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Reporting janvier-avril 2020

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Le printemps 2020 fût tout sauf banal. Après avoir cru que le Covid-19 ne serait qu’une “gripette”, alors qu’une province chinoise était confinée (nous avons été un peu aveugles, moi le premier), nous avons eu à nous confiner nous aussi. Et nous avons du faire ce qui semblait impossible jusque là : arrêter tout un pan de l’économie, pour éviter d’avoir des morts inacceptables parce que l’on n’aurait pas pu les prendre en charge en réanimation. Il y eut le krach boursier, faisant faire des -50 % à des valeurs pourtant solides. Il y eut enfin un krach mémorable du pétrole, vécu en direct le 20 avril. Je vis en quelques heures, le pétrole WTI descendre de 11 $ à 5 $, puis en quelques minutes passer en territoire négatif et ce jusqu’à -37 $, perdant -305 % dans la journée. Le contrat future pour livraison physique le 20 mai se terminait ce jour et il n’y avait plus de place pour stocker le pétrole qui serait livré : certains traders devaient absolument céder leur position quitte à payer pour les vendre. Que nous réservent les prochains mois ? Mystère.

Nouvelles du portefeuille et des sociétés

Le marché déprimé m’a fait procéder à quelques arbitrages et aller-retours entre janvier et mars :

  • Batla Minerals. Vendu les 2/3 de ma position. Ce n’est pas que je n’y crois plus, mais l’action a fait +30 %, et c’est un arbitrage dans un marché baissier. De plus l’actionnaire majoritaire n’inspire guère confiance, donc nous ne sommes pas dans le cas d’un investissement sans risque. PV = +21 % en 9 mois.
  • Corridor Ressources. Vente du reste de la position à 1,21 $. Raisons à peu près identiques. PV = +100 % en un peu plus de 2 ans.
  • Hipay. Vente d’un petit morceau de ligne à 5,6 €, racheté 3 € peu de temps après.
  • Cogra48, CIOA, Media6, Stef. Achat de ces valeurs en début de période, puis revente à peu près au même prix car elles n’avaient pas trop baissé et j’avais besoin de liquidités pour acheter de plus gros potentiels après le krach boursier.

Surtout, profitant des baisses importantes de cours, j’ai procédé à des achats net, pour environ 1 % du portefeuille chacun sauf mention contraire :

  • Odet 666 € (ce cours me plaisait bien). D’après ceux qui ont étudié le dossier, le groupe vaut probablement le double ou le triple.
  • Akwel 14,66 €. EV/EBITDA entre 2 et 3.
  • Renault à 35 puis 25 €. Acheté bien trop tôt manifestement. Le groupe vaut probablement le double ou le triple (3 % du portefeuille).
  • Vicat 22,75 €. L’inventeur du ciment. Une société familiale rentable (aucune perte depuis 1994). A un plus bas de 15 ans. EV/EBITA2019 = 5, P/FCFmoyen = 6, P/Emoyen = 7. La production de béton bénéficie d’un moat partiel : un béton doit être produit localement et on ne construit pas facilement une unité de production. Une concurrence toutefois croissante dans certains pays. Bonne diversification géographique.  Quelques achats d’actions du président récemment, mais très peu relativement à ses revenus.
  • Plastiques du Val de Loire (PVL) 3,12 €. Entreprise familiale bien gérée. Gros endettement mais gros potentiel de rebond associé (l’endettement provoque un effet de levier sur le cours). EV/EBITDA = 4,5. FCF ~ 0 mais forte croissance. Après la crise de 2008, PVL oscillait autour de 2 €, avec un minimum vers 1,5 € en 2012/13, mais le CA était moitié moins que maintenant. Un prix de 3 € actuel correspond donc au pire de la crise précédente et me semble donc être un plancher de valorisation.
  • Gaumont 105 € et 96 €. J’ai reconstitué une bonne partie du petit bout de ligne vendu à 140 € (2 % du portefeuille).
  • FNAC Darty 22,52 €. Lorsque la FNAC est tombée vers 15 € après son introduction en bourse, je me suis dit “c’est normal, avec les ventes en ligne, le commerce physique va décliner”. Et pourtant, j’habite en face d’une grande FNAC d’hyper-centre, et j’aurais bien pu voir que le magasin est toujours aussi plein, et pas seulement le magasin, les caisses aussi. Je vois aussi le fait que l’enseigne est toujours appréciée, quand la première idée de mon neveu quand il vient est : aller à la FNAC. Il y a un vrai plus dans cette enseigne. Tout ça pour dire que je crois à la pérennité de la FNAC.  EV/EBITDA = 4. P/FCF moyen ~ 4. Endettement élevé.  Le potentiel de rebond est important. Un x2 est probable, un x3 n’est pas exclu. Une de mes valeurs préférées du moment. Voir aussi les articles de Investir reproduits ci-dessous.
  • Videlio 1,56 €. Nanocap active dans la vidéo (voir l’article).
  • Media 6 à 6,65 €. A ce niveau de cours, on est quasi au cash net.
  • Le Belier. 29,1 €, puis 30,9 € lorsque le vendeur semble avoir capitulé. Encore un équipementier auto pas cher : EV/EBE = 4. P/FCF = 10. P/E = 11. Surtout, une OPA est prévue à 38,18 € en fin de 1er semestre 2020. L’OPA sera réalisée par une société chinoise et il reste des autorisations à obtenir. L’opération n’est donc pas assurée, mais même si l’OPA est annulée, le prix reste attractif, et en cas d’annulation par l’acheteur, l’indemnité est de 12 M€. Cette achat constitue en quelque sorte une protection contre une baisse du marché puisque le prix ne peut (a priori) pas baisser beaucoup. Certes, le potentiel n’est pas énorme : +30 %, mais il peut se réaliser en quelques mois, et si le marché venait à baisser d’ici l’été, je serais très content de pouvoir vendre ces actions avec +30 % de bénéfice (4 % du portefeuille).
  • Euronav. 10,78 €. Opérateur belge de fret maritime de pétrole. En ces temps où tout le monde cherche à stocker du pétrole, les prix augmentent, et Euronav devrait en profiter.  Achat de court terme. Le titre est liquide.

Enfin, j’ai procédé à deux petits achats liés au pétrole (0,3 % du portefeuille chacun) :

  • Une daubasse dans les services au pétrole et gaz. 0,37 $. Historiquement rentable. Endettement élevé. Un pari pour jouer le rebond du pétrole.
  • International Seaways Inc 27,50 $. Stockage de pétrole. Pour jouer la raréfaction des places de stockage de pétrole et se couvrir sur la daubasse qui précède.

Grace à deux emprunts réalisés en 2019, j’ai encore du cash à investir pour environ 20 % de mon portefeuille actuel.

