Les vacances de Pâques (et le long congé boursier qui va avec) sont une bonne occasion de revoir les châteaux de la Loire. Les visites guidées nous remettent en tête l’histoire de France, illustrée ici par La mort de Léonard de Vinci, peinte en 1818 par Ingres. Même s’il est acquis que cette scène, de François Ier (1494-1547) assistant aux derniers soupirs du savant, n’a jamais existé en réalité, elle nous rappelle la proximité entre les deux illustres personnages. En 2014, j’avais eu la chance d’admirer ce tableau prêté au musée des beaux-arts de Lyon dans le cadre de l’exposition L’invention du Passé. Une visite au Clos Lucé, dernière demeure de Léonard de Vinci (1542-1519), m’a fait ressortir cette peinture de mes fichiers d’oeuvres préférées.
Reporting janvier-février 2017
En ce début d’année 2017, la diminution du nombre de lignes du portefeuille est toujours en cours. La performance globale du portefeuille est de +5,10 % depuis le 1er janvier.
▣ Mouvements de portefeuille et nouvelles des sociétés
- Genworth. Nouvel achat d’options (voir reporting de décembre 2016 pour le début de l’histoire), cette fois d’échéance janvier 2019 et de strike 4 $, au prix de 0,75. Rappelons que l’OPA est proposée à 5,43 $. Si elle a bien lieu c’est donc un +80 % qui nous attend.
- Quadrige C. Ce fonds commun axé sur les PME françaises innovantes fermait ses souscriptions le 10 février 2017. Certes, il n’y a pas beaucoup de recul, mais sa performance est pour l’instant époustouflante : +130 % de juillet 2013 à décembre 2016 soit +27 % annualisés. Étant donné que c’est aussi ma performance sur PEA, j’en ai pris une part significative de mon portefeuille (5 %). Cela me fera toujours ça de moins à gérer et fera office de diversification. Je regrette de n’avoir pas pensé à remettre en service ma newsletter pour informer les abonnés de cette fermeture de fonds, cela s’est fait trop rapidement.
- Une daubasse britannique en investissement immobilier est en cours de liquidation volontaire et rembourse petit à petit les actionnaires sous la forme d’un rachat obligatoire. Lors du dernier gros remboursement (40 % des actions), le cours de bourse était 10 % sous le cash retourné (= à la NAV). J’ai donc doublé ma position, histoire de gagner 10 % en quelques jours.
- Ymagis. Pas mal de FCF pour cette boite, même si une partie des opérations s’arrêtera dans quelques années du fait de la réglementation. Mon analyse du titre est assez sommaire. Petit achat pour 2 % du portefeuille.
- Xilam. La fièvre sur Xilam s’est poursuivie au début de l’année jusqu’à plus de 14 €. Ayant déterminé une valeur de renouvellement à 15, € j’ai décidé de garder au moins jusque-là. En vue de l’objectif, je procède à un tout petit allègement psychologique (1/8e de la position) quasiment au plus haut : 14,20 €. L’idée est de ne pas regretter, et de pouvoir renforcer, en cas de forte baisse. Le CA 2016 a ensuite été publié et est très bon, de même que les perspectives. J’ai décidé de racheter mon 1/8e vendu, au prix de 12,3 €. Au niveau du blog, je trouve amusant que la page Xilam ne soit pas autant vue qu’on pourrait le penser après un x 7 en un an. Celle de Prodware est beaucoup plus vue. Je ne sais pas pourquoi…
- ETAM. Allègement à 28 € puis 32 €. Je ferai le bilan quand j’aurai tout vendu… Disons déjà que j’habite devant deux magasins ETAM à l’hyper-centre d’une grande ville et il n’y a vraiment pas grand monde à l’intérieur, souvent plus de salariés que de visiteurs.
- Une daubasse d’Asie du sud-est cotée à NY, vendue. Je voulais acheter DEST. MV = – 10 % en 3,5 ans.
- Destination maternity corp (DEST). Achat pour environ 5 % du portefeuille au prix de 5,28 $. Cela revient à acheter Orchestra Premaman (KAZI) à 9,73 € lorsque la fusion aura eu lieu (voir reporting de décembre 2016). Quand elle sera réalisée, il suffira de vendre les titres DEST (certificats cotés aux US) sur mon CTO et d’acheter les actions KAZI sur mon PEA.
