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Hipay, vers la rentabilité ?

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Cela fait déjà pas mal de temps que nous sommes quelques copains à suivre et à avoir acheté des actions Hipay. Si j’ai décidé d’écrire un article aujourd’hui, c’est parce que le rapport financier du 1er semestre 2020 indique que la rentabilité est enfin quasi positive, alors que le cours est encore au tapis.

Je ne vais pas faire une longue présentation de la société : l’essentiel a été écrit par Boris dans son article.

Le groupe

Le groupe Hipay est un prestataire de services de paiement français indépendant agréé en tant qu’établissement de paiement. Le groupe possède deux filiales opérationnelles : HiPay SAS (France) et HiPay ME SA (Belgique). Il y a cependant un projet de réunion des activités sous le seul agrément de HiPay SAS afin de simplifier la gestion opérationnelle et réglementaire. Une des forces de Hipay semble être de proposer une solution de paiement omnicanale. Celle-ci consiste à permettre au consommateur de naviguer sans encombre entre les solutions de paiement en magasin, sur le mobile, sur le PC, et avec les divers moyens d’achat : CB, cartes cadeaux, les e-chèques-vacances etc. L’abandon de commande en cours de navigation est ainsi grandement diminué (on parle d’augmentation du taux de conversion).

Les deux actionnaires de référence sont BJ Invest (29,8 %), la holding de Benjamin Jayet, et Eximium (29,2 %), la SAS d’investissement de Michel Baulé. Deux investisseurs, dont le but n’est pas forcément de garder leurs sociétés ad vitam aeternam.

Les chiffres

Avec le rapport financier semestriel au 30 juin 2020, diffusé il y a quelques jours, nous avons :

  • Cours de l’action = 5 €
  • Nombre d’actions = 4,96 M
  • Capitalisation = 24,75 M€
  • Trésorerie = 1,8 M€
  • Dettes financières = 13,2 M€
  • EV = 36,15 M€
  • CA =  21,7 M€  (vs. 16,8 M€ au S1 2019, soit +29 %)
  • EBITDA S1 = 2,3 M€ (vs. – 0,3 M€)
  • ROC S1 = -0,1 M€ (vs -2,2 M€)
  • RN S1 = -2,0 M€ (vs. -2,7 M€)
  • EV/EBITDAannualisé = 8.

Un prêt garanti par l’Etat (PGE) de 3,6 M€ a été obtenu. Les fonds ont été reçus postérieurement au 30 juin 2020, ils ne figurent donc pas au bilan consolidé semestriel de la société.

Rien d’extraordinaire, a priori, dans les ratios. Mais il faut tenir compte de certaines particularités négatives ou positives du dossier :

  • L’EBITDA est gonflé par une capitalisation des frais de R&D, pour 1,2 M€ au S1. Certains copains n’aiment guère cette façon de faire, peu conservatrice. D’autres n’en sont pas dérangés. Dans l’article, je n’ai pas corrigé de cette capitalisation. Mais celle-ci varie assez peu, donc si on veut la corriger, il suffit de retrancher une constante à l’EBITDA donné ici pour chaque année (de l’ordre de 2,5 M€).
  • Les CAC n’ont pas pu certifier les comptes 2019, ce qui jette un sacré trouble. Ils indiquent  n’avoir pas “pu obtenir les preuves d’audit suffisantes et appropriées concernant le montant du chiffre d’affaires” et ce “en raison de l’insuffisance des procédures de contrôle interne”. Depuis, d’importants travaux complémentaires ont été réalisés, et les comptes de HiPay SAS ont été certifiés. Reste à certifier la filiale belge. Les comptes semestriels de Hipay groupe font l’objet d’une revue partielle, ils ont été certifiés avec réserve.
  • Les CAC avaient émis un doute sur la continuité de l’activité. Il est vrai que la société brûle du cash. Mais l’hémorragie semble quasi terminée, et le groupe a eu un apport de BJ sur lequel il reste 3,7 M€. Avec la trésorerie en caisse et le PGE, la capacité de financement totale du groupe est de 9,1 M€ à fin juin 2020. De quoi voir venir.
  • Le CA a été multiplié par 2,5 en 4 ans, soit +26 %/an (+35 % entre 2018 et 2019). C’est une belle croissance, elle justifie qu’on s’intéresse à la société et qu’on la valorise un peu chèrement.
  • La question cruciale est : est-ce que la taille de Hipay est suffisante pour faire le poids face aux géants du secteur ? Est-ce que la technologie de Hipay est assez singulière pour faire la différence avec les concurrents ?

