3

Batla minerals, des diamants bon marché

by

Nous voilà revenus dans le deep value : une société avec un business qui fait peur mais un trésor très faiblement valorisé en bourse.

Batla minerais S.A. est une société française d’investissement spécialisée dans la détention de titres miniers. Elle est cotée sur Euronext Access Paris (ex-Marché Libre) depuis mai 2007, au double fixing de 11 h 30 et 16 h 30. Batla concentre son activité sur l’Afrique australe où ses activités sont réparties en 3 branches principales :

  • minéraux précieux : le diamant,
  • ressources énergétiques : l’uranium,
  • métaux communs et de transition : tungstène, molybdène, et terres rares.

Bien que basée non loin de Montpellier, ses principaux dirigeants semblent être d'origine hollandaise. Son principal actionnaire est d'ailleurs hollandais :

Actionnaires principaux
 % du Capital
 % des Droits de Vote
Hawkfield Corporation NV
53,8
39,8

JLP SAS

13,73
20,32
Juvela Investments Ltd
8,16
12,07
SARL V5
6,26
9,26
Société Civile Lauviah
5,79
8,57

 

Voyons tout de suite les comptes.

 Bilan et capitalisation

Du bilan annuel au 31 mars 2018, nous extrayons :

  • Cours de référence = 0,56 €
  • Nombre d'actions = 5,3 M
  • Capitalisation P = 3,0 M€
  • Actifs = 16,0 M€
  • Dettes totales = 2,8 M€
  • VANN = 6,6 M€
  • VANT = 12,8 M€
  • Trésorerie et équivalents = 5,1 M€
  • Dettes financières = 0,2 M€
  • EV = -2,0 M€.

Le bilan est en béton armé. La société fait même partie du club très fermé des EV<0 (capitalisation inférieure à la trésorerie nette). Le plus souvent, c'est le signe d'une société en perte. Pas ici. Voyons ça.

 Compte de résultat et flux de trésorerie

Les comptes de résultat sont très variables (décroissants) d'année en année parce qu'il y a eu des ventes d'entités. Il est donc difficile de dire comment se comporte la société à périmètre constant et c'est pour cela que je n'ai pas trop essayé de regarder attentivement l'évolution temporelle des états financiers. Voici les éléments pour l'année comptable se terminant fin mars 2018 :

  • CA  = 9,8 M€
  • REX = 1,6 M€
  • RN  = 0,4 M€
  • CAF = 1,4 M€
  • Amortissements et provisions nets =  0,7 M€
  • Capex = -0,3 M€
  • EBITDA = 2,3 M€ 
  • FCF (hors dBFR) = 1,7 M€.

Puisque l'EV est négative, les ratios qui l'impliquent ont peu de sens. Les autres ratios sont :

  • P/FCF = 1,7
  • P/E = 6,9

Si vous me demandez comment il est possible qu'une société avec un P/FCF = 1,7 ait une EV négative, je vous répondrai que je n'en sais strictement rien.

 Valorisation

Suivant mes ratios "habituels", on obtient les valorisations suivantes par action :

  • Trésorerie nette par titre = 0,93 €
  • Valeur liquidative = 1,51 €
  • Valeur (EV/EBITDA = 4) = 2,70 €
  • Valeur (EV/FCF = 5) = 2,55 €
  • Valeur (EV/RN = 8) = 1,58 €
  • Valeur (P/FCF = 7) = 2,26 €.

Ces ratios ne sont pas basés sur des ventes réalisées dans le secteur. Ce sont juste des ratios qui me semblent minimaux. Un P/FCF = 7 donne par exemple une rentabilité annuelle de 14 % de l'investissement. Un EV/EBITDA = 4 est celui des ventes du marché privé dans les secteurs en difficulté.

 Conclusion

On a donc une valorisation à 60 % de la trésorerie nette en parallèle à un taux de rentabilité des FCF sur capitalisation impressionnant (~ 60 %).