Les nouvelles importantes sur mes actions :

  • GaumontL’assemblée générale mixte se tiendra le 16 juin à huis clos. Même si on peut comprendre les raisons de ce choix, voilà qui doit bien arranger Sidonie Dumas. Cela lui évitera d’être sous le feu des questions auxquelles elle n’a pas envie de répondre. A l’écrit, c’est tellement plus confortable qu’à l’oral. 
  • Hipay. Boris (valeurbourse.com) a publié un article sur Hipay. Vous y trouverez les raisons de notre investissement sur cette fintech. Quelques semaines plus tard, Moneta AM a déclaré à l’AMF avoir franchi à la hausse le seuil des 5 % du capital de Hipay. Moneta n’ayant pas la réputation d’investir dans des entreprises proches de la faillite, voilà qui rassure le marché et le titre fait + 50 % dans la journée. Quelques jours après, la société a publié les compte-rendus du conseil d’administration : les CAC ont refusé de certifier les comptes. Ce n’est pas rassurant, mais difficile de dire à quel point.

Article paru dans Investir du 18 avril, dans le cadre d’une synthèse sur les séparations mères-filles :

Décidément, Investir aime bien Fnac Darty en ce moment. Article paru le 25 avril :

 

Investir du 2 mai a publié un article éclairant sur les raisons (en partie “techniques”) qui ont mené à une poursuite du décrochage du pétrole :

▣ Performance et portefeuille

Des portefeuilles pas folichons depuis le début de l’année : – 19,4 % (PEA), ), -15,3 % (CTO), -17,6 % (Global).

Mon portefeuille contient 19 lignes significatives, à peu près par ordre décroissant de taille :

  • Gaumont, Hipay, Akwel, Cofidur, TXCOM (>5 % du portefeuille chacun),
  • Le Belier, Media6, Renault, Powerfilm (2-4 %)
  • Odet, Esso, DLSI, Videlio, PVL, Vicat, FNAC, Euronav (1 %),
  • INSW, 1 daubasse (0,3 %).

▣ La crise du Covid

Si on n’avait pas confiné la population, ou si on n’avait confiné que les >60 ans, comme la propagation était très rapide, on aurait eu 20 millions d’infectés en 1 ou 2 mois. Et même avec une petite proportion en réanimation, les services de réanimation auraient été débordés (et par des jeunes). Idem si on déconfine sans précaution.

La crise peut être longue, mais je ne suis sûr de rien en ce qui concerne sa sévérité dans la longueur.

En l’absence de traitement ou de vaccin, si on veut atteindre l’immunité de groupe rapidement, on déconfine massivement jusqu’à saturation du système hospitalier, on reconfine un peu, etc. A ce rythme, il faut deux ans pour atteindre l’immunité de groupe.

L’autre scénario est de déconfiner doucement et surtout avec un maximum de précautions et de gestes barrière, de façon à ne pas avoir à reconfiner, et à ne pas saturer le système hospitalier. Dans ce cas il faut des années avant d’atteindre l’immunité de groupe. Qui peut d’ailleurs ne jamais arriver si l’immunité individuelle n’est que de un ou deux ans comme pour les autres coronavirus.

On s’achemine dans la plupart des pays vers le deuxième scénario, qui semble le moins pénible économiquement et socialement. Dans ce deuxième scénario, on a l’impression que l’économie peut bien repartir, mais il est aussi possible que les précautions à prendre freinent beaucoup l’économie. Qui aura encore plaisir à faire les magasins s’il faut enfiler des gants, se mettre du gel, et ne plus toucher les vêtements ? Il y a beaucoup d’incertitudes, positives et négatives, dans ce scénario.

Du point de vue boursier, l’incertitude est énorme, mais est-ce que ça change beaucoup de d’habitude ? En temps normal, on ne sait juste pas quelle catastrophe peut se produire. A noter aussi que la présence d’une catastrophe n’empêche pas la survenue d’une autre.

Comme tout le monde attend une deuxième baisse des marchés, elle n’arrivera peut-être pas tout de suite. Ou pas du tout ? Je vais continuer à investir sur des dossiers massacrés, tout en gardant du cash. A plus long terme, il y a bien sûr la dette des États, et là c’est l’incertitude totale dans mon esprit quand à la réaction des marchés à ce sujet.

▣ Nouvelles du blog et autres

Depuis le début de l’année, quatre articles ont été publiés :

Pour ceux qui ne sont pas au fait de la distinction prix/valeur, je conseille l’intervention de Jean-François Filliatre sur BFM au cours de ce dernier mois.`

J’ai bien aimé aussi l’intervention de Thibault Prébay (ici à 3 min 30 s) sur la différence de comptabilisation des morts du Covid entre la France et les autres pays, notamment entre la France et l’Allemagne ; ça change des informations habituelles.

Depuis le début du confinement, le Getty Museum met les internautes au défi de reproduire chez eux des chefs-d’œuvre vivants. Voir l’article du Monde, un échantillon des reproductions d’œuvres faites maison, et #gettymuseumchallenge. La photo de début d’article est une reproduction nature des Raboteurs de parquet (1875) de Gustave Caillebotte (1848-1894). L’original :

Bonne fin de confinement à tous.

JL – 3 mai 2020.

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Videlio, l’affaire du moment ?

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Vidélio (ex IEC Professionnel Média) est une nano cap active dans la vidéo. Elle conçoit, réalise et exploite des systèmes audiovisuels professionnels dans les domaines du sport, de l’événementiel, de la croisière maritime, des musées, de la scène, du cinéma, de la musique, des médias, de l’hotellerie-restauration, et du corporate en général. Cette société ne semble pas intéresser les investisseurs : j’ai trouvé très peu d’information sur les forums boursiers.

▣ Données financières brutes

Lorsqu’on compile quelques données financières brutes (cf. rapport annuel 2019), on reste interloqués par ses ratios de valorisation très faibles :

  • Cours de l’action = 1,55 €
  • Nombre d’actions hors autocontrôle = 24,5 M
  • Capitalisation = 38 M€
  • Cash net = 37,4 – 9,5 – 5,5  = 22,4 M€
  • EV = 15,5 M€
  • CA = 247 M€
  • EBITDA = 19,4 M€
  • CAF = 15,5 M€
  • FCF (hors dBFR) = 13 M€ 
  • EV/EBITDA = 0,8
  • P/FCF = 3
  • P/E = 6.

Le tout avec un CA en croissance (+ 33 % en 5 ans).

Regardons de plus près si l’affaire est aussi bonne qu’il y parait.

Le cash net et l’EV

Précisons tout d’abord que je préfère employer le terme de cash net, qui selon ma définition personnelle est définie par

  • cash net = trésorerie et équivalents – dettes financières long et court terme,

ceci afin de le distinguer de la trésorerie nette, avec laquelle on laquelle on le confond souvent par abus de langage, mais qui, strictu senso, en comptabilité, et dans beaucoup de rapports financiers, est définie par :

  • trésorerie nette = trésorerie et équivalents – dettes financières court terme.

Le cash net de 19,5 M€ donné au dessus a été calculé de cette façon.

Il y a toutefois une considération importante dont il faut tenir compte : l’affacturage.

L’affacturage (factoring en anglais) est une technique de financement et de recouvrement de créances mise en œuvre par les entreprises et consistant à obtenir un financement anticipé et à sous-traiter cette gestion à un établissement de crédit spécialisé : l’affactureur ou, en anglais, factor (Wikipedia).