Projections

Pour une fois, je me suis livré à un exercice de projection dans le futur. L’idée est de donner un ordre de grandeur sur le CA, l’EBITDA et le FCF que pourrait générer la société si le CA et les charges continuent de progresser au même rythme qu’actuellement. En fait, plus que leurs valeurs absolues, ce sont les rythmes de progression potentiels qu’il est intéressant de connaître. Ce genre d’exercice ne vise pas à donner des chiffres qui vont se révéler exacts, mais à savoir si ça vaut le coup de s’intéresser à la société. Si l’on n’a aucune idée du lien entre FCF et CA, on ne peut pas s’intéresser à une société en croissance.

Voici déjà le CA des dernières années. Les deux points en bleu sont des projections de ma part avec un rythme de +30/ % par an. Pour 2020, la projection a des chances d’être réalisée puisque le CA du 1er semestre est déjà de 21,7 M€.

Le deuxième graphe donne l’EBITDA tel que mentionné par le groupe (sans ajustement) en fonction du CA, pour les mêmes années que précédemment. Afin de le projeter sur les années futures (points bleus), j’ai supposé une relation affine entre l’EBIDTA et le CA :

EBITDA = a x CA – b,

ce qui est un peu plus fin que de supposer une marge constante. Cela revient à supposer que la vitesse de progression des charges est proportionnelle à la vitesse de progression du CA. L’exercice est osé car on voit bien que cela ne fonctionne pas pour l’ensemble des points. Je suppose donc que les années antérieures étaient des phases de forts investissements opérationnels et que nous sommes arrivés dans un état de croissance stationnaire. J’utilise donc les années 2018 et 2019 (3e et 4e points) pour déterminer les coefficients a et b, puis projeter dans le futur. Pour 2020, la projection (4 M€) semble pouvoir être réalisée puisque l’EBIDTA du 1er semestre est déjà de 2,3 M€.

On peut dès lors représenter l’EBITDA en fonction de l’année. On voit qu’une augmentation annuelle de 30 % du CA pourrait faire plus que doubler l’EBITDA en 2021. C’est la magie de certaines sociétés technologiques pour lesquelles l’augmentation du nombre de clients augmente peu les coûts.

Je ne sais pas si ces projections seront vérifiées, mais elles permettent d’illustrer le potentiel  de la croissance en terme de marge.

Comparables

Les dernières années ont été riches en acquisitions de fintechs dans le domaine du paiement.

Dalenys. En 2017, Natixis a racheté Dalenys pour 9 €/action, opération qui valorise la cible à 160 M€. D’après le cabinet d’analyse Greensome Finance, la transaction sur Dalenys s’est déroulée sur la base de 7,2 fois le chiffre d’affaires monétique. Je n’ai pas cherché la croissance du CA monétique de Dalenys.

Izetle. En 2018, Paypal a racheté cette société suédoise au prix de 2,2 Mds$ pour un CA de 113 M$ et une marge brute de 68 %. Les ratios estimés sont : EV/EBITDA = -80 et EV/CA = 20.

Worldpay. En 2019, Worldpay a été rachetée pour 43 Mds$ par FIS. Les ratios correspondants sont EV/EBITDA = 20 et EV/CA = 10. En 4 ans, Worldplay avait eu une croissance totale de +50 %.