Les raisons qui pourraient ( ?) expliquer cette impressionnante décote :

  • une cotation sur le marché libre,
  • des actifs situés en Afrique du Sud, où l'Etat n'est pas d'une stabilité absolue, et où la sécurité des opérations n'est pas toujours facile à assurer,
  • un actionnaire principal domicilié dans les Antilles néerlandaises,
  • un cours qui a dégringolé depuis son introduction en bourse (à 15 € je crois) et donc une confiance brisée.

Mais tout cela ne me semble pas suffisant pour justifier une telle décote. D'autant qu'il peut y avoir des cerises sur le gâteau.

1. Batla vient de vendre l'intégralité de sa participation dans le projet de tungstène. La vente de l'intégralité de sa participation dans le projet d’uranium est quasi finalisée, il ne reste que l'autorisation du régulateur. Ces deux ventes n'étaient pas comptabilisées à fin mars 2018.

2. Batla est prestataire pour la société Gem Diamonds : il exploite la mine de Gem et ce dernier lui reverse un pourcentage sur les diamants trouvés. Or, quand on lit le dernier rapport de Gem, pour l'année se terminant fin décembre 2018, on s'aperçoit que les coûts de Gem pour Batla, sont passés de 7,9 M$ en 2017 à 11,4 M$ en 2018. Il se peut donc que l'on ait de bonnes nouvelles sur l'année 2018-2019, au moins sur le CA.

3. Batla possède 25 % d'une carrière de granite et vient de lancer la production avec ses partenaires. Peut-être y'a-t'il à attendre un peu de bénéfice de ce coté-là (les sociétés de granite semblent bien se porter actuellement).

Nous en saurons plus en septembre, pour le prochain rapport annuel.

Mes remerciements au copain qui m'a indiqué cette pépite, et à celui qui a déniché des informations intéressantes. La décote est énorme, mais je n'en ai acheté que pour 3 % de mon portefeuille, à cause des réserves évoquées.

JL - 18 mai 2019.

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

4

IDS, la géographie rentable

by

La société dont je veux vous parler aujourd'hui est IDS (Institut de Développement Social). Elle est spécialisée dans l’acquisition, la production et le traitement de l’information géographique. Elle est organisée autour de 3 pôles :

  • Études : assistance à implantations ou déplacements de canalisations.
  • Géodétection : localisation et cartographie de réseaux enterrés.
  • Expertise cartographique : analyse, production, contrôle et optimisation des données cartographiques.

Elle compte actuellement 67 employés.

Après des problèmes de capitalisation dans les années 2000, cette société a été redressée, a connu quelques années de rentabilité honorable, puis une année 2017 à vide, suite à quoi le cours est passé de 0,8 € à environ 0,5 €.

▣ Résultats 

Ce qui m'a fait venir sur ce titre, ce sont les très bons résultats de l'année 2018, publiés le 20 mars 2019. Suite à cette annonce, le cours à pris environ +35 % en deux jours. Les états comptables au 31 décembre 2018 ne sont pas encore disponibles. Ils le seront avant mi-mai. Je me suis basé sur le communiqué de presse (succinct donc) pour obtenir :

  • Cours de référence P = 0,87 €/action
  • Nombre d'actions = 5 311 060
  • Flottant = 4 796 393 (90.3 %)
  • Capitalisation = 4,6 M€
  • CA = 4,7 M€ (vs. 3,7 en 2017)
  • REX = RN = 0,8 M€ (vs. -0,15)
  • Dette = 0 (vs. 0)
  • Trésorerie nette = 1,7 M€ (vs. 0,3)
  • Capitaux propres = 4,4 M€ (vs. 3,6)
  • EV = 2,9 M€
  • Rendement = 7 % (dividende = 0,06 €/action).

Pour estimer le free cash flow et l'EBITDA, j'ai fait deux hypothèses extrêmes.

