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Cofidur IV : L’Héritage

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C’est en 2013 qu’avec Boris nous avons découvert Cofidur. Dans l’article Cofidur, l’action parfaite ?, j’expliquais en quoi cette société semblait être une très bonne affaire boursière, à l’époque à un PRU de 193 € (prix retraité du regroupement d’actions 1 pour 200). Quelques mois plus tard, le prix a atteint 560 € puis est rapidement retombé autour de 400 €. Attendant au moins 600 €, je ne m’étais pas allégé ; ce fut une de mes nombreuses erreurs boursières. Une année après, suite à des résultats mi-figue mi-raisin, j’écrivais Cofidur II, l’action presque parfaite ?

Que s’est-il passé depuis, ou en sommes-nous ? Faisons un bilan des dernières années, puis tentons une valorisation.

▣ Mouvements capitalistiques

Depuis que je suis actionnaire, j’ai recensé les mouvements suivants sur le capital(1) :

  • 2013, rachats d’actions par la holding de 4 dirigeants, EMS finance.
  • 2010-13, rachats et annulation d’actions par la société.
  • 2013, rachats de 80 % des obligations convertibles avec une grosse décote.
  • 2016, rachat de la participation minoritaire de 2,97 % de Cofidur EMS au prix de 434 € par action.
  • 2017, regroupement d’actions de 200 anciennes actions pour une nouvelle action.
  • 2018, cession sur le marché des actions détenues à titre personnel par 5 dirigeants.
  • 2018, cession du fonds de commerce de l’usine de Cherbourg pour 3,6 M€.
  • 2019, EMS Finance rachète 25 % de ses propres titres à Thierry Richli pour 500 k€. Il n’y a donc plus que 3 dirigeants dans cette holding : MM. Henri Tranduc, Philippe Broussard et Serge Villard.

Tous ces mouvements vont dans le sens d’une simplification de la détention du capital.

Le dernier mouvement peut paraitre énigmatique. Le prix de rachat des parts valorise en effet chaque action Cofidur à 61 €(2).

Je ne sais pas ce qu’ils faut penser de tous ces mouvements de capital et préfère ne pas tirer de conclusion non fondée.

▣ Evolution financière de la société

Afin d’avoir une vue de long terme, j’ai compilé tous les chiffres financiers de la société depuis 2003.

L’évolution du chiffre d’affaire (figure en tête de l’article ; toutes les figures sont en fonction du temps) ne montre pas une société en croissance, au contraire : le secteur est difficile. C’est confirmé par l’observation qui suit : malgré l’effort des dirigeants pour privilégier les contrats les plus rentables, les marges ne progressent pas (figure ci-dessous).

La rotation des stocks ne s’améliore pas non plus :

Malgré toutes ces difficultés, et après le gros passage à vide de 2010, la société réussit à dégager un bénéfice somme toute assez constant : cf. figure suivante, dans laquelle le bénéfice contient les éléments exceptionnels. Il y a eu notamment le rachat des obligations en 2013. Sur le bénéfice 2018, je relève les exceptionnels suivants : +3,3 M€ de la vente de Cherbourg, +0,5 M€ de dégrèvements de taxes -0,7 M€ d’excès d’amortissement par rapport à l’usuel – 1,1 M€ environ pour la quote-part des impôts liés aux exceptionnels. Sans ces éléments, le bénéfice ne serait que de 1,3 M€ : plus maigre que les 2 M€ des dernières années. L’EBITDA 2018 inclut quant à lui les +0,5 M€ de dégrèvements de taxes, sans cela il ne serait que de 2,7 M€.

Avec les bénéfices, j’ai aussi représenté les FCF, cette fois par action (figure suivante). On voit que ces deux quantités sont peu différentes, ce qui est assez reposant pour l’analyste : en moyenne les investissements couvrent les amortissements. Les FCF reportés ici sont ceux avant prise en compte du BFR (autrement dit il s’agit de CAF – capex). En 2018, il y a bien sûr de l’exceptionnel dans les FCF : les 93 €/action de la vente de Cherbourg. Hors Cherbourg, il reste 23 € de FCF par action. 