Pratiquement, les créances clients sont donc transformées en cash moyennant quelques frais. Chez Vidélio, le recours à l’affacturage est important : 39,5 M€ au 31 décembre 2019. Doit-on considérer les 39,5 M€ de trésorerie ainsi obtenue comme une vraie trésorerie ou comme une créance client ? Dit autrement, faut-il mettre en face de cette trésorerie, une dette financière court-terme de 39,5 M€ [Edit, cf commentaires : et une créance client] ? Le débat fait rage dans la communauté des investisseurs. Certains pensent que le cash est acquis et que le système est pérenne, d’autre que ce n’est qu’une avance de trésorerie adossée à une créance, ce que l’article de Wikipédia semble d’ailleurs suggérer :

Il s’agit donc d’un crédit à très brève échéance, correspondant au délai de paiement accordé au débiteur.

Personnellement, j’ai tenu compte du point suivant dans ma réflexion : je souhaite comparer les sociétés entre elles. Or, prenons deux sociétés parfaitement identiques, dont l’une procède à l’affacturage, l’autre non. Est-ce que l’une a plus de valeur que l’autre ? Je ne crois pas. Je considère donc l’affacturage comme une avance de trésorerie et je définis :

  • cash net = trésorerie et équivalents – dettes financières long et court terme – affacturage
  • EV = capitalisation – cash net.

Je transformerai donc, dans mes évaluations, la trésorerie correspondant aux affacturages en créances clients.

Pour Vidélio, cela revient à corriger les nombres donnés plus haut en :

  • Cash net = 22,4 – 39,5  = – 17,1 M€
  • EV = 55 M€.

L’EBITDA et le FCF

Les nouvelles normes financières, appelées IFRS 16, changent un certain nombre de choses, qui peuvent se révéler importantes, dans les comptes des entreprises. Reprenons, notamment, la précision apportée dans le rapport de Vidélio, p. 106, sur les contrats de location :

IFRS 16 « Contrats de location ». La norme IFRS 16 est entrée en vigueur de façon obligatoire à compter du 1er janvier 2019. Cette norme, qui remplace la norme IAS 17, conduit le groupe à comptabiliser tous les contrats de location, en tant que preneur, de la même façon, sans faire de distinction entre location-financement et location simple.
La comptabilisation implique la reconnaissance au bilan d’un actif au titre du droit d’utilisation et d’un passif au titre des loyers futurs, et génère des changements de présentation :
• Au compte de résultat :
– il n’y a plus de charges de loyers relatives à ces contrats, mais des dotations aux amortissements en résultat opérationnel.
– des charges financières d’intérêts sur les dettes de loyer sont comptabilisées sur la ligne Cout de l’ endettement financier net.
• Dans le tableau des flux de trésorerie : le paiement des loyers auparavant présenté au sein des flux liés aux activités opérationnelles est présenté en flux liés au financement sous la forme d’un remboursement de dette de loyer et d’intérêts financiers versés.

On en conclut qu’en norme IFRS 16, il faut décompter les loyers de l’EBITDA et du FCF tels que calculés auparavant, c’est-à-dire écrire :

  • EBITDA = REX + DAP – loyers (et intérêts sur loyers)
  • FCF = CAF – capex – loyers (et intérêts sur loyers).

Dans les cas où il s’agira d’un crédit-bail, je considèrerai cela comme un capex de croissance dans la mesure où ce versement n’est pas à fond perdu et surtout n’est pas éternel.

Pour Vidélio (note 17 page 129), cela donne :

  • EBITDA = 19,4 – 4,8 = 14,6 M€
  • FCF (hors dBFR) = 13 – 4,8 = 8,2 M€.

Ratio réévalués

On trouve ainsi les ratios corrigés :

  • EV/EBITDA = 3,8  (au lieu de 0,8)
  • P/FCF = 4,6  (au lieu de 3)
  • P/E = 6  (inchangé).

C’est toujours bon marché, mais pas aussi délirant que cela paraissait.

Actionnariat et management

Les actionnaires principaux sont

  • Crozaloc 17 M = 65 %
  • Sochrastem 4,4 M = 16,8 %
  • Autocontrôle 1,6 M = 6,1 %
  • Public 2,7 M = 10,5 %.

Crozaloc SA est détenue à 87,57 % par la société Talis, laquelle n’est pas contrôlée. En 2019, Crozaloc est passée de 46 % à 65 % sans OPA, sur dérogation l’AMF, en faisant l’acquisition de gré à gré de plusieurs blocs d’actions Videlio auprès de 5 actionnaires au prix unitaire de 1,80 €. Les dividendes que percevra Crozaloc seront en priorité employés au remboursement du prêt bancaire souscrit pour cet achat.

Il y a d’ailleurs eu un dividende exceptionnel de 0,27 € versé mi-2019. Les autres années, le dividende est en général de 0,04 €.

Au niveau du management, je déplore un rapport annuel énorme (240 pages) mais rempli de phrases creuses : 

“Notre Groupe trace la route qui sera suivie par nos challengers. Acteur de l’innovation, totalement intégré à notre écosystème et toujours à l’écoute, nous avons vocation à gagner et garder la première place pour accompagner nos clients (entreprises et administration) ainsi que les clients de nos clients (passagers, visiteurs, spectateurs) dans la réussite de leurs expériences digitales !”
“À l’heure de l’instantanéité, VIDELIO, par son activité BtoBtoC, met en place des solutions digitales qui subliment l’expérience des visiteurs en s’adaptant aux profils des nouveaux consommateurs.”
“Bref, le digital est partout ! Les usages évoluent et les attentes de leurs utilisateurs aussi. Les environnements doivent s’adapter pour offrir une expérience digitale unique : intuitive, engageante et surprenante.”

Etc. Trés original et très informatif ! Je n’ai meme pas réussi à bien savoir ce qu’ils faisaient en feuilletant le rapport. Pour garder cet achat, je me fie juste aux ratios de valorisation 2019.

Conclusion

Vidélio n’est donc pas l’affaire du moment qu’il pourrait paraitre. Mais avec un EV/EBITDA = 3,8 et un P/FCF = 4,6, cela reste peu cher pour une société en croissance (+33 % sur le CA en 5 ans). L’article était aussi l’occasion de creuser quelques particularités comptables.

Actionnaire depuis 3 semaines pour 1 % du portefeuille.

JL, 28 avril 2020.

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Coronavirus, que faire ? II

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Dans le monde, tous n’ont pas encore bien saisi la gravité de la pandémie de Covid-19. Et c’est bien normal, car ce n’est pas un problème simple.

▣ La gravité de la pandémie

Et pour en mesurer la gravité, il faut faire une petite révision de l’exponentielle, ou des intérêts composés.

Il y a deux facteurs de gravité : en France, sans confinement, le nombre de malades (et de morts) progresse de 30 % par jour. Ce qui fait le “x 2 en 3 jours” que vous avez entendu à la radio. Cela n’a l’air de rien, mais rappelez-vous de la fonction exponentielle :  avec 30 % par jour, on passe de 10 000 infectés à 400 000 dans 2 semaines, et à…. 25 millions dans un mois. Les hôpitaux sont incapables d’absorber cette affluence, vous mourrez dans un couloir d’hôpital, ou même chez vous car personne ne pourra vous emmener. Le but du confinement est de diminuer cette vitesse de croissance. Il faudra 2 semaines de confinement pour ralentir la progression de l’épidémie, donc on arrivera peut-être à 400 000 rapidement (trop rapidement, c’est le problème).