- Signaux Girod. Vente. La position, achetée au début du portefeuille, était devenue totalement négligeable. Je préfère avoir moins de lignes. PV = +10 % en 4,5 ans.
- Daubasse française active dans la production électrique à l’étranger. Idem. PV = + 20% en 4,5 ans et après un allègement à +50 % il y a quelques mois.
- SIPH. Idem. Vente à 63,99 €. MV = -1,5 % en quelques années.
- CVR Sanofi-Genzyme. Idem. Une ex position de l’IF. MV = -20 % en devises en 3 ans.
- Daubasse et aurifère canadienne. Les Daubasses l’ont vendue, estimant la valeur inférieure au cours de bourse. Sur les différents allègements, la PV a été d’environ 0 %, 100 % et 200 % en environ 2 ans.
- Toyota Caetano. Allègement à 1,24 €. J’ai fini par me dire qu’une bonne partie du cash gagné part dans les dividendes un peu trop taxés. Le but est aussi de dégager du cash pour acheter d’autres choses en vue. PV = +55 % en 3 ans sans compter les dividendes. Je n’exclus pas de revenir s’il y a moyen de faire des aller-retours sur cette action.
- Global Energy Devlopment a acheté deux sociétés de bateaux pour l’industrie pétrolière… et change de nom pour devenir Nautilus Marine Services PLC. Suite à cette annonce, le cours de bourse a coulé. J’attends impatiemment le prochain rapport pour pouvoir analyser le bilan suite à cette nouvelle situation.
- Thalassa a encore racheté des actions propres. Le cours de bourse a bien progressé, passant de 40 à 65 p.
- Gaumont. Elle était en tête de ma watchlist depuis un certain temps, et avec Franck, nous avions prévu d’en écrire une analyse bientôt. Patatras, Gaumont va vendre à Pathé cinémas la participation qu’elle avait dans cette entreprise et va en profiter pour lancer une OPRA sur ses actions au prix unitaire de 75 €, soit une prime de 30 % par rapport au dernier cours coté. J’ai manqué l’affaire à quelques mois près.
Les obligations ; leurs caractéristiques principales
Cet article a pour but d’expliquer les caractéristiques principales des obligations (d’entreprises ou d’État). Ceci afin, 1. de pouvoir investir sur ces valeurs, 2. de pouvoir comprendre le monde qui nous entoure, par exemple l’article du Canard Enchainé reproduit à la fin.
Caractéristiques des obligations
Une obligation est, selon Wikipédia, une « valeur mobilière qui constitue une créance sur son émetteur, elle est donc représentative d’une dette financière à moyen, long terme ».
Une obligation a un certain nombre de caractéristiques qui vont nous intéresser :
- Le prix de remboursement à l’échéance, nous le noterons
,
- Le prix de l’obligation
sur le marché à un instant,
- Le nombre d’années
jusqu’à la date d’échéance (ou maturité),
- Le coupon
,
- Le rendement à échéance
(« taux »).
En Bourse investissez dans la valeur !
En voyant un nouvel ouvrage en français sur l’investissement dans la valeur dans les rayonnages de mon libraire préféré, je me suis précipité vers les caisses avec le livre en question.
D’après la présentation de Valor Editions, l’auteur, né en 1940, est diplômé de HEC, puis a commencé sa carrière à la Société Générale à Paris en 1962 et a été nommé au bureau de la banque à New York en 1968. Deux ans plus tard, il est analyste pour le Sogen International Fund. En 1979, il est nommé au poste de gérant de portefeuille pour le fonds qui deviendra plus tard le First Eagle Global Fund. Il dirige ensuite le First Eagle Overseas et le First Eagle Gold Fund. Il est reconnu pour ses performances exceptionnelles à la tête de ces fonds.
Si Jean-Marie Eveillard a peut-être eu d’exceptionnelles performances en tant que gestionnaire, cela ne lui donne malheureusement pas le talent de conteur de Peter Lynch. On a pourtant l’impression que ce livre parle bien d’investissement, et même d’investissement dans la valeur. Il nous en donne quelques recettes habituelles. Mais la plupart du temps il se perd dans des détails sans importance. Souvent l’auteur nous raconte sa vie. Plutôt que nous parler d’investissement il nous parle de compagnons ou d’investisseurs que nous ne connaissons pas et ne connaîtrons jamais.Continuer la lecture →
Prismaflex, retour en croissance ?