Total System Services. Rachetée en 2019 par Global Payments pour 21,5 Mds$ soit une EV = 25 Mds$. Avec un CA = 4 Mds$ et un EBITDA = 1 Mds$, on arrive aux ratios EV/EBITDA = 25 et EV/CA = 6.

Corporate Spending Innovations (CSI). Fintech proposant des solutions automatisées pour le paiement inter-entreprises, elle a été rachetée par Edenred en 2019 pour 600 M$, avec un CA de 43 M$ (croissant de + de 10 %/an) et un EBITDA de 26 M$, soit des ratios P/EBITDA = 24 et P/CA = 14.

Ingenico. En mars 2020, Worldline a proposé de racheter Ingenico à 7,8 milliards d’euros (123 €/action). Depuis, le prix de l’action Worldline a progressé, et puisqu’il existe un paiement possible en actions, le prix de l’action Ingenico a progressé aussi, pour s’établir à 144 € environ. On obtient alors EV/EBITDA = 15 et EV/CA = 3. La comparaison avec Hipay est toutefois partielle puisque leurs activités sont quelque peu différentes (hardware etc). En 4 ans, Ingenico avait eu une croissance totale de +50 %.

Adyen. Cette fois, ce n’est pas une vente mais une introduction en bourse. Entrée à 240 €/action en 2018, elle est aujourd’hui valorisée à 1800 €/Actoin ! En EV, cela correspond  à 44 Mds€, pour un CA = 2,7 Mds€. Les ratios sont époustouflants : EV/EBITDA = 150, P/FCF = 65, EV/CA = 15. Lors de son introduction en bourse, la société n’était valorisée “que” 30 fois son EBITDA. Depuis, le cours de bourse a d’ailleurs été multiplié par un peu plus de 6. Mais la taille est bien plus grande que celle de Hipay, ce qui permet des économies d’échelle ; et la croissance est époustouflante : CA multiplié par 8 en 4 ans, soit +70 %/an.

Nexi et Sia viennent d’annoncer qu’ils vont fusionner (cf article sur Boursier.com) mais je n’ai pas le détail de la transaction.

Difficile de faire une moyenne de tout ça. Les ratios de Hipay ne méritent certainement pas d’égaler ceux de Adyen. Hipay est moins gros mais croît plus vite que Worldpay, je serais donc tenté de leur appliquer les mêmes ratios. Avec l’EV/EBITDA = 20, et un EBITDA = 4 M€, on trouve P = 14 €/action Hipay. L’EV/CA = 10 avec un CA = 50 M€, donne P = 100 €/action. En étant prudent, en prenant les ratios de Ingenico, on trouve respectivement P = 10 et  28 €/action.

Normalisation de l’EBITDA et du FCF

Sur le premier semestre 2020, j’ai relevé des ajustements ou éléments exceptionnels à considérer :

  1. 371 k€ de loyers.
  2. 800 k€ de charges sociales reportées.
  3. 750 k€ de chômage partiel COVID.
  4. 600 k€ de dépenses supplémentaires pour renforcer le contrôle interne.

Avec les normes IFRS16, les loyers apparaissent au tableau de flux de trésorerie (TFT) dans le chapitre financier. Or, à mon sens, il s’agit de flux d’exploitation, je les réintègre donc à la CAF. Le point 2 est exceptionnel, il faudrait donc le supprimer. Il n’y pas d’impact sur l’EBITDA, que je considère au sens usuel (mais il a un impact sur l’EBE = EBITDA + provisions sur actifs circulants). Il y a un effet sur le FCF, mais au niveau de la variation du BFR dans le TFT. Dans mon cas, je détermine un FCF hors BFR ; il n’est donc pas impacté. Le troisième point prête à discussion. Est-ce que les 750 k€ de chômage partiel décaissés en moins par Hipay par rapport à un semestre normal doivent être soustrait à l’EBITDA et à la CAF ? Pas sûr. On doit aussi considérer que ce travail non effectué a donné lieu à une perte de CA (mais pas forcément au même instant…) et d’acquisition d’immobilisations. Et la situation du COVID a engendré des surcoûts exceptionnels.  Le point 4 peut être soumis au même type de discussion, à ceci près qu’il s’agit d’une dépense. Est-elle exceptionnelle ? Peut-être. Sans connaissance supplémentaire, je vais donc considérer que les 750 k€ compensent les 600 k€ et/ou les divers surcoûts exceptionnels liés au COVID. On obtient donc :