Deuxième facteur de gravité, la durée. Comment sort-on de la crise ? Si les scientifiques ne trouvent pas de remède, on n’en sortira pas avant d’atteindre l’immunité de groupe. Et cela prendra des mois, peut-être un ou deux ans (toujours l’exponentielle mais avec un chiffre plus petit que 30 %).

Et dans certains pays, ce sera pire que chez nous.

Les gouvernements ont compris que les Etats devront aligner des dizaines de milliards pour faire en sorte que chacun puisse continuer à vivre, que les entreprises ne fassent pas faillite, etc. La BCE va injecter 750 milliards d’euros. L’Allemagne prévoit 850 milliards. Le ministre français de l’économie parle de quelques dizaines… Des proches vont mourir, les personnels hospitaliers vont tout donner, alors nous ferons les comptes plus tard. Cette crise nous rappellera peut-être que notre actif le plus précieux est la santé, pas la rentabilité, et que le système hospitalier mérite qu’on y injecte de l’argent, qu’on en prenne soin, au contraire de ce que la plupart des politiques ont fait depuis 30 ans.

Les scénarios pour le futur peuvent aller d’un extrême à l’autre : du traitement trouvé rapidement, jusqu’à un échec de la recherche de traitement, avec une pandémie et un confinement qui durent très longtemps. En passant par des confinements partiels grâce aux tests généralisés. Sans compter tout ce qui n’a pas encore été envisagé.

▣ Le point de vue de l’investissement

Les incertitudes sanitaires se retrouvent sur les marchés. Les “incertitudes” de l’analyse technique sont plus que jamais valables, comme le résume cette phrase entendue sur BFM Business vendredi 20 mars à la clôture : “Le rebond peut se poursuivre. Mais je ne serais pas surpris qu’on revienne tester les plus bas”.

Le cours de Dart Group en une semaine, résume également bien la volatilité, et l’incertitude extrême, qui règnent :

Que faire maintenant ?

Chacun devra prendre ses décisions pour savoir quoi faire en matière d’investissement. Je ne peux que répéter ce que j’ai écrit dans le dernier article. Sans autre idée, il est préférable de :

  • investir progressivement au cours de la baisse,
  • investir encore et toujours dans les sociétés que l’on pense être décotées,
  • investir proportionnellement à la décote estimée.

Dans le dernier article, j’avais indiqué quelques valeurs achetées. Depuis, j’ai préféré revendre Stef, Media 6, DLSI, CIOA et Cogra, qui n’avait pas encore baissé depuis mes achats, pour deux raisons : continuer à garder du cash pour la suite, et acheter des valeurs qui me semblent être à plus fort potentiel de rebond :

  • Vicat, achat à 22,75 €. L’inventeur du ciment, grâce à une couche calcaire grenobloise. Une société familiale rentable depuis bien longtemps. A un plus bas de 15 ans. Moins de 1 % du portefeuille.
  • Plastiques du Val de Loire, achat à 3,12 €. Entreprise familiale bien gérée. Gros endettement mais gros potentiel de rebond. EV/EBITDA = 4,5. FCF ~ 0 mais forte croissance. Cotait 1,5 € au plus bas, en 2012/13 mais le CA était moitié moins que maintenant. 1 % du portefeuille.
  • Option SPXW P 3 APR 2020 1000 $. Achat de put sur le S&P 500. Je pense que les US n’ont pas encore pris la mesure de la pandémie. Spéculatif, et court terme : position insignifiante de mon portefeuille.

Je préfère manquer un rebond maintenant, que manquer de cash si la baisse se poursuit. D’autant que mon cash provient à 100 % d’un emprunt. En 2019, j’ai fait un gros emprunt  au cas où une opportunité d’investissement incroyable se présente. Je ne crois pas que l’on soit dans cette configuration (Gaumont à 75 €, ou TXCOM à 5 €, l’étaient). J’ai donc décidé de respecter le projet de départ, et d’attendre encore.

Evidemment, je surveille tout un ensemble de sociétés.

▣ Conclusion

Dans notre vie de tous les jours, aidons la collectivité autant que nous le pouvons, chacun comme nous le pouvons, soyons encore plus bienveillant que d’habitude. Ne nous prenons pas trop pour des épidémiologistes, et écoutons ce que les scientifiques ont à nous dire.

Si l’illustration de l’article vous fait penser à un tableau de Edward Hopper (1882-1967), c’est normal. Cette année, le Virginia Museum of Fine Arts, a recréé la chambre de la peinture « Western Motel » (1957) et propose même de venir y passer une nuit. Le peintre de la solitude1, n’est-il pas à l’ordre du jour, au moment où beaucoup de nos semblables passent leur temps seul chez eux ?

Prenez soin de vous et des autres.

JL – 24 mars 2020.

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  1. Merci à mon relecteur, Ben Gramah, pour l’idée. []
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Coronavirus, que faire ?

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Le tableau de Pierre Brueghel l’ancien (~1525-1569), intitulé Le triomphe de la mort (1562), est une allégorie de la mort qui illustre bien la terreur qu’elle pouvait (ou peut) inspirer. Elle semble dire que personne n’échappe à la mort. Pas le peuple, encerclé par des hordes de squelettes, pas les amoureux, ni même les cardinaux ou les rois. Certains historiens pensent que les grandes pandémies ne sont pas pour rien dans cette terreur. Il y eu, parmi bien d’autres, la grande peste médiévale appelée peste noire. Elle a tué la proportion, à peine imaginable, de 30 à 50 % des Européens en cinq ans (1347-1352). Plus près de nous, qui se souvient de la “grippe de Hong-Kong” de 1968, beaucoup moins meurtrière bien sûr, mais qui a tué 30 000 personnes en France ? Sans parler du sida. Sous peine de lasser, on ne peut pas énumérer toutes les pandémies auxquelles a eu à faire face l’humanité, même en se restreignant à l’époque moderne.

Avec un taux de mortalité des personnes atteintes mal connu mais probablement de quelques pour-cent, le nouveau coronavirus ne se range donc pas dans la catégorie des pires fléaux. Avec ses 70 000 morts chaque année en France, et sauf surprise, le tabac, restera un fléau bien pire et… coté en bourse. Ce qui justifie pour l’instant l’ampleur des mesures prises et l’emballement médiatique est l’incertitude dans laquelle on se trouve sur l’ampleur de la propagation possible. Quand on aura un peu plus de données à ce sujet, et à mon avis cela arrivera vite, le bruit, et surtout la bourse, se calmera. Soyons clair, je ne dis pas que la crise ne sera pas grave, je dis qu’elle sera forcément limitée dans le temps.

L’idéal serait d’investir lorsque nous serons arrivés au maximum de la peur. Mais ce moment précis, on ne peut le connaître qu’à posteriori (si quelqu’un prétend le contraire, arrêtez définitivement de l’écouter). Et il ne sert pas à grand-chose de lire les forums boursiers pour essayer de deviner l’évolution de la pandémie : épidémiologiste est un vrai métier.

La seule chose que l’on puisse faire est donc :

  • investir progressivement au cours de la baisse,
  • investir encore et toujours dans les sociétés que l’on pense être décotées,
  • investir proportionnellement à la décote estimée.