Après une incursion dans une activité amusante, avec Xilam, je reviens aujourd’hui dans un secteur pas vraiment glamour. Des gros panneaux de 4×3 m comme cadre de vie, hum hum. Par contre le potentiel boursier de cette société me semble possiblement important.
Présentation
Prismaflex International (ALPRI) est un groupe français proposant des supports d’affichage de tout type : panneaux urbains à affiches, panneaux lumineux, abri-bus, colonnes urbaines, panneaux d’intérieur posés ou suspendus… C’est donc à la fois un fabricant de panneaux publicitaires et un imprimeur numérique grand format. Ces deux activités représentent chacune près de la moitié du chiffre d’affaires. Présent commercialement dans plus de 120 pays, le groupe est implanté industriellement en France, Espagne, Royaume-Uni, Suède, Allemagne, Canada, USA et Afrique du Sud.
Reporting décembre 2016
C’est peut-être parce qu’en ce début 2017 nous nous languissons de l’arrivée de la neige, que j’ai choisi ce tableau de Pierre Brueghel l’Ancien, Les Chasseurs dans la neige, peint en 1565. Cette oeuvre est représentative de la renaissance flamande et iconique des paysages sous la neige. Du point de vue historique, elle illustre une conséquence du petit âge glaciaire, épisode de grand froid en Europe qui dura 6 siècles, et qui aux Pays-Bas fut particulièrement intense durant l’hiver 1565. Chaque époque a ses questionnements, et Brueghel ne se doutait pas des problèmes qu’allait générer le futur réchauffement anthropique.
Pour 2016, coté bourse, commençons par les nouvelles du mois avant les réflexions annuelles.Continuer la lecture →
The big short, le livre
Vous connaissez quelqu’un que le monde de la finance passionne (au minimum vous). Alors pour Noël offrez-lui le DVD du film, ou le livre, The big short. Le film, j’en ai déjà parlé. Il raconte comment plusieurs gérants de hedge funds ont su prévoir la crise des subprimes et parier dessus. Que vaut le livre ?
Le film est une version courte du livre, qui fait 376 pages : on retrouvera dans le livre tout ce qu’on a vu dans le film, mais on y trouvera aussi plus de détails. Michael Lewis a une écriture plutôt agréable et s’est beaucoup documenté. Il n’est guère étonnant que quelqu’un ait voulu en faire un film.
Bref, ce livre sur la crise des subprimes m’a intéressé quasiment autant que le film.
Michael Lewis avait déjà écrit un livre, sur son expérience dans la banque, qui avait eu un certain succès. Il écrit à propos de cet ouvrage (p. 17), cette confidence qui m’a touché :Continuer la lecture →
Reporting octobre-novembre 2016
Pour une fois l’oeuvre du mois est architecturale. J’ai été séduit par la photo de la salle ovale de la BNF-site Richelieu. Voici un but de visite lors d’un prochain passage à Paris. On peut aussi faire un don pour la rénovation du site.
Du côté des marchés, l’observation du mois a été (une fois de plus) l’aspect moutonnier des acteurs de marché. D’après les analystes : 1. Jusqu’au jour de l’élection, Trump ne devait pas être élu 2. Son élection serait une catastrophe. Le lendemain, et les semaines qui ont suivi, alors que les marchés montaient, tous les analystes se sont succédé pour nous expliquer pourquoi l’élection de Trump était une bonne nouvelle pour le business et donc les marchés. CQFD.Continuer la lecture →
Buffett et Cie
Buffett, Buffett, et encore Buffett ! Pierre-Luc Poulin a recensé 50 livres « écrits sur Buffett » ((En fait, il n’a visiblement comptabilisé que les livres écrits en anglais.)). Et il en ajoute un. Est-ce utile ? Oui, pour quelqu’un comme moi qui ne prends guère plaisir à lire l’anglais.