      • EBITDA normalisé = EBITDA = 2,3 M€
      • CAF normalisée = 1016 k€ (CAF) – 371 k€ (loyers) = 0,6 M€
      • FCF normalisé = 0,6 M€ (CAF normalisée) – 1,7 M€ (capex) = -1,1 M€.

Reprenons maintenant, la projection effectuée plus haut, à partir des années 2018 et 2019, mais en l’effectuant sur le FCF. On trouve :

Le FCF du premier semestre 2020 étant de -1,1 M€, la projection 2020 pourrait bien être dépassée. Plutôt que de partir de 2018 et 2019, on pourrait partir de 2019 et du FCF 2020-S1 annualisé (-2,2 M€), pour projeter plus loin. Je trouve alors un FCF = +2 M€ en 2021 et +7 M€ en 2022 (avant impôts)…

Conclusion

Pour moi, ce semestre indique nettement la poursuite de la trajectoire vers la rentabilité. Nous sommes même quasiment arrivés au point d’équilibre : le FCF est passé de -5,3 M€ sur l’année 2019 à -1,1 M€ sur le premier semestre 2020. Si le CA continue à croitre, on pourrait avoir une belle rentabilité.

C’est d’autant plus intriguant que le cours de bourse, même s’il a rebondi depuis ses plus bas, reste déprimé :

Un catalyseur fort est que le secteur des paiements est en pleine phase de “consolidation” c’est-à-dire de fusions-acquisitions. La probabilité d’OPA est donc plus grande que dans d’autres secteurs. D’autant que les banques traditionnelles ne veulent pas voir le train passer et regardent avec envie les fintechs.

Un détail qui n’en est peut-être pas un. En avril-mai 2020, la société de gestion Moneta, bien connue des investisseurs small et value, a déclaré avoir franchi en hausse et, trois semaines plus tard, en baisse, le seuil de 5 % du capital. Cela fait une petite proportion de l’encours de Moneta, mais si Romain Burnand, un spécialiste des banques, a investi dans cette entreprise, c’est probablement qu’il pense qu’elle ne court  pas vers la faillite.

L’essentiel de cet article a été rédigé au cours des derniers jours de septembre. Depuis, le marché semble s’être rendu compte du retour possible à la rentabilité et le cours de bourse a continué sa remontée. Il reste selon moi, du chemin à parcourir, et les astres semblent aujourd’hui alignés, entre une embellie des perspectives, et un cours de bourse loin de ses plus hauts (à une époque où les résultats étaient moins bons).

JL – 7 octobre 2020.

AMF. J’ai une grosse position sur Hipay. Afin de ne pas trop dépasser 15-20 % du portefeuille, je m’allégerai si la hausse se poursuit.

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BD Multimedia, retour en grâce

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BD Multimedia (ALBDM, ou BDM) est une fintech dans le domaine du paiement. C’est une nano-cap peu liquide cotée sur Alternext. Elle a été fondée en 1986 par Daniel Dorra qui en est le PDG. Jim, le fils, s’occupe du micro paiement.

Au printemps 2019, l’action cotait 1 € et un ami m’a alerté : les comptes 2018 commençaient à montrer un redressement notable et le prix semblait très faible. Mais nous n’avons pas donné suite. Ces derniers jours nous avons tenté de comprendre pourquoi. Nous étions focalisés sur TXCOM, pour laquelle je dégageais le maximum de liquidités ; BDM venait juste de revenir à des comptes dans le vert, nous n’avions pas encore d’indication que cela pouvait continuer.