Rien de bien nouveau.

Fidèle à ces préceptes, j’ai réalisé les achats/renforcements suivants entre les 2 et 4 mars, chaque ligne pour environ 1 % du portefeuille :

  • Odet à 666 € (ce cours me plaisait bien). Le groupe vaut probablement le double ou le triple.
  • Stef à 72 €.  EV/EBITDA ~ 6, propriétaire de son immobilier.
  • Akwel à 14,66 €. EV/EBITDA entre 2 et 3.
  • Media 6 à 9,8 €.  EV/EBITDA ~ 2, P/FCF ~ 10.
  • Renault à 25,42 €. Le groupe vaut probablement le double ou le triple.

Juste avant, j’avais procédé à deux ventes afin de libérer un peu de cash :

  • Batla Minerals. Vendu les 2/3 de ma position. Ce n’est pas que je n’y crois plus, mais l’action a fait +30 %, et c’est un arbitrage dans un marché baissier. De plus l’actionnaire majoritaire n’inspire guère confiance, donc nous ne sommes pas dans le cas d’un investissement sans risque. PV = +21 % en 9 mois.
  • Corridor Ressources. Vente du reste de la position à 1,21 $. Raisons à peu près identiques. PV = +100 % en un peu plus de 2 ans.

Grace à deux emprunts réalisés en 2019, j’ai encore du cash à investir pour environ 20 % de mon portefeuille actuel.

Je vous souhaite un bon début de printemps et vous laisse sur cette considération rationnelle, lue sur le site de France Info : “si l’on proposait demain un vaccin contre le coronavirus 2019-nCoV, je suis convaincu que de très nombreux Français se feraient vacciner. Pourtant, il reste difficile de les convaincre de la nécessité d’une vaccination contre l’hépatite B ou le méningocoque. C’est un peu absurde.” Bruno Pozzetto, virologue au CHU de Saint-Etienne.

JL – 7-9 mars 2020.

NB, 9 mars, 9 h 30. Dernière minute. Ce matin, on peut parler d’un krach avec -30 % sur le pétrole et -8 % sur le CAC. Mais il faut garder en tête que l’on partait de très haut. J’ai placé quelques ordres d’achat.

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Nouvelle année, bugs corrigés

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Administrer un blog peut être parfois un peu pénible. Je viens seulement de remarquer que, depuis mes déboires informatiques de juillet dernier, les tâches suivantes du blog n’ont pas fonctionné du tout entre juillet 2019 et janvier 2020 :

  • Formulaire de contact : Les messages ne m’ont jamais été envoyés et ont été perdus. Je n’ai donc pas pu vous répondre et vous prie de m’excuser.
  • Abonnement à la NewsLetter : Si vous, ou des connaissances, vous êtes abonnés pendant cette période, les abonnements n’ont pas été pris en compte, il vous faudra recommencer.
  • Abonnement aux nouveaux commentaires (en bas des articles) et aux nouveaux articles (panneau de droite) : Les inscriptions aux abonnements ont bien été faites mais il est fort possible que vous n’ayez reçu aucune notification de nouveau commentaire ou de nouvel article.

Après moult efforts pour débugguer la chose, tout cela semble rentré dans l’ordre (et même si, comme la dernière fois, je ne sais pas très bien d’où venait le problème).

Merci de me signaler tout autre problème pouvant survenir.

Maintenant, nous allons pouvoir nous concentrer sur ce qui nous plait le plus : dénicher des sociétés décotées. L’année 2019 n’a pas été un bon cru pour moi en terme de performance relativement aux indices, et j’ai brièvement analysé les erreurs dans le reporting de fin d’année. Mais je ne suis pas vraiment inquiet : quand on croit en sa stratégie, il faut savoir faire le dos rond en attendant mieux. En ce début d’année, j’ai dressé un récapitulatif de sociétés à surveiller ou à analyser. En voici une liste partielle, dont les quatre premières lignes ont ma préférence :

  • Renault. A 40 € est au prix de sa participation dans Nissan. Vaut probablement le double.
  • Linedata. P/FCF = 6,5, EV/EBITDA = 5,7. J’attends que ça baisse encore.
  • Total Gabon : P/FCF très faible.
  • Financière de l’Odet. Toujours pas cher selon tous ceux qui l’ont analysé. Acheté par Moneta MME.
  • Exacompta. Le prix de la pâte à papier a bien baissé.
  • 1000mercis. Conseillé par Louis de Fels plusieurs fois. Capi < cash + immeuble. Article à l’achat dans Investir du 12/10/19.
  • Hopscotche. P/FCF < 5.
  • Hexaom, ex maisons france confort. De Fels le conseille à l’achat le 18 octobre : EV/REX = 4, P/FCF = 11.
  • Logic instrument. EV/FCF = 8.
  • Biosynex. Gros achats de dirigeants.
  • Réalités. Achats de plusieurs dirigeants (immobilier, bien géré, pas trop de décote).
  • Deutsche Bank. Purement spéculatif.
  • PSB industries. Des investisseurs me l’ont conseillé.
  • Tessi. Idem
  • Clasquin. Idem.
  • Savencia. Idem.
  • Abbey PLC. Idem.
  • Exel industries. Pulvérisateurs agricoles. A pas mal baissé.
  • Prismaflex. A surveiller et à re-analyser.

Cette année, je vais revenir plus souvent aux oeuvres d’art classiques. Nous commençons avec une oeuvre du peintre russe Vassili Sourikov (1848-1926), connu pour ses peintures de scènes historiques et de la vie des gens ordinaires en Russie. Cette toile de 1887, intitulée La Boyarine Morozova, représente l’arrestation de Feodosia Morozova (1632-1675), une courtisane opposante aux réformes religieuse du tsar.

Sur ce, je vous souhaite une bonne année boursière.

JL – 18 janvier 2020.

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Reporting décembre 2019

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Pour la fin de l’année, je vous propose une imagerie liée à l’actualité, celle des manifestations contre la réforme des retraites. Les révoltes ont toujours été liées aux slogans et au graphisme. Ci-contre, un graffiti végétal : de la mousse du jardin, fixée à la colle bio à base de farine. Cela fait toujours son petit effet auprès des passants. Juste après, on franchit un palier dans la colère. Entre certains citoyens et la police, la confiance républicaine est rompue. C’est vrai bien sûr des black blocs, mais aussi de citoyens plus standards choqués par les violences non sanctionnées. On le verra notamment dans ce long débat. Pour des documents plus courts, on pourra commencer par cet excellent décryptage du Monde, puis cette enquête sur l’agression menée par la BAC de Bordeaux. Même les organisations internationales de défense des droits humains, comme Amnesty International, ont dénoncé les violences policières.