D’après les figures, donnons-nous une moyenne des résultats des 4 ou 5 années précédentes, excluant 2108 (nous traiterons 2018 à part) :

  • EBITDA moyen = 4 M€
  • REX = 2,5 M€ (d’après mes tableaux)
  • Impots sur les résultats = 0,5 M€ (d’après mes tableaux)
  • RN = 2,0 M€
  • FCF (hors variation de BFR) = CAF – capex = 2,3 M€.

L’évolution du bilan est plus flatteuse : ces dernières années, la dette diminue alors même que le BFR progresse et que le cash reste globalement stable. A ce rythme, la dette sera totalement nulle dans deux ans :

Quand on s’intéresse aux valeurs comptables, on est même complètement convaincus par le travail effectué à long terme (figure suivante). Les fonds propres (“valeur comptable”) et la VANN (“NCAV”) progressent continûment depuis 2010. A un rythme qui est même plutôt impressionnant. Les fonds propres ont plus que doublé en 9 ans, et la VANN a triplé.

Regardons enfin l’évolution du cash net (trésorerie – dettes financières), afin d’examiner ce que l’actionnaire a gagné en monnaie sonnante et trébuchante. Sachant qu’il faut ajouter à cela le dividende, constant depuis pas mal d’années à 8 €/an. L’évolution du cash net est plutôt intéressante.


Depuis mon achat en 2013, à un PRU de 193 €, le cours n’a pas énormément progressé. Mais je préfère raisonner sur la valeur intrinsèque de mon patrimoine que sur son cours de bourse. Et bon an mal an, nous avons quand même pas mal gagné : depuis 2013(3), le cash net a gagné 280 €, et il y a eu 40 € de dividendes versés, ce qui fait +166 % en 6 ans, soit 18 %/an (respectivement +221 % et +21 % avec la revalorisation du cours de bourse). C’est plutôt bien et c’est à peu près ce sur quoi je tablais au départ (de mémoire, j’estimais le retour à 25 %/an). Il se peut que les prochaines années soient moins bonnes. C’est possible mais je n’en sais rien. Ce que je peux juger, c’est que dans un secteur difficile, le management a réussi à nous faire gagner 18 % par an, et je suis prêt à parier qu’il va continuer.

▣ Le bilan

Voilà déjà les chiffres clés du bilan au 31 décembre 2018 :

  • Cours de référence = 300 €
  • Nombre d’actions N = 38 675
  • Capitalisation = 11,6 M€
  • Trésorerie et équivalents = 10,45 M€
  • Créances clients et autres = 19 M€
  • Stocks = 17,46 M€
  • Immobilisations = 10,32 M€
  • Dettes financières = 3,78 M€
  • Dettes totales = 24,7 M€
  • Dividende = 8 €/action
  • Cash net = 6,67 M€
  • EV = 4,93 M€
  • VANN = 22,21 M€
  • VANT = FP = 26,10 M€
  • Valeur liquidative = 15,3 M€.

Quelques valeurs appellent à commentaires.

Au bilan, les immobilisations apparaissent pour 3,8 M€ et correspondent pour l’essentiel à de l’outillage industriel dont la valeur brute (d’achat) était de 18,7 M€. Mais dans les notes, on apprend que les crédits-baux sur les bâtiments industriels de Périgueux et Laval ont été conclus pour une valeur de 6,52 M€. Or, le bailleur a intérêt à être prudent dans le prix d’achat ; ce prix peut donc être considéré comme une valeur minimale des bâtiments. A l’issue du crédit-bail (début 2020 pour l’un, fin 2020 pour l’autre), la société va devenir propriétaire de ces bâtiments. J’ai donc ajouté les 3,8 M€ d’outillage et 6,52 de bâtiments pour obtenir la valeur des immobilisations. Je n’ai aucune idée de la valeur des terrains. Nul besoin de retrancher ce qui reste à payer sur ces crédits-bails, c’est déjà comptabilisé dans le dettes financières.

La valeur des immobilisations ne me sert que dans la valeur liquidative, pour laquelle j’ai encore pris une marge de sécurité : ma valeur liquidative est définie comme = trésorerie + 0,9 x clients + 0,3 x stocks + 0,7 x immobilisations – dettes totales.