▣ Hypothèse optimiste de valorisation

J'ai tout d'abord déterminé le FCF par la différence de trésorerie. Je ne sais donc pas ce qu'il contient exactement, à part 0,8 M€ de REX et des amortissements probablement > 0,1 M€. Difficile donc de dire si ce FCF est pérenne, probablement pas (diminution de BFR ?). Étant donné le capex négligeable des années passées, on peut le considérer nul. J'obtiens alors :

  • FCF = EBITDA = 1,4 M€ 
  • EV/FCF = EV/EBITDA = 2,1
  • EV/RN = EV/EBIT = 3,6
  • P/FCF = 3,3
  • P/E = 5,8.

Tentons une valorisation sous cette hypothèse. Je pense que les ratios suivants sont raisonnables :

  • Valorisation/action (EV/EBITDA=4) = 1,4 €
  • Valorisation/action (EV/FCF=5) = 1,6 €
  • Valorisation/action (EV/RN=8) = 1,5 €
  • Valorisation/action (P/FCF=7) = 1,85 €.

▣ Hypothèse raisonnable de valorisation

J'ai ensuite estimé l'EBITDA par la somme du REX 2018 et des amortissements des années précédentes (0,1 M€). J'obtiens alors :

  • FCF = EBITDA = 0,9 M€ 
  • EV/FCF = EV/EBITDA = 3,2
  • EV/RN = EV/EBIT = 3,6
  • P/FCF = 5,0
  • P/E = 5,8.

Sous cette hypothèse :

  • Valorisation/action (EV/EBITDA=4) = 1,0 €
  • Valorisation/action (EV/FCF=5) = 1,2 €
  • Valorisation/action (EV/RN=8) = 1,5 €
  • Valorisation/action (P/FCF=7) = 1,2 €.

Si le niveau d'activité et la rentabilité se maintiennent, cette société est actuellement peu chère.  A  vous de choisir votre valorisation. A mon avis, le potentiel au cours actuel est de l'ordre de +50 %.

▣ Pratique

Le titre est coté sur le marché Euronext Access (ex Marché libre). C'est un marché où l'actionnaire est moins protégé, où l'information donnée par les sociétés est plus ou moins importante, mais il est peu exploré, et recèle potentiellement quelques trésors. Un autre avantage de ce marché est que l'on ne peut pas être exproprié (pas d'OPRO). Ticker : MLIDS. ISIN : FR0000079691.

La cotation se fait au fixing. Des phases de Trading at Last (TAL), périodes donnant lieu à des transactions dont les cours sont égaux au dernier cours, suivent les fixings. Seuls les ordres avec une limite égale au cours du dernier fixing sont acceptés pendant ces phases. Pour le titre IDS, deux fixings ont lieu par jour, à 11 h 30 et à 16 h 30. Les phases de TAL sont les suivantes : de 11 h 30 à 15 h puis de 16 h 30 à 17 h 30. Pendant les phases de TAL, les ordres au marché, ou les ordres dont la limite diffère du dernier cours, sont rejetés.

La liquidité du titre est faible mais reste correcte pour un petit porteur. Volume journalier moyen = 1 800 titres.

Le siège de la société est à côté de l’opéra de Lyon, et une partie de l'opérationnel semble être à Champs-sur-Marne. La prochaine AG est le 20 juin 2019 au siège.

Site oueb de la société : https ://idsfrance.com.

Je suis actionnaire depuis quelques jours, pour une partie significative de mon portefeuille. A priori, il n'y a guère de protection à la baisse mais la décote est intéressante. Enfin, la société est peut-être repartie dans une bonne dynamique : le CA a fait + 25 % en 2018 et la rentabilité a fortement progressé.

JL - 3 avril 2019.

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

9

Gevelot II, une montagne de cash

by

Pas la peine de présenter Gevelot, entreprise connue de tous les investisseurs value. Rappelons juste qu'il s'agit d'une société de mécanique dont l'activité concerne plus précisément la fabrication de pompes (pour le transfert de divers fluides), via son unique filiale PCM. Les autres activités ont été vendues à bon prix, ce qui fait que le groupe est maintenant assis sur une montagne de cash.

