On a tous en tête les histoires d’artistes pauvres et peu connus de leur vivant, puis célébrés et faisant la fortune des propriétaires de leurs oeuvres après la mort. Par essence, on connaît moins l’histoire inverse, dont Albert Besnard (1849-1934) est un représentant. Hyper connu à son époque, il eut tous les honneurs : prix de Rome, membre de l’Académie des Beaux-Arts et de l’Académie française, directeur de la Villa Médicis, directeur de l’Ecole des Beaux-Arts, et Grand-Croix de la Légion d’Honneur. Il fut même le premier peintre auquel le gouvernement de la République fit l’honneur de funérailles nationales. On a ici un portrait, dont l’expression est saisissante, de son ami Francis Magnard (1837-1894), alors rédacteur en chef du Figaro (on aperçoit au fond, quelqu’un emportant un paquet de journaux). A noter que la veuve de Magnard fit refaire le fond à droite en rouge, afin de donner plus de puissance au portrait, et que cela rendit Besnard furieux. La tableau a été restauré et le rouge enlevé pour l’exposition Besnard qui se déroule actuellement au palais Lumière d’Évian et qui sera transportée à Paris pour y être visible au Petit Palais à partir du 25 octobre.
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