La VANN par action est de 575 €. Ce qui fait de l’action Cofidur à 300 € une net-net au sens de Graham. Je ne retiendrai pas cette valorisation dans mes estimations car la valeur liquidative me semble être une meilleure valeur plancher.

▣ Compte de résultat et flux de trésorerie

Les principaux résultats et flux de trésorerie apparaissent ainsi dans les états financiers de l’année 2018 :

  • CA = 85,1 M€ 
  • EBITDA = 3,2 M€
  • Amortissements et provisions nets = 1,8 M€
  • REX = Résultat courant = 1,4 M€
  • Résultat exceptionnel = 3,3 M€ (vente de Cherbourg)
  • Impots sur les résultats = 1,3 M€
  • RN = 3,4 M€ 
  • MBA = 1,5 M€
  • dBFR = -1,3 M€
  • CF = 2,8 M€
  • Capex = -3 M€
  • FCF (hors variation de BFR) = CAF – capex = 4,5 M€.

Ce sont ces chiffres comptables qui ont été représentés, pour l’année 2018, dans les graphiques précédents. Mais j’ai relevé les effets exceptionnels suivants sur les résultats :

  • +3,3 M€ de bénéfices de la vente de Cherbourg
  • +3,6 M€ de cash flow de la vente de Cherbourg
  • +0,5 M€ de dégrèvements de taxes
  • -0,7 M€ d’excès d’amortissement par rapport à l’usuel
  • -1,1 M€ pour la quote-part des impôts liés à la vente de Cherbourg.

Sans ces éléments, on aurait eu les résultats suivants en 2018. Ils sont bien inférieurs aux moyennes des années précédentes compilées plus haut :

  • EBITDA = 2,7 M€ (-33 % par rapport aux années précédentes)
  • Amortissements et provisions nets = 1,1 M€
  • REX = Résultat courant = 1,6 M€ (-36 %)
  • Impots sur les résultats = 0,2 M€
  • RN = 1,4 M€ (-30 %)
  • CAF = 1,5 M€
  • dBFR = -1,3 M€
  • CF = 2,8 M€
  • Capex = 0,6 M€
  • FCF (hors variation de BFR) = CAF – capex = 0,9 M€ (-60 %).

D’un point de vue opérationnel, l’exercice 2018 est donc décevant.

Il y a par ailleurs un changement de périmètre dû à la vente de Cherbourg. Le rapport nous apprend que le CA de ce site est de 10,6 M€ sur les dix premiers mois de l’année, soit 12,72 M€ annualisés, ce qui représente 14,95 % du CA total de Cofidur. La rentabilité net de ce site était quasi nulle, mais par prudence je vais enlever 15 % à tous les résultats pour valoriser Cofidur dans sa nouvelle configuration.

▣ Valorisation

L’exercice de valorisation de Cofidur est bien délicat après une année 2018 inhabituelle. Je vais donc déterminer deux valorisations, celle correspondant à l’année 2018 corrigée des exceptionnels, et une autre correspondant à la moyenne des quelques années antérieures indiquée plus haut. Il semble par ailleurs qu’un EV/EBITDA de 4 soit une bonne moyenne sur ce secteur pour les transactions privées. En considérant l’EBITDA 2018 corrigé des exceptionnels, je trouve alors une valorisation par action de 410 €, et en considérant l’EBITDA moyen je trouve 524 €.

On peut aussi s’intéresser à la rentabilité de notre investissement en terme de FCF. Un P/FCF de 7 me semble raisonnable. En considérant le FCF 2018 corrigé des exceptionnels, je trouve alors une valorisation par action de 138 €, et en considérant le FCF moyen je trouve 354 €. Puisqu’elle sont inférieures à la valeur liquidative (donc valeur plancher), et même inférieure au cash net pour la première, elle sont non pertinentes.

On peut aussi prendre comme comparable, le CA de Cherbourg (c’est le seul renseignement que j’ai sur ce site), et avec toutes les réserves possibles parce que Cherbourg n’est pas la même chose que Cofidur, je trouve que l’EV/CA de Cherbourg = 3,6/12,72 = 0,28. Avec le meme EV/CA pour Cofidur, on a EV = 0,28 x 85,1 x 0,85 = 20,25 M€, soit une valorisation de 524 €/action. Par hasard, la même que celle correspondant à l’EV/EBITDA moyen.