J'ai eu connaissance de Gevelot en 2012 grâce aux Daubasses qui l'avaient analysé et acheté en 2010 à 19 €. Si l'on veut se remémorer quelques caractéristiques de la société, on pourra relire leur article. M'armant d'un peu de patience, j'avais acheté des actions fin 2012 et début 2013 à 45 €, un prix déjà bradé, pour les revendre 140 € en 2016. Aujourd'hui, à 190 €, le prix est 10 x fois plus élevé qu'en 2010, mais c'est toujours peu cher. Voyons cela.Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

7

Le début des soldes

by

Vous l'avez remarqué, les small caps subissent des baisses importantes et quasi généralisées. Ainsi, beaucoup d’alertes à la baisse se déclenchent, qui font autant d’opportunités d’achat. Mais, en ce moment, je n’ai guère le temps de travailler à une analyse et donc de publier un article. D’autant que je n’ai aucun cash en portefeuille, ce qui n'augmente pas la motivation.

J'ai donc décidé de vous livrer telle quelle ma liste d’idées à analyser qui pourraient être (de nouveau) intéressantes. Dans un ordre aléatoire, et avec les déclarations de positions pour être en règle avec l'AMF :Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

3

Biosynex, petit parfum de conflit d'intérêts

by

Il y a deux semaines (le 7 juillet), notre journal préféré à tous, Investir, a choisi comme Valeur à découvrir de la semaine, la société Biosynex. Il s'agit d'une biotech dans le domaine des tests de diagnostic médical rapide : test de prédiction d'accouchement imminent, test d’intolérance au gluten, lecteur automatisé de tests, etc. Si vous avez manqué la nouvelle, Biosynex vient de sortir l'auto-test du HIV, peut-être une petite révolution pour les usagers. Or, il se trouve que j'avais regardé cette société la semaine précédente, parce que le PDG venait de racheter 0,5 % du capital (300 k€). Je me suis donc dit que c'était l'occasion d'en parler. Je commence par vous copier l'article d'Investir puis je donne quelques éléments que j'avais notés.Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

7

Media 6, de la croissance pas très chère

by

Une fois n'est pas coutume, présentons une société en croissance. Media 6 est une société spécialisée dans le marketing et le mobilier de lieux de vente. La photo de l'article montre l'aménagement de la Brasserie du train bleu. Plus précisément, le chiffre d'affaire par activité se répartit ainsi :
- fabrication de supports de communication et de mobilier commercial (84,6 %) : vitrines, présentoirs, terminaux, stands, corners et meubles fabriqués en carton, en bois, en plastique et en métal,
- prestations de services (15,4 %) : réalisation de campagnes publicitaires sur les lieux de vente, mise en scène attractive des produits, animation des points de vente, agencement de mobilier commercial, etc.Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

8

U10, nouveau suivi d'initié

by

U10 (ticker UDIS) est un créateur, fournisseur et logisticien dans l'univers de l'équipement de la maison : décoration textile, accessoires de la maison, accessoires de mode basé à Lyon. Leurs clients sont des distributeurs, pour lesquels ils conçoivent, fabriquent et transportent des lignes de produits tendance, "au juste prix", dont le but est de "démocratiser le haut de gamme" .

Le PDG et principal actionnaire, Thierry Lievre, détient, au 14 novembre 2017, 68 % du capital (11 727 092), par l’intermédiaire des  sociétés Financière des Docks et TLK qu’il contrôle.Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

26

Ymagis, pour finir le tour du cinéma

by

La présentation officielle nous indique que Ymagis Groupe est spécialisé dans les technologies numériques pour l'industrie du cinéma. Le groupe offre des solutions, dans ce qui concerne le numérique, aux exploitants cinématographiques, aux distributeurs de films et d'évènements live, aux producteurs, aux ayants droit, aux régies publicitaires spécialisées, aux diffuseurs, aux éditeurs vidéo et aux plateformes VOD/SVOD. Le groupe est présent dans 23 pays. Le CA par activité se répartit comme suit :

  • Virtual Print Free (VPF) (39 % ; Ymagis) : solutions de financement ;
  • Exhibitor Services (34 % ; CinemaNext) : activités de services aux exploitants cinématographiques (vente et installation d'équipements, développement de solutions logicielles, prestations de support technique/NOC et de conseil) ;
  • Content Services (27 % ; Eclair) : activités de services de contenus (post-production, acheminement cinémas, distribution numérique, multilingue et accessibilité, restauration et préservation).

Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

26

Technicolor, dans le creux de la vague ?

by

Je ne sais plus très bien comment j'ai découvert Technicolor. Peut-être lors de mes recherches sur Xilam et Gaumont (ou peut-être même sur Prodware). Technicolor est en effet une société dans le secteur du cinéma au sens large, qui possède plusieurs activités technologiques différentes (brevets sur le son et l'image, effets spéciaux, animation, postproduction, traitements de films, fabrication de DVD et Blu-ray). TCH était revenu à mes oreilles en novembre 2016, sur la bande FM, pas le biais de Emeric Préaubert, gérant fondateur de la société Sycomore AM. Puis j'ai été intrigué par les gros free cash flows (FCF) dégagés les années précédentes, mais aussi par la présence de ce titre dans le fonds MME de Moneta AM (rapport de juin 2017). Enfin, en septembre 2017, je l'ai vu chez Pleaide AM, dans leur fonds PAM select. Pour terminer l'inventaire, signalons aussi les articles du journal Investir des 4 mars et 19 août 2017.Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

23

Passat, net-net rentable

by


Passat est une petite entreprise  française fondée en 1985 et détenue à plus de 50 % par la famille Broszio. Ils vendent essentiellement des produits pour la maison : bricolage, jardinage, entretien, et aussi pour la beauté et l'hygiène, le tout en faisant de la vente assistée par l'image (animations vidéos dans les espaces de vente, ils sont leaders dans le domaine). Leur produit phare est la bûche de ramonage. Une activité vraiment pas sexy, mais cela ne soit pas nous effrayer. Par contre l'activité et les marges sont en déclin depuis 7-8 ans. C'est bien sûr plus inquiétant, mais il faut bien une raison pour que l'on puisse acheter à petit prix un bon bilan assorti d'une rentabilité positive (même modeste).

Cours de l'action au moment de l'analyse = 5,8 €.

Voyons donc le bilan et les profits.Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

13

SCBSM, un nom qui plairait à Lynch

by

Voilà donc un joli nom d'entreprise : Société Centrale des Bois et Scieries de la Manche (ticker SCBSM ou CBSM). Il aurait plu à Lynch car celui-ci trouvait que les noms ridicules ou repoussants pouvaient parfois permettre de s'offrir des sociétés à bon prix, le nom étant une raison de plus pour que personne ne soit séduit par la société. Dans le cas qui nous occupe, la SCBSM ne s'occupe ni de bois, ni de scierie, et elle n'est absolument pas basée dans la Manche. Cette société est une foncière, ayant le statut de SIIC, une Société d'Investissement Immobilier Cotée, un type d'entreprise française propriétaire de bâtiments soumise à un régime fiscal particulier, et ne pouvant pas être logée dans un PEA.Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

44

Corridor resources, pétrole et gaz bon marché

by

Ce n'est pas la première fois ni peut-être la dernière : voici une société de pétrole et gaz qui semble bon marché. Et c'est un invité qui nous propose cette analyse. Merci AJE (Alea Jacta Est), participant actif et pertinent au forum de l'IH, de nous avoir déniché cette société intéressante, et surtout merci de publier l'article sur le blog. C'est une analyse rapide, dont j'ai modifié quelques chiffres tout aussi rapidement, a vous d'en tenir compte.

Voici un article assez court sur une société rentable, sans dette, cotant quasiment à son cash net : il s’agit de Corridor Ressources.

Corridor Ressources est une petite société de pétrole et de gaz (O&G) de l’Est du Canada (dans tout cet article les $ sont des dollars canadiens, CAD). En pratique, il s’agit surtout de gaz, dans une région géographique « de niche », loin des pipelines de l’Alberta, et où la demande en gaz en hiver est forte, et difficilement couverte par la production locale.