Comme il l’écrit en quatrième de couverture, « ce livre n’est en rien une biographie, il s’attarde plutôt sur des concepts propres à Buffett que chaque investisseur, petit ou grand, peut comprendre et mettre en application pour mieux investir. »
Je me suis toujours demandé si quelqu’un avait déjà vérifié que le cas Buffett n’était pas juste le résultat de la loi des grands nombres, un représentant de la « queue de la gaussienne ». Avec tous les investisseurs dans le monde, il n’est peut-être pas si improbable que quelques-uns gagnent beaucoup, sans pour autant que ce soit dû à un talent exceptionnel. Continuer la lecture →
Prodware : achat d’initié
Vous savez que j’affectionne particulièrement la stratégie deep value, qui consiste à acheter une société pour ses actifs bradés. Pourtant, au gré des opportunités, je sors parfois de ce processus ; d’autres stratégies ont fait leurs preuves. C’est ainsi que j’ai acheté LNC à 12 € début 2015, puis renforcé à 18 € début 2016. Quelles étaient les arguments ? Les conseils de deux copains, et surtout le constat que les dirigeants/actionnaires principaux achetaient continûment les actions depuis plusieurs années, continuant encore à 18 €, puis à 27 €. C’est la raison pour laquelle j’ai gardé toutes mes actions jusqu’à récemment. Ce que tout le monde attendait depuis longtemps est finalement arrivé cette semaine. Les actionnaires de référence proposent une OPAS (offre publique d’achat simplifiée) à 35 € c’est-à-dire qu’ils vont racheter leurs actions aux actionnaires qui le souhaitent. La prime est d’environ 20 % sur les derniers cours de bourse. Étant donné les derniers résultats et les prévisions, le prix ne semble pas cher. Mais ce n’est pas la question ici. Le point que je voulais mettre en avant est la stratégie « achat d’initié » qui consiste à considérer comme un critère positif, parfois essentiel, le fait que les initiés achètent les actions de la société. Pour les nouveaux arrivés en bourse, sachez que « initié » n’est pas un gros mot : il s’agit des administrateurs, dirigeants, cadres ou toute personne qui a accès à des informations privilégiées sur l’entreprise.
▣ La stratégie « achat d’initié »
Le livret A rapporte 3 %
Voici un nouvel article de la série « revue de presse », extrait du Canard Enchaîné du 21/09/16.
La mesure gouvernementale dont il est question est entrée en vigueur cette semaine, c’était donc le moment d’en parler. Il s’agit de tenir compte du patrimoine dans les critères d’attribution des APL (aides au logement). Avec un principe assez surprenant : les économies sur livret d’épargne sont comptabilisées comme si elles rapportaient 3 % par an. Alors que le taux du livret A est actuellement de 0,75 %. Ils sont forts, quand même.
Reporting septembre 2016
Avez-vous remarqué que c’était la saint Jérôme cette semaine ? Pour l’occasion, voici une illustration de Saint Jérôme (347-420 ap. J.C.), considéré par les catholiques comme un des Pères de l’église et peint par Georges de la Tour (1593-1652), maître du clair-obscur. On dit, mais les historiens ne sont pas tous d’accord sur ce point, qu’il a voulu ici représenter Saint Jérôme déchiffrant un rapport annuel de Xilam.
Ce mois-ci a été beaucoup moins ennuyeux que les précédents, il y a eu des nouvelles et des mouvements de portefeuille intéressants.
J’aimerais tout d’abord revenir sur les opérations réalisées en décembre-février dernier sur les compagnies pétrolières Chesapeake Energy (CHK) et Vanguard Natural Resources (VNR). Après avoir acheté des obligations CHK au prix de 60 et VNR à 53 en décembre, j’ai acheté en février quelques options call VNR et tenté d’en acheter des CHK mais n’ai pas été servi. Que s’est-il passé ensuite ? Les obligations ont chuté vers 15 et 10 respectivement ! Je n’en ai pas racheté car j’ai estimé que cela aurait représenté une part trop importante de mon portefeuille, et aussi par manque de liquidité. Puis CHK a restructuré sa dette, j’y ai participé en échangeant volontairement chacune de mes obligations contre 0,6 nouvelle obligation échéance 2022 et plus sécurisée. Après la remontée du pétrole, et des obligations, je les ai vendues ce mois avec des PV totales de 30 et 15 % environ, (cf. ci-dessous). Pour ces opérations, je tiens à remercier Boris et Reinanto54 pour l’idée de départ et Jef56 qui m’a été essentiel pour vendre les obligations. Que faut-il conclure de tout ça, qu’y a-t’il eu comme erreurs, malchances et réussite ? Tentons une liste :Continuer la lecture →
Éviter la faillite des assurances-vie ?