En novembre 2019, les comptes du premier semestre ont établi un quasi doublement du CA et un triplement des différents résultats. La filiale Payment.net semble vraiment décoller. Le cours est passé à 2,5 € en quelques jours. Avec ces quelques jours de retard, nous avons analysé les comptes et nous sommes convaincus que l’action est bradée. Voyons cela.Continuer la lecture →

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Akwel, équipementier auto en croissance

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C’est le genre d’action sur lequel je m’aventure peu souvent. Une capitalisation de 450 M€, c’est déjà gros pour moi. Mais pourquoi pas, après tout. Si je peux avoir une action liquide, ce n’est pas de refus.

Akwel (ex MGI-Coutier) est une entreprise familiale (famille Coutier) qui a beaucoup cru ces dernières années. C’est un équipementier automobile diversifié (plastique, caoutchouc, métal) et doté d’une large expertise. Après une excellente année 2016, la société a connu une période de vaches maigres, avec des problématiques de prix sur les matières premières, de gros besoins d’investissement, etc. Elle a très bien résisté aux soubresauts encaissés par l’industrie automobile depuis fin 2018, et semble maintenant revenue à une période de croissance de profit et de FCF positifs. Le management anticipe une augmentation du CA (+4 %/+6 %) et des marges (ROC ⩾ 8 %). Par ailleurs, la société dispose d’un service de R&D performant qui pourrait lui permettre de gagner de belles parts de marché.Continuer la lecture →

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DNXcorp, mégot de cigare type

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Le mégot de cigare a été un des types d’action acheté par Warren Buffett. Il s’agit d’une société peu sexy, peu rentable, parfois en déclin, allant même jusqu’à être au bord de la faillite, mais qui recèle encore assez de richesse à extraire, une richesse supérieure à son cours de bourse. DNXCorp est le type même de mégot de cigare (encore que pour le “peu sexy” on puisse jouer sur les mots) : engagée dans un déclin qui semble inexorable, mais avec une valeur d’au moins deux fois son cours de bourse. Un cours qui d’ailleurs n’en finit plus de baisser. DNXCorp est dans le business de “la rencontre, du divertissement et du e-commerce”.

▣ Bilan et capitalisation

Au bilan de fin 2018 :Continuer la lecture →

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TXCOM, impression thermique et boulangerie

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Certaines analyses me mettent dans un grand état d’excitation. Parfois, j’ai le sentiment d’avoir sous les yeux la pépite. Celle dont le prix semble être très inférieur à la valeur et, surtout, avec une certitude quasi absolue. Ce sentiment, je ne l’ai eu que quelques fois : avec Cofidur en 2013, puis Powerfilm en 2014, et enfin Gaumont en 2017. Aujourd’hui, TXCOM me permet de retrouver cette excitation. Le titre décote sur le patrimoine, mais en plus la société gagne assez d’argent pour que je puisse attendre une revalorisation tout en m’enrichissant en même temps.

Présentation

Cette société est spécialisée dans 5 domaines :Continuer la lecture →

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Cofidur IV : L’Héritage

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C’est en 2013 qu’avec Boris nous avons découvert Cofidur. Dans l’article Cofidur, l’action parfaite ?, j’expliquais en quoi cette société semblait être une très bonne affaire boursière, à l’époque à un PRU de 193 € (prix retraité du regroupement d’actions 1 pour 200). Quelques mois plus tard, le prix a atteint 560 € puis est rapidement retombé autour de 400 €. Attendant au moins 600 €, je ne m’étais pas allégé ; ce fut une de mes nombreuses erreurs boursières. Une année après, suite à des résultats mi-figue mi-raisin, j’écrivais Cofidur II, l’action presque parfaite ?

