebot, considéré comme un des plus luxueux de l’histoire, navigue peu de temps puisque la Seconde Guerre interrompt son service, puis à la suite d’un incendie pendant des travaux, il chavire en 1942 et il est démonté en 1946. Ce n’est donc pas la salle du Normandie elle-même que j’ai photographiée mais une réplique d’environ… 20 cm de côté. Il s’agit d’une réalisation de Dan Ohlmann, exposée dans le musée qu’il a fondé, celui des miniatures et décors de cinéma, dans le quartier du vieux Lyon. Ce musée privé est l’oeuvre de ce passionné ; je pense qu’il vaut bien un petit détour. Vous y verrez des miniatures extrêmement réalistes ainsi que des décors et objets de cinéma que vous avez aperçus dans des films.

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Reporting mai-juin 2017, cinq ans de portefeuille !

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Voilà un lustre exactement qu’a débuté mon portefeuille, début juillet 2012 ! Tout d’abord avec un PEA et un CTO chez Binck et plus tard en ajoutant un CTO chez Lynx.

Pour fêter cet anniversaire, voici un tableau qui me plait beaucoup. Je l’ai découvert au Louvre lors de l’exposition Vermeer, avec qui il y a manifestement une franche proximité. Il s’agit du Jeune homme écrivant une lettre (v. 1664-66) de Gabriel Metsu (1629-1667), maître de l’époque baroque flamande, spécialiste des portraits et des scènes de genre.

OST en pagaille

Durant ces deux derniers mois, nous avons vu des OST (opérations sur titres) en pagaille sur la bourse de Paris : OPA, OPAS, OPRA, etc. Notamment sur des actions dont j’étais ou j’avais été propriétaire :Continuer la lecture →

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