▣ Conclusion

En résumé, j’ai obtenu les valorisations suivantes par action, pour Cofidur nouveau périmètre (sans Cherbourg) :

  • Valeur liquidative = 400 €
  • Valeur (EV/EBITDA 2018 corrigé = 4) = 410 €
  • Valeur (EV/EBITDA moyen = 4) = 524 €.
  • Valeur (EV/CA 2018 = Cherbourg) = 524 €.

Pour mémoire, je rappelle aussi les chiffres suivants par action, pour Cofidur nouveau périmètre :

  • Cash net = 172 €
  • VANN = 575 €
  • VANT = 675 €
  • FCF moyen (estimé) = 50 €
  • EBITDA 2018 corrigé (estimé) = 60 €.
  • EBITDA moyen (estimé) = 88 €.

Chacun devra se faire son opinion sur les chiffres donnés ici, notamment les valorisations. Je pense que les valeurs de 400-500 € sont plutôt prudentes : sauf accident, je ne pense pas qu’on puisse descendre plus bas en cas de cession, mais on pourrait monter plus haut. En effet la société est la seule de cette taille et dans son domaine à être rentable. De plus, elle a bon historique de création de valeur sur ces dernières années, que ce soit par un biais opérationnel ou capitalistique. Enfin, elle possède ses usines ; rigoureusement pas encore, mais bientôt, et la dette restante pour les payer est déjà comptée dans mon estimation. Etant donné qu’elle dépense actuellement 0,8 M€ par an en loyer-bail (dans les comptes c’est un remboursement de dette), une part de ce surplus (il faut soustraire les impôts) ira désormais aux actionnaires plutôt qu’aux remboursements d’emprunts. Ces 21 € brut par action et par an valent bien 100 €/action de plus sur la valorisation. On pourrait donc monter à 600 €/action, sachant que ce haut de fourchette ne tient, bien sûr, qu’à la condition que les ventes et les marges ne s’effondrent pas trop.

J’ai donc renforcé ma position et Cofidur pèse aujourd’hui environ 11 % de mon portefeuille.

▣ L’Héritage

Et après, que va-t’il se passer ? Comme d’habitude, on ne peut pas prévoir le futur. Ce qu’on sait, c’est que les dirigeants souhaitent transmettre ce patrimoine en héritage aux managers qui sont en train de prendre la relève. Que leur priorité est la continuité de l’entreprise et des emplois. Que ce sont des dirigeants de grande qualité, à la fois opérationnelle et humaine. Et qu’ils considèrent que leur entreprise ne vaut pas grand-chose parce que le secteur est difficile. C’est la seule idée que je trouve étonnante et avec laquelle je ne suis pas d’accord : la vente de Cherbourg a fait rentrer 93 €/action, le cash net est de 172 €/action, et il a progressé de 320 € (dividendes inclus) en 6 ans : il m’est quand même difficile de croire que la société ne vaudrait que 61 €/action.

JL – 31 mai 2019.

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  1. Rappel : le groupe Cofidur possède Cofidur SAsociété mère, et Cofidur EMS, unique filiale opérationnelle. La holding EMS finance est celle de 3 dirigeants (anciennement 4) du groupe et possède 53 % des actions Cofidur.
  2. Dans le bilan de EMS-finance, il y a 0,74 M€ de cash. Donc 0,74 M€ + (53 % de Cofidur) est valorisé 4 x 0,5M€ par cette vente. Donc Cofidur est valorisé (2-0,74)/0,53/0,038675 = 61 €/action.
  3. Comptes de 2012, cash net = -70 €/action.

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Batla minerals, des diamants bon marché

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Nous voilà revenus dans le deep value : une société avec un business qui fait peur mais un trésor très faiblement valorisé en bourse.

Batla minerais S.A. est une société française d’investissement spécialisée dans la détention de titres miniers. Elle est cotée sur Euronext Access Paris (ex-Marché Libre) depuis mai 2007, au double fixing de 11 h 30 et 16 h 30. Batla concentre son activité sur l’Afrique australe où ses activités sont réparties en 3 branches principales :

  • minéraux précieux : le diamant,
  • ressources énergétiques : l’uranium,
  • métaux communs et de transition : tungstène, molybdène, et terres rares.

Bien que basée non loin de Montpellier, ses principaux dirigeants semblent être d’origine hollandaise. Son principal actionnaire est d’ailleurs hollandais :Continuer la lecture →

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Reporting janvier-avril 2019

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Après 6 ans et demi de publication d’œuvres d’art sur le blog, une nouvelle, entendue sur Arte, me pousse à parler d’un sujet qui me tient à coeur depuis bien longtemps : la défense des droits humains. Mi-mars, j’entendais que le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov était toujours détenu par le pouvoir russe, depuis 5 ans, actuellement dans une prison du nord de la Sibérie. Il est accusé de “préparation d’actes de terrorisme” ; en réalité, il est détenu arbitrairement pour s’être opposé à l’annexion de la Crimée par la Russie. Si vous souhaitez plus de renseignements, ou signer la pétition pour le faire libérer, c’est sur le site d’Amnesty International.

Nouvelles du portefeuille et des sociétés

Assez peu de mouvements de portefeuille pendant le quadrimestre. C’est en partie la raison pour laquelle je n’ai pas fait de reporting plus tôt.Continuer la lecture →

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IDS, la géographie rentable

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La société dont je veux vous parler aujourd’hui est IDS (Institut de Développement Social). Elle est spécialisée dans l’acquisition, la production et le traitement de l’information géographique. Elle est organisée autour de 3 pôles :

  • Études : assistance à implantations ou déplacements de canalisations.
  • Géodétection : localisation et cartographie de réseaux enterrés.
  • Expertise cartographique : analyse, production, contrôle et optimisation des données cartographiques.

Elle compte actuellement 67 employés.

Après des problèmes de capitalisation dans les années 2000, cette société a été redressée, a connu quelques années de rentabilité honorable, puis une année 2017 à vide, suite à quoi le cours est passé de 0,8 € à environ 0,5 €.Continuer la lecture →

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Principia boursicotae

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Petit billet dans lequel j’essaye de rassembler mes Principes de la bourse, c’est-à-dire les quelques axiomes sur lesquels sont basés mes investissements boursiers. Ce ne sont pas des conseils. Il s’agit juste de faire une synthèse de ce que je crois, et de ce que je fais.

1. L’investissement en actions est statistiquement l’investissement le plus rentable.

Il est bien connu que parmi l’évolution des indices de tous les grands types d’investissements : actions, obligations, immobilier, or, monnaie,…, l’investissement en actions est celui qui, à long terme, rapporte le plus, et de loin. Bien sûr, cela n’est vrai que statistiquement, c’est-à-dire en moyenne (vous pourrez toujours avoir la chance de faire un coup immobilier incroyable, ou au contraire, et c’est plus facile, un mauvais coup boursier). La figure ci-dessous illustre ce propos : 1 $, investi en 1926, aurait donné 17 000 $ en 2013 s’il avait été investi en actions small-cap, 5000 $ sur le S&P500, 93 $ sur les obligations moyennes, et 13 $ sur l’inflation…Continuer la lecture →

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4, l’informatisation des marchés-III

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Après “6” et “5“, livres que je vous avais présentés dans deux articles précédents, j’avais écrit “L’auteur nous a indiqué que la série s’arrêterait là. Espérons qu’il change d’avis”. Alexandre Laumonier a exhaussé mon voeu : pour notre plus grand bonheur, il vient de sortir le troisième ouvrage de la saga, “4“, toujours sur le sujet des marchés financiers et de la course à la vitesse de transmission de l’information que ces marchés génèrent.

La série a encore gagné en audience, puisque j’ai vu un compte-rendu de lecture dans plusieurs journaux. Je n’ai pas encore eu le temps de lire l’ouvrage mais je spécule que le talent de conteur d’Alexandre Laumonier ait encore fait son oeuvre. Puis, mon journal préféré a publié cette semaine son compte-rendu de lecture, et je ne pourrai écrire mieux. Le voici donc (Le Canard Enchainé, 27 février 2019) :Continuer la lecture →

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Reporting novembre-décembre 2018

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L’année 2018 s’est terminée pour moi à la neige, dans un village d’altitude peu équipé en réseau. C’est donc avec retard que je publie le dernier reporting de l’année. Je n’ai pas échappé à la baisse générale des marchés, et mes portefeuilles terminent à mi-chemin entre le CAC 40 (-11 %) et le CAC small (-27 %).

Nouvelles du portefeuille et des sociétés

En cette fin d’année, les soldes boursiers étaient en avances sur les soldes vestimentaires. J’ai donc fait quelques remaniements, consistant à vendre un certain nombre de petites positions en lesquelles je ne croyais qu’à moitié, pour faire un peu de cash.Continuer la lecture →

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Gevelot II, une montagne de cash

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Pas la peine de présenter Gevelot, entreprise connue de tous les investisseurs value. Rappelons juste qu’il s’agit d’une société de mécanique dont l’activité concerne plus précisément la fabrication de pompes (pour le transfert de divers fluides), via son unique filiale PCM. Les autres activités ont été vendues à bon prix, ce qui fait que le groupe est maintenant assis sur une montagne de cash.

J’ai eu connaissance de Gevelot en 2012 grâce aux Daubasses qui l’avaient analysé et acheté en 2010 à 19 €. Si l’on veut se remémorer quelques caractéristiques de la société, on pourra relire leur article. M’armant d’un peu de patience, j’avais acheté des actions fin 2012 et début 2013 à 45 €, un prix déjà bradé, pour les revendre 140 € en 2016. Aujourd’hui, à 190 €, le prix est 10 x fois plus élevé qu’en 2010, mais c’est toujours peu cher. Voyons cela.Continuer la lecture →

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Reporting septembre-octobre 2018

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 Pour prolonger un peu l’été, voici un dessin original de Gibrat, qui a servi de couverture pour la nouvelle édition en un volume de sa BD intitulée Le sursis (2010)La preuve en image que la BD c’est de l’art aussi. Avis aux  collectionneurs, ce dessin est en vente 50 k€ sur Ebay.

Un peu avant l’été, j’avais aimé lire la Lettre Sextant (Amiral Gestion) du premier trimestre 2018 écrite par Francois Badelon. J’en partage l’optimisme, et aussi la remarque que notre société n’arrive pas à résoudre certains problèmes simples alors qu’elle en résout de complexes. Et que nos descendants nous trouveront arriérés sur certains points (il donne l’exemple de la production d’armes).Continuer la lecture →

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Le début des soldes

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Vous l’avez remarqué, les small caps subissent des baisses importantes et quasi généralisées. Ainsi, beaucoup d’alertes à la baisse se déclenchent, qui font autant d’opportunités d’achat. Mais, en ce moment, je n’ai guère le temps de travailler à une analyse et donc de publier un article. D’autant que je n’ai aucun cash en portefeuille, ce qui n’augmente pas la motivation.

J’ai donc décidé de vous livrer telle quelle ma liste d’idées à analyser qui pourraient être (de nouveau) intéressantes. Dans un ordre aléatoire, et avec les déclarations de positions pour être en règle avec l’AMF :Continuer la lecture →

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Reporting juillet-août 2018

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Pour ceux qui s’intéressent à la vie politique du pays et à l’écologie, l’interview et la démission en direct de  Nicolas Hulot  a été un moment fort. On a découvert en effet un Nicolas Hulot à l’opposé des hommes politiques usuels. Ces hommes politiques qui sont prêts à défendre un collègue indéfendable pour la seule raison qu’il appartient à la même caste que la leur, et à taper sur un autre pour la seule raison qu’il est dans la caste ennemie ; des hommes que la vérité n’intéresse guère, leur seul souci étant de réussir la rhétorique dans laquelle ils sont enfermés. Nicolas Hulot donc, a fait tout le contraire, en allant chercher au fond de lui sa vérité, et en nous expliquant très bien pourquoi faire avancer l’écologie politique était difficile. Son interview a impressionné tous ceux que j’ai rencontrés. Si l’idée de faire de la politique autrement vous intéresse, je vous conseille de la regarder (ici sur France Inter, par Nicolas Demorand et Léa Salamé, 40 min). Vous pourrez la compléter par le billet de Nicole Ferroni.Continuer la lecture →