Nouvelles du portefeuille et des sociétés

  • Gaumont. Vente de 10 % de ma ligne après une hausse du cours à 140 €. Je crois toujours autant à ce titre mais je vais essayer de faire des aller-retours sur une petite proportion du portefeuille. D’autant que ma position est vraiment importante.
  • Prodware. Je signe enfin la fin de la partie et vend le reste de ma ligne. La raison : il n’y a pas de création de valeur depuis des années. Au contraire la dette nette ne fait qu’augmenter. Les banques vont peut être finir d’alimenter ce puits sans fond. Une incertitude à laquelle s’ajoute une moralité douteuse des dirigeants. Seul mystère, pourquoi ils achètent. +0 % en 2 ans sur ce reste de ligne.
  • TXCOM. Allègement de 15 % de ma ligne à 8 €. PV = +60 % en 6 mois.
  • BD Multimedia. J’ai finalement revendu tous mes titres. Quand il y a une erreur, il faut en tirer les conséquences. Pourquoi une erreur ? Pour que la hausse du titre se prolonge, il faudrait que le S2 soit similaire au S1, et en fait ce n’est pas garanti. Vu le type de commerce, je pense que c’était un boost d’un semestre… Evidemment, il y a aussi le reste… Notamment, si le management était correct, il informerait les actionnaires de la situation du marché en temps réel. La perte est conséquente, -19 % en quelques semaines, soit -1,46 % sur mon portefeuille. Après IDS, c’est au moins ma deuxième erreur de ce type : acheter rapidement une action sur la base des tous derniers résultats et après une hausse soudaine et importante du cours. Ne pas oublier que la bourse est affaire de patience et surtout ne pas avoir peur de rater une belle occasion.
  • Dans l’autre sens, il y a les autres regrets, les valeurs vendues trop tôt (SCBSMToyota Caetano) ou jamais achetées (Graines Voltz) et qui ont multiplié leur cours par 2, 3 ou 4. Mais je ne considère pas vraiment ceci comme une erreur : de façon générale, les non-achats ne sont pas des erreurs, car il faut savoir ne pas acheter.
  • Groupe CIOA. Voici une obscure société du marché libre. Ils font de l’ingéniérie dans le BTP en Afrique. La croissance est très importante. Les contrats énormes. Seul problème : pour l’instant, ce sont des créances clients qui rentrent, pas tellement du cash. Achat à 1,08 € pour 1 % du portefeuille.
  • Hipay. Achetée bien trop tôt, je conserve cette action qui a dégringolé les escaliers et qui est de moins en moins chère. A 5 € l’action, on a un VE/CA = 1, à comparer à Adyen = 10. Meme si Adyen est bénéficiaire, la différence est énorme. La techno intéresse les banques. J’estime le potentiel à +400 %. Problème : elle tarde à devenir bénéficiaire.
  • Lynx. J’ai fini de solder mes lignes sur mon compte Lynx. Il me reste malheureusement quelques options Sears, échéance janvier 2020, invendables. Je dois attendre leur expiration avant de clôturer le compte. Trois raisons se cumulent pour cette clôture. 1. La complexité de la déclaration d’impôts lorsqu’on possède un compte à l’étranger. Chaque année c’est une galère. 2. La performance déplorable de ce compte. Même si une part essentielle est liée à Sears, certaines autres lignes n’ont pas rattrapé cette perte. Je dois admettre que je suis moins bon à investir sur le continent américain que sur le continent européen. 3. J’ai ouvert un CTO au Crédit Agricole, ma banque traditionnelle, et je ne souhaite pas multiplier les comptes. Après un peu moins de 7 ans d’activité, ce compte affiche une performance de la part catastrophique de -70 %. Je n’ai pas calculé le TRI, mais il est probablement bien moins spectaculaire, car la part a beaucoup perdu à certains moments où le portefeuille était peu fourni, notamment -33 % en 2019 alors que j’avais déjà sorti beaucoup de liquidités. En euros, j’ai perdu environ la moitié du maximum de la somme totale engagée sur ce compte. Afin de simplifier la continuité de mes comptes, je continuerai à agréger mes deux CTO restants (Binck et CA) sous une seule dénomination CTO.
  • J’ai emprunté 50 k€ sur 5 ans à 0,7 %/an via un prêt personnel afin de les placer en actions. Mais pas tout de suite. Cette somme ne sera investie que si je tombe sur une énorme opportunité (du genre Gaumont ou TXCOM) ou en cas de krach. Mes mensualités de remboursement de mes deux emprunts atteignent 60 % de mon revenu, comme quoi la limite des 30 % est théorique, ce qui est plutôt logique.

▣ Performance et gains

Des portefeuilles positifs dans l’absolu depuis le début de l’année, mais bien en dessous des indices : +8,61 % (PEA), +19,48 % (CTO), +11,90 % (Global). A noter que la différence de performance PEA/CTO est devenue le fruit du hasard puisque j’investis maintenant quasi uniquement sur des titres français dans les deux portefeuilles (alors qu’auparavant le CTO était plus concentré sur les US et le Canada). La performance est tirée vers le bas par Hipay, acheté bien trop tôt, et par le fait qu’aucune valeur n’a fait des étincelles. Le portefeuille Lynx est à -33 % cette année mais ceci n’est guère significatif puisque sa valorisation a diminué jusqu’à devenir nulle au gré des retraits de liquidité. Toujours une chose que j’aime bien dans ce portefeuille, c’est qu’il me semble peu corrélé au marché. D’ailleurs, je ne regarde plus du tout l’évolution des indices. Je ne suis au courant que du CAC40, et encore de très loin, car on donne souvent son niveau dans les médias.

Bilan détaillé :

Tous les 6 mois, je regarde les gains mensuels absolus du portefeuille afin de me persuader que le travail fourni est rentable. Je calcule la valeur gagnée en moyenne par mois par mes portefeuilles au cours du temps : c’est la valeur totale gagnée par mes portefeuilles jusqu’à un instant, divisée par le nombre de mois écoulés jusqu’à cet instant (précisions ici). Voilà ce que ça donne aujourd’hui :

▣ Composition du portefeuille

La composition du portefeuille au 31 décembre 2019 est la suivante.

Portefeuille global  
Gaumont 31,57 %
Hipay 16,87 %
TXCOM 10,58 %
Cofidur 9,47 %
Akwel 5,18 %
Media 6 2,77 %
PowerFilm Inc. – Délisté 2,56 %
Esso 2,34 %
Batla minerals 2,25 %
Groupe CIOA 1,15 %
Groupe Vial – Delisté 0,19 %
Corridor Resources 0,06 %
Non dévoilées (daubasses) 4 lignes 0,26 %
Total titres (16 lignes) 85,25 %
Liquidités 14,75 %

 

▣ Nouvelles du blog

Un article publié ce mois sur le blog : l’analyse rapide de Esso.

▣ Vu ailleurs

Le journal Investir a profité de la fin de l’année pour faire un résumé des dernières années. Le schéma  concernant l’immobilier est impressionnant en ce qui concerne la disparité entre les villes.

La progression des indices semble différente aussi mais le CAC40 n’inclue pas les dividendes. A noter que la progression annuelle moyenne du CAC40 est de +6 % (hors dividendes donc).

 Lynx a fait un bilan annuel des marchés. Voici quelques unes de ces figures. La performance 2019 des marchés actions à travers le monde :

notamment des indices phares :

Les taux des obligations souveraines à 10 ans :

La performance 2019 des actions du CAC40 :

La performance des matières premières :

Et enfin la façon d’investir des actionnaires français sondés par Lynx :

Je vous souhaite une très bonne année 2020.

JL – 7 janvier 2020.