Mais ce n’est pas pour ça que la société est intéressante du point de vue de l'investisseur value.

Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

186

Gaumont, encore du cinéma décoté

by

Malgré le temps qui passe depuis la crise des subprimes, malgré la hausse des marchés, il reste encore des entreprises décotées sur la place parisienne. Et, selon moi, Gaumont en fait partie. Elle figure même en tête de liste.

Je remercie Franck des Daubasses, et des analystes anonymes, pour les apports très fructueux sur ce dossier.

▣ Gaumont

Faut-il présenter l’activité de Gaumont ? C’est un producteur français de films et séries très ancien (fondé en 1895 !). Il y a eu bien sûr Intouchables récemment, mais aussi beaucoup d’autres films moins connus. Il est dirigé depuis 1975 par Nicolas Seydoux puis sa fille.

En 1995, Marc du Pontavice a proposé à Gaumont de créer un nouveau département centré sur les métiers du dessin animé, des jeux vidéo et internet. Puis en 1999, Xilam a racheté à Gaumont les actifs de cette entité. Comme chez Xilam, les productions de films ne sont quasiment pas financées par Gaumont mais par un producteur délégué qui fournit un apport de coproduction pour un montant forfaitaire. Cela permet à Gaumont de limiter son risque financier.Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

9

Prismaflex, retour en croissance ?

by

prismaflex0_maryna-cotton_photowise-4_web-2-200x200Après une incursion dans une activité amusante, avec Xilam, je reviens aujourd'hui dans un secteur pas vraiment glamour. Des gros panneaux de 4x3 m comme cadre de vie, hum hum. Par contre le potentiel boursier de cette société me semble possiblement important. 

Présentation

Prismaflex International (ALPRI) est un groupe français proposant des supports d’affichage de tout type : panneaux urbains à affiches, panneaux lumineux, abri-bus, colonnes urbaines, panneaux d'intérieur posés ou suspendus… C'est donc à la fois un fabricant de panneaux publicitaires et un imprimeur numérique grand format. Ces deux activités représentent chacune près de la moitié du chiffre d’affaires. Présent commercialement dans plus de 120 pays, le groupe est implanté industriellement en France, Espagne, Royaume-Uni, Suède, Allemagne, Canada, USA et Afrique du Sud.

Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

74

Prodware : achat d'initié

by

prodware1Vous savez que j'affectionne particulièrement la stratégie deep value, qui consiste à acheter une société pour ses actifs bradés. Pourtant, au gré des opportunités, je sors parfois de ce processus ; d'autres stratégies ont fait leurs preuves. C'est ainsi que j'ai acheté LNC à 12 € début 2015, puis renforcé à 18 € début 2016. Quelles étaient les arguments ? Les conseils de deux copains, et surtout le constat que les dirigeants/actionnaires principaux achetaient continûment les actions depuis plusieurs années, continuant encore à 18 €, puis à 27 €. C'est la raison pour laquelle j'ai gardé toutes mes actions jusqu'à récemment. Ce que tout le monde attendait depuis longtemps est finalement arrivé cette semaine. Les actionnaires de référence proposent une OPAS (offre publique d'achat simplifiée) à 35 € c'est-à-dire qu'ils vont racheter leurs actions aux actionnaires qui le souhaitent. La prime est d'environ 20 % sur les derniers cours de bourse. Étant donné les derniers résultats et les prévisions, le prix ne semble pas cher. Mais ce n'est pas la question ici. Le point que je voulais mettre en avant est la stratégie "achat d'initié" qui consiste à considérer comme un critère positif, parfois essentiel, le fait que les initiés achètent les actions de la société. Pour les nouveaux arrivés en bourse, sachez que "initié" n'est pas un gros mot : il s'agit des administrateurs, dirigeants, cadres ou toute personne qui a accès à des informations privilégiées sur l'entreprise.

 La stratégie "achat d'initié" 

Continuer la lecture →

Print Friendly, PDF & Email

petrus_favicon_lpl_couleur_rogne

1 2 3