Que s’est-il passé depuis, ou en sommes-nous ? Faisons un bilan des dernières années, puis tentons une valorisation.Continuer la lecture →

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Batla minerals, des diamants bon marché

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Nous voilà revenus dans le deep value : une société avec un business qui fait peur mais un trésor très faiblement valorisé en bourse.

Batla minerals S.A. est une société française d’investissement spécialisée dans la détention de titres miniers. Elle est cotée sur Euronext Access Paris (ex-Marché Libre) depuis mai 2007, au double fixing de 11 h 30 et 16 h 30. Batla concentre son activité sur l’Afrique australe où ses activités sont réparties en 3 branches principales :

  • minéraux précieux : le diamant,
  • ressources énergétiques : l’uranium,
  • métaux communs et de transition : tungstène, molybdène, et terres rares.

Bien que basée non loin de Montpellier, ses principaux dirigeants semblent être d’origine hollandaise. Son principal actionnaire est d’ailleurs hollandais :Continuer la lecture →

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IDS, la géographie rentable

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La société dont je veux vous parler aujourd’hui est IDS (Institut de Développement Social). Elle est spécialisée dans l’acquisition, la production et le traitement de l’information géographique. Elle est organisée autour de 3 pôles :

  • Études : assistance à implantations ou déplacements de canalisations.
  • Géodétection : localisation et cartographie de réseaux enterrés.
  • Expertise cartographique : analyse, production, contrôle et optimisation des données cartographiques.

Elle compte actuellement 67 employés.

Après des problèmes de capitalisation dans les années 2000, cette société a été redressée, a connu quelques années de rentabilité honorable, puis une année 2017 à vide, suite à quoi le cours est passé de 0,8 € à environ 0,5 €.Continuer la lecture →

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Gevelot II, une montagne de cash

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Pas la peine de présenter Gevelot, entreprise connue de tous les investisseurs value. Rappelons juste qu’il s’agit d’une société de mécanique dont l’activité concerne plus précisément la fabrication de pompes (pour le transfert de divers fluides), via son unique filiale PCM. Les autres activités ont été vendues à bon prix, ce qui fait que le groupe est maintenant assis sur une montagne de cash.

J’ai eu connaissance de Gevelot en 2012 grâce aux Daubasses qui l’avaient analysé et acheté en 2010 à 19 €. Si l’on veut se remémorer quelques caractéristiques de la société, on pourra relire leur article. M’armant d’un peu de patience, j’avais acheté des actions fin 2012 et début 2013 à 45 €, un prix déjà bradé, pour les revendre 140 € en 2016. Aujourd’hui, à 190 €, le prix est 10 x fois plus élevé qu’en 2010, mais c’est toujours peu cher. Voyons cela.Continuer la lecture →

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Le début des soldes

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Vous l’avez remarqué, les small caps subissent des baisses importantes et quasi généralisées. Ainsi, beaucoup d’alertes à la baisse se déclenchent, qui font autant d’opportunités d’achat. Mais, en ce moment, je n’ai guère le temps de travailler à une analyse et donc de publier un article. D’autant que je n’ai aucun cash en portefeuille, ce qui n’augmente pas la motivation.

J’ai donc décidé de vous livrer telle quelle ma liste d’idées à analyser qui pourraient être (de nouveau) intéressantes. Dans un ordre aléatoire, et avec les déclarations de positions pour être en règle avec l’AMF :Continuer la lecture →

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Biosynex, petit parfum de conflit d’intérêts

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Il y a deux semaines (le 7 juillet), notre journal préféré à tous, Investir, a choisi comme Valeur à découvrir de la semaine, la société Biosynex. Il s’agit d’une biotech dans le domaine des tests de diagnostic médical rapide : test de prédiction d’accouchement imminent, test d’intolérance au gluten, lecteur automatisé de tests, etc. Si vous avez manqué la nouvelle, Biosynex vient de sortir l’auto-test du HIV, peut-être une petite révolution pour les usagers. Or, il se trouve que j’avais regardé cette société la semaine précédente, parce que le PDG venait de racheter 0,5 % du capital (300 k€). Je me suis donc dit que c’était l’occasion d’en parler. Je commence par vous copier l’article d’Investir puis je donne quelques éléments que j’avais notés.Continuer la lecture →