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Esso, au tapis

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Cela fait un certain temps que je suis la dégringolade de ce titre car à 60 € il était déjà bien en dessous de ses fonds propres. Mais je n’en avais pas acheté car je sais bien que certains actifs nets ne valent pas forcément grand-chose. Aujourd’hui, l’idée est différente puisque la société cote sous son cash net, c’est-à-dire de sa trésorerie minorée des dettes financières. On a en effet après le 3e trimestre 2019 :

  • Cours de référence = 22,2 €/action
  • Nombre d’actions N = 12,8 M
  • Capitalisation P = 285 M€
  • Cash net = 438 M€.

Le BFR est certainement positif puisqu’il était de 800 M€ fin 2018. Nous avons donc affaire à une EV < 0. Comment est-on passé de -88 à +438 M€ de cash net en un trimestre ? Mystère, qu’il serait mieux de résoudre mais la communication financière ne le précise pas : on ne peut pas dire que le respect des minoritaires soient la priorité de Esso. Faute de réponse, mon investissement est aujourd’hui purement automatique : les EV < 0 sur-performent le marché. Et j’en ai pris une petite portion, 3 % de mon portefeuille.

Les fonds propres sont de l’ordre de 1 000 M€, quasiment 4 fois la capitalisation. L’EBITDA du 1er semestre était de 64 M€, le FCF hors BFR de l’ordre de 0. Bref, rien de dramatique. Le fonds de gestion DNCA possédait 170 000 titres au printemps, c’est peut-être lui qui vend.

Une des questions du dossier est comment compter les engagements de retraite dans la valorisation. Ceux-ci sont en effets estimés à environ 1 000 M€ dans les comptes. Cependant, les prestations annuelles versées sont de l’ordre de 50 M€. Compter 20 ans de prestations sans  décroissance parait assez exagéré. On paye rarement plus que 10 fois les FCF pour une entreprise qui tourne bien, faut-il compter 20 fois les engagements ? Si on compte 500 M€ pour les engagements de retraite, et si on les considère comme une dette financière, on arrive à une valeur d’entreprise à peu près nulle. C’est surement exagérément bas pour une société telle que Esso. Ça, c’est pour notre valorisation. Si Exxon fait une offre publique, il lui sera toutefois facile de justifier de payer un prix ridicule en incluant les 1 000 M€ comptables dans la différence entre le prix payé et la VE.

Un problème pour les actionnaires de Esso est que Exxon, propriétaire de 83 % du capital, ne travaille que pour lui et aucunement pour les actionnaires minoritaires. Comme l’a remarqué le fisc, Exxon fait ce qu’il peut pour siphonner Esso.

Catalyseur : Puisque Exxon possède 83 % du capital, il y a cette vieille idée d’une OPA qui pourrait arriver un jour. Certains l’attendent depuis longtemps. Mais à 22 € l’action, point bas absolu, l’opportunité est unique pour Exxon. Et comme l’a écrit un copain expérimenté, qui me pardonnera cet emprunt : “L’histoire boursière montre que les vieux serpents de mer censés sortir de la cote le font un jour”.

Risques : il y en a de nombreux. Les profits dépendent essentiellement des marges de raffinage. Une catastrophe industrielle pourrait immobiliser notre argent pour longtemps. Etc.

Nous sommes dans la catégorie daubasse, voire spéculative, je ne compte donc pas faire grossir ma ligne Esso.

Enfin, comme d’habitude, ceci n’est pas un conseil d’achat et, en cela, les quelques investissements malheureux (ou stupides) que j’ai fait ces derniers mois auront peut-être le mérite de dissuader les uns ou les autres de me suivre.

JL – 14 décembre 2019.

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Reporting octobre-novembre 2019

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La photo de ce mois est encore un clin d’oeil à  la célèbrissime photo de 1932, “Lunch atop a skyscraper”, des ouvriers sur un gratte-ciel en construction. Cette fois, ce sont des grimpeurs au sommet du Monolithe de Sardières, à Aussois (73). Un de mes prochain objectif de “balade” quand le printemps sera revenu.

Nouvelles du portefeuille et des sociétés

  • DNXCorp. La société a annoncé en octobre vouloir procéder à un rachat d’action. J’en ai profité pour les vendre sur le marché. PV = +33 % en 3 mois.
  • Akwel. J’en avais déjà acheté assez le mois dernier, puis j’avais oublié d’enlever un ordre épuisette qui a fini par être exécuté. Alors j’ai revendu ce surplus après une petite remontée du titre. Aller-retour à +8 % en quelques semaines. Suite aux bons résultats du 3e trimestre, le titre a continué à monter. Les analystes sont tous enthousiastes : Boursier.com vise 30 €, IDMidcaps 23 € mais avec des ratios “très conservateurs” (EV/EBIT = 5,5 dans un secteur à 8,2). Nous en sommes à +20 % depuis mon achat il y a deux mois.
  • Cogra. Fabricant de granules bois et de poêles à granules. Grosse croissance dans un marché très porteur. 3 % du portefeuille. Revendu 1 semaine plus tard avec une PV de +10 %. Je n’étais pas très à l’aise pour garder cette action plus loin.
  • BD Multimédia. Nouvelle ligne avec un beau potentiel. Achat entre 2,5 et 2,64 € pour 3 % du portefeuille. Publication d’un article.
  • Media 6. Une vieille connaissance. Achat à 10 € pour 3 % du portefeuille. On est à un EV/EBITDA = 2, c’est massacré.
  • Esso. Cela fait un bout de temps que je la surveille avec une grande patience. Le cours a été divisé par 3 en 2 ans. La dernière publication indique que le cash net est de deux fois le cours de bourse (tempérons : ce cash varie beaucoup au cours du temps…). J’achète donc cette EV>0 dans une optique deep value, pour 3 % du portefeuille. Un petit article paraitra bientôt.
  • L’affaire boursière médiatique du moment a été l’introduction en bourse de la Française des jeux. En terme d’investissement, la chose ne m’intéresse guère, car je doute que l’on puisse faire une affaire avec une introduction médiatique. Si cela vous intéresse, Phil en a fait une belle analyse sur son blog Culture Financière. Il corrobore mon intuition. D’un point de vue du citoyen, je trouve que c’est un étrange deal de vendre une société qui rapporte plusieurs % par an, quand on peut emprunter à 0 %. Personnellement, si je devais gérer l’argent des autres, je ferais l’inverse.

▣ Performance et gains

Des portefeuilles pas extraordinaires depuis le début de l’année : +3,6 % (PEA), +16,5 % (CTOs), -30,4 % (Lynx), +7,9 % (Global). Cela fait maintenant plus d’un an que les smalls sous-performant les large-caps. Depuis 2 ans, elles ont même un retard cumulé de -30 %. Que faut-il faire ? Surement pas changer en essayant de suivre le courant, car le courant pourrait très bien s’inverser demain et nous serons toujours en retard sur lui. Il faut faire le dos rond, attendre sagement que Mr LeMarché revienne à de meilleurs sentiments sur les smalls, ce qui arrivera un jour.

▣ Nouvelles du blog et autres

Publication de 3 articles :

  • Consultation AMF : une annonce de la consultation que l’AMF a faite. On attend les résultats.
  • Un article sur Akwel, un équipementier auto bien géré et très peu cher.
  • Un article sur BD Multimédia, un petit groupe de paiement, très peu cher.