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La stratégie du propriétaire

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C’est toujours un plaisir d’accueillir un invité sur ce blog. Phil (alias SRV) et moi nous sommes connus lors d’une enrichissante rencontre d’investisseurs. Lorsque j’ai lu son intéressant commentaire sur le livre présenté ici, je lui ai immédiatement proposé d’en faire un résumé. Merci à lui d’avoir gentiment accepté.

La stratégie du propriétaire, de Alain Bloch, Nicolas Kachaner, Sophie Mignon. 192 pages. Livre épuisé mais disponible d’occasion.

Cet ouvrage de 2012 mène l’enquête sur les caractéristiques des sociétés performantes dirigées par des familles.

L’échantillon se compose de sociétés de plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaire dont le siège est en France, en Espagne ou au Portugal. Une cinquantaine de sociétés de tous les secteurs sont ainsi analysées en épluchant les rapports annuels, les interviews et déclarations des dirigeants.Continuer la lecture →

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Biosynex, petit parfum de conflit d’intérêts

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Il y a deux semaines (le 7 juillet), notre journal préféré à tous, Investir, a choisi comme Valeur à découvrir de la semaine, la société Biosynex. Il s’agit d’une biotech dans le domaine des tests de diagnostic médical rapide : test de prédiction d’accouchement imminent, test d’intolérance au gluten, lecteur automatisé de tests, etc. Si vous avez manqué la nouvelle, Biosynex vient de sortir l’auto-test du HIV, peut-être une petite révolution pour les usagers. Or, il se trouve que j’avais regardé cette société la semaine précédente, parce que le PDG venait de racheter 0,5 % du capital (300 k€). Je me suis donc dit que c’était l’occasion d’en parler. Je commence par vous copier l’article d’Investir puis je donne quelques éléments que j’avais notés.Continuer la lecture →

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Reporting mai-juin 2018

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Nous voilà à 6 ans de portefeuille. Ceux qui me suivent depuis quelque temps connaissent la conclusion temporaire de ces 6 années : en terme de performance, les compte-titres n’ont rien fait, alors que la valeur du PEA a été multipliée par quasiment 5 ! La conséquence est que je m’occupe de moins en moins de trouver des valeurs pour mes CTO. Dernièrement, j’y ai logé des titres que j’ai aussi en PEA.

La participation à l’assemblée générale de Gaumont, avec les 900 k€ chacun de salaire de Sidonie Dumas et Nicolas Seydoux, m’a replongé dans des réflexions sur l’héritage (financier, social, culturel…). Une des idées qui m’est étrangère est d’attribuer sa position à son mérite et non à son héritage. Je connais beaucoup de personnes qui ont une position sociale ou financière enviable, et certains pensent être arrivés à ces postes prestigieux par leur mérite. Pour beaucoup, leur père exerçait le même métier. Le fils d’un moniteur de ski a t’il du mérite de savoir bien skier et de devenir moniteur de ski ? Cela pose la question de la définition du mérite. Tout cela m’a donné envie de lire Les Héritiers de Bourdieu et Passeron. Peut-être sur la plage cet été ?Continuer la lecture →

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Media 6, de la croissance pas très chère

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Une fois n’est pas coutume, présentons une société en croissance. Media 6 est une société spécialisée dans le marketing et le mobilier de lieux de vente. La photo de l’article montre l’aménagement de la Brasserie du train bleu. Plus précisément, le chiffre d’affaire par activité se répartit ainsi :
– fabrication de supports de communication et de mobilier commercial (84,6 %) : vitrines, présentoirs, terminaux, stands, corners et meubles fabriqués en carton, en bois, en plastique et en métal,
– prestations de services (15,4 %) : réalisation de campagnes publicitaires sur les lieux de vente, mise en scène attractive des produits, animation des points de vente, agencement de mobilier commercial, etc.Continuer la lecture →

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