Le Canard Enchaîné a publié, ces derniers temps, quelques articles économico-financiers qui m’ont interpellé. Comme ils peuvent avoir, de surcroît, un intérêt pédagogique, j’ai eu envie de vous en présenter quelques-uns. Voici le premier, extrait du Canard Enchaîné du 14 septembre 2016.
On y apprend qu’en cas de crise, les détenteurs d’assurance-vie pourraient être empêchés de mouvement sur ces supports. La durée maximale d’une telle mesure n’est pas indiquée : si c’est l’affaire de quelques jours, rien de problématique, mais une crise obligataire peut durer bien plus longtemps. Les détenteurs d’assurance-vie pourraient-ils être coincés plusieurs années ? Mystère…
Quoiqu’il en soit la question de la sortie des taux bas est bien réelle. On peut facilement imaginer une crise obligataire, moins bien comment en sortir.
Bonne lecture.
Psychologie de l’épargnant
50 petites expériences en psychologie de l’épargnant et de l’investisseur, pour mieux réussir tous vos placements, par Mickaël Mangot.
L’auteur de ce livre de 200 pages est docteur en économie, spécialité finance comportementale et psychologie des marchés financiers. Il est enseignant à l’ESSEC et consultant en finance comportementale. Il est donc très bien placé pour écrire cet ouvrage.
Il décrit, un par un, 57 traits psychologiques des investisseurs dont la plupart sont des biais comportementaux. Mickaël Mangot connaît bien les recherches dans ce domaine : chaque description s’appuie sur une expérience scientifique réalisée par des économistes.
L’intérêt du livre est de passer en revue beaucoup de biais, mais aussi d’être écrit simplement tout en s’appuyant sur l’économie expérimentale. L’ouvrage est ainsi destiné à tous.
Petit bémol, l’écriture n’est pas très légère ni drôle. Les titres de rubriques eux le sont pourtant. Bien qu’il soit intéressant, je ne me suis donc pas spécialement régalé en lisant ce livre, et plutôt que tout lire j’ai préféré picorer dans les rubriques qui m’intriguaient le plus.
Comme la rubrique 51, « pourquoi faut-il demander un prix exorbitant quand on vend sa maison ? ». Question que je me suis souvent posée… J’ai aussi reconnu pas mal de mes biais. Comme le 28, « pourquoi ne rachetez-vous jamais les titres sur lesquels vous avez perdu de l’argent ? ». Plus jamais de Crédit Agricole pour moi ! 🙂
Dunod, 2007.
Prix : 18,5 euros à l’origine, mais l’ouvrage est épuisé, il vous faudra le trouver d’occasion.
Sommaire détaillé
Avant-proposContinuer la lecture →
Reporting juillet-août 2016
On a tous en tête les histoires d’artistes pauvres et peu connus de leur vivant, puis célébrés et faisant la fortune des propriétaires de leurs oeuvres après la mort. Par essence, on connaît moins l’histoire inverse, dont Albert Besnard (1849-1934) est un représentant. Hyper connu à son époque, il eut tous les honneurs : prix de Rome, membre de l’Académie des Beaux-Arts et de l’Académie française, directeur de la Villa Médicis, directeur de l’Ecole des Beaux-Arts, et Grand-Croix de la Légion d’Honneur. Il fut même le premier peintre auquel le gouvernement de la République fit l’honneur de funérailles nationales. On a ici un portrait, dont l’expression est saisissante, de son ami Francis Magnard (1837-1894), alors rédacteur en chef du Figaro (on aperçoit au fond, quelqu’un emportant un paquet de journaux). A noter que la veuve de Magnard fit refaire le fond à droite en rouge, afin de donner plus de puissance au portrait, et que cela rendit Besnard furieux. La tableau a été restauré et le rouge enlevé pour l’exposition Besnard qui se déroule actuellement au palais Lumière d’Évian et qui sera transportée à Paris pour y être visible au Petit Palais à partir du 25 octobre.
▣ Mouvements de portefeuille et nouvelles des sociétésContinuer la lecture →