Ces derniers mois, j’ai eu plusieurs lectures intéressantes.

Une interview de J.F. Delcaire par Le Revenu en novembre. Il s’agit d’un petit éclairage sur une démarche que l’on peut qualifier de value et contrariante.

Un article de Mediapart intitulé “Aux Pays-Bas, la crise des fonds de pension reflète un système financier sous pression”. Il est accessible uniquement aux abonnés, mais voici le résumé :

Longtemps donnés en modèle, les fonds de pension néerlandais se retrouvent en grande difficulté. La politique de taux négatifs de la BCE est désignée comme la principale responsable de ce malaise. La grande compression exercée sur les salaires depuis trente ans, qui détruit les systèmes sociaux, ronge désormais le système financier.

L’effet Dunning-Kruger, ou effet de surconfiance, est un biais cognitif selon lequel les moins qualifiés dans un domaine surestiment leur compétence.

JL – 2 décembre 2019.

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BD Multimedia, retour en grâce

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BD Multimedia (ALBDM, ou BDM) est une fintech dans le domaine du paiement. C’est une nano-cap peu liquide cotée sur Alternext. Elle a été fondée en 1986 par Daniel Dorra qui en est le PDG. Jim, le fils, s’occupe du micro paiement.

Au printemps 2019, l’action cotait 1 € et un ami m’a alerté : les comptes 2018 commençaient à montrer un redressement notable et le prix semblait très faible. Mais nous n’avons pas donné suite. Ces derniers jours nous avons tenté de comprendre pourquoi. Nous étions focalisés sur TXCOM, pour laquelle je dégageais le maximum de liquidités ; BDM venait juste de revenir à des comptes dans le vert, nous n’avions pas encore d’indication que cela pouvait continuer.

En novembre 2019, les comptes du premier semestre ont établi un quasi doublement du CA et un triplement des différents résultats. La filiale Payment.net semble vraiment décoller. Le cours est passé à 2,5 € en quelques jours. Avec ces quelques jours de retard, nous avons analysé les comptes et nous sommes convaincus que l’action est bradée. Voyons cela.Continuer la lecture →

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Akwel, équipementier auto en croissance

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C’est le genre d’action sur lequel je m’aventure peu souvent. Une capitalisation de 450 M€, c’est déjà gros pour moi. Mais pourquoi pas, après tout. Si je peux avoir une action liquide, ce n’est pas de refus.

Akwel (ex MGI-Coutier) est une entreprise familiale (famille Coutier) qui a beaucoup cru ces dernières années. C’est un équipementier automobile diversifié (plastique, caoutchouc, métal) et doté d’une large expertise. Après une excellente année 2016, la société a connu une période de vaches maigres, avec des problématiques de prix sur les matières premières, de gros besoins d’investissement, etc. Elle a très bien résisté aux soubresauts encaissés par l’industrie automobile depuis fin 2018, et semble maintenant revenue à une période de croissance de profit et de FCF positifs. Le management anticipe une augmentation du CA (+4 %/+6 %) et des marges (ROC ⩾ 8 %). Par ailleurs, la société dispose d’un service de R&D performant qui pourrait lui permettre de gagner de belles parts de marché.Continuer la lecture →

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Consultation AMF

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Il y a en ce moment une « Consultation publique sur les modifications de la réglementation AMF à la suite de la publication du rapport du groupe de travail de l’AMF sur le retrait obligatoire et l’expertise indépendante dans le cadre des offres publiques. »

Afin de défendre les droits des minoritaires, j’ai participé en envoyant le mail qui suit, mais je pense qu’il y a d’autres idées à proposer :Continuer la lecture →

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Reporting juillet-septembre 2019

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C’est une photo souvenir qui illustre le reporting de ce mois. Celle de cinq ouvriers du centre Wilshire à Los Angeles. Quatre-vingt sept ans après, elle ne peut évidemment que nous rappeler la célèbrissime “Lunch atop a skyscraper” (ci-dessous), prise en septembre 1932 par un photographe non identifié, en vue d’une publicité pour des bureaux. Avec ses ouvriers enthousiastes et intrépides, cette dernière a été vue comme un symbole de l’optimisme et de la résilience des États-Unis en pleine période de Grande Dépression économique suite au krach boursier de 1929.

De la Grande Dépression post-1929 passons, au portefeuille engagé pendant la Grande Récession post-2007…

Nouvelles du portefeuille et des sociétésContinuer la lecture →

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DNXcorp, mégot de cigare type

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Le mégot de cigare a été un des types d’action acheté par Warren Buffett. Il s’agit d’une société peu sexy, peu rentable, parfois en déclin, allant même jusqu’à être au bord de la faillite, mais qui recèle encore assez de richesse à extraire, une richesse supérieure à son cours de bourse. DNXCorp est le type même de mégot de cigare (encore que pour le “peu sexy” on puisse jouer sur les mots) : engagée dans un déclin qui semble inexorable, mais avec une valeur d’au moins deux fois son cours de bourse. Un cours qui d’ailleurs n’en finit plus de baisser. DNXCorp est dans le business de “la rencontre, du divertissement et du e-commerce”.

▣ Bilan et capitalisation

Au bilan de fin 2018 :Continuer la lecture →

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TXCOM, impression thermique et boulangerie

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Certaines analyses me mettent dans un grand état d’excitation. Parfois, j’ai le sentiment d’avoir sous les yeux la pépite. Celle dont le prix semble être très inférieur à la valeur et, surtout, avec une certitude quasi absolue. Ce sentiment, je ne l’ai eu que quelques fois : avec Cofidur en 2013, puis Powerfilm en 2014, et enfin Gaumont en 2017. Aujourd’hui, TXCOM me permet de retrouver cette excitation. Le titre décote sur le patrimoine, mais en plus la société gagne assez d’argent pour que je puisse attendre une revalorisation tout en m’enrichissant en même temps.

Présentation

Cette société est spécialisée dans 5 domaines :Continuer la lecture →

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L’investissement value II

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Sur le forum de l’IH, Denis, alias Larbinator, a publié un texte sur l’investissement value qui résume très bien l’idée. Il a gentiment accepté de le publier ici et je l’en remercie. 1 Bonne lecture. 

▣ Prescription de Maître Larbi à un jeune padawan

Si vous avez 500 € de disponible ouvrez un compte, puis un PEA et un PEA-PME chez un courtier en ligne et placez votre argent en direct sur cinq titres (actions) que vous sélectionnerez.

Le PEA-PME c’est juste pour prendre date fiscalement. Vous ne l’utiliserez que quand vous aurez rempli votre PEA soit quand même 150 000 € de versements. En attendant, vous ne versez que 10 € sur le PEA-PME et vous laissez vieillir sans acheter d’actions.

Les actions que vous aurez choisies sur votre PEA seront probablement de bons investissement, mais ce sera surtout une expérience très éducative pour votre futur d’investisseur.Continuer la lecture →

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  1. Quant à l’oeuvre d’art, c’est mon choix : il s’agit d’une des multiples oeuvres de la Demeure du Chaos. Hauteur ~2 m. JL. []
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