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Media 6, de la croissance pas très chère

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Une fois n’est pas coutume, présentons une société en croissance. Media 6 est une société spécialisée dans le marketing et le mobilier de lieux de vente. La photo de l’article montre l’aménagement de la Brasserie du train bleu. Plus précisément, le chiffre d’affaire par activité se répartit ainsi :
– fabrication de supports de communication et de mobilier commercial (84,6 %) : vitrines, présentoirs, terminaux, stands, corners et meubles fabriqués en carton, en bois, en plastique et en métal,
– prestations de services (15,4 %) : réalisation de campagnes publicitaires sur les lieux de vente, mise en scène attractive des produits, animation des points de vente, agencement de mobilier commercial, etc.Continuer la lecture →

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U10, nouveau suivi d’initié

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U10 (ticker UDIS) est un créateur, fournisseur et logisticien dans l’univers de l’équipement de la maison : décoration textile, accessoires de la maison, accessoires de mode basé à Lyon. Leurs clients sont des distributeurs, pour lesquels ils conçoivent, fabriquent et transportent des lignes de produits tendance, “au juste prix”, dont le but est de “démocratiser le haut de gamme” .

Le PDG et principal actionnaire, Thierry Lievre, détient, au 14 novembre 2017, 68 % du capital (11 727 092), par l’intermédiaire des  sociétés Financière des Docks et TLK qu’il contrôle.Continuer la lecture →

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Ymagis, pour finir le tour du cinéma

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La présentation officielle nous indique que Ymagis Groupe est spécialisé dans les technologies numériques pour l’industrie du cinéma. Le groupe offre des solutions, dans ce qui concerne le numérique, aux exploitants cinématographiques, aux distributeurs de films et d’évènements live, aux producteurs, aux ayants droit, aux régies publicitaires spécialisées, aux diffuseurs, aux éditeurs vidéo et aux plateformes VOD/SVOD. Le groupe est présent dans 23 pays. Le CA par activité se répartit comme suit :

  • Virtual Print Free (VPF) (39 % ; Ymagis) : solutions de financement ;
  • Exhibitor Services (34 % ; CinemaNext) : activités de services aux exploitants cinématographiques (vente et installation d’équipements, développement de solutions logicielles, prestations de support technique/NOC et de conseil) ;
  • Content Services (27 % ; Eclair) : activités de services de contenus (post-production, acheminement cinémas, distribution numérique, multilingue et accessibilité, restauration et préservation).

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Technicolor, dans le creux de la vague ?

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Je ne sais plus très bien comment j’ai découvert Technicolor. Peut-être lors de mes recherches sur Xilam et Gaumont (ou peut-être même sur Prodware). Technicolor est en effet une société dans le secteur du cinéma au sens large, qui possède plusieurs activités technologiques différentes (brevets sur le son et l’image, effets spéciaux, animation, postproduction, traitements de films, fabrication de DVD et Blu-ray). TCH était revenu à mes oreilles en novembre 2016, sur la bande FM, pas le biais de Emeric Préaubert, gérant fondateur de la société Sycomore AM. Puis j’ai été intrigué par les gros free cash flows (FCF) dégagés les années précédentes, mais aussi par la présence de ce titre dans le fonds MME de Moneta AM (rapport de juin 2017). Enfin, en septembre 2017, je l’ai vu chez Pleaide AM, dans leur fonds PAM select. Pour terminer l’inventaire, signalons aussi les articles du journal Investir des 4 mars et 19 août 2017.Continuer la